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En Algérie une supercherie de justice manie la brosse à reluire les godasses.



La même ruralité obscurantiste pour la junte des généraux ayant le robinet de la manne énergétique.


dimanche 29 septembre 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. D’abord le débarquement à Alger de Rachid Nekkaz en 2014, avec la révolte du collectif Barakat pour la même raison, du vote présidentiel. Ils ont soulevé, chacun à sa façon, le couvercle sur le despotisme de Bouteflika. En 2019 l’éviction du malade avait plus d’adhésions pour que la poursuite du règne de la pire voyoucratie espère encore durer.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Bien plus d’une centaine sont en prison en Algérie. Elles sont principalement accusées d’avoir manifester avec l’emblème culturel des amazyghs ou pour avoir porté atteinte au moral des troupes de l’armée. Ce qui est fallacieux en de telles punitions prononcées envers des actes réprimés pour dévalorisation du drapeau national et d’une institution.

S’il n’y a pas supercherie dans ces incriminations, qu’on associe avec la grande corruption, il faut chercher côté magistrats. Par le passé les juges algériens, souvent islamistes ayant une scarification sur le front de leurs visages, libéraient les terroristes par connivence avec les constantes de langue arabe et de convictions islamisées.

Le second fait déclencheur de la révolte paisible contre le régime et le système est le coup de téléphone de Sellal, avec Ali Hadad. Les protagonistes parlaient d’armes à feu. Jamais n’a été révélée qui était sa source révélatrice. Delà, le code de la gabegie du clan Bouteflika a été insoutenable.

- 9é CONTRIBUTION : manifester n’est plus efficace, après 7 mois d’empathie apaisée. 24 septembre 2019

Les lèche-godasses en Algérie se sont multipliés ces derniers mois. Ceux qui félicitent l’ANP de ne pas avoir persécuté les manifestants de 2019, afin de les empêcher d’exiger la liberté, nient les valeurs de cette société abreuvée aux mythes profonds de la non-violence.

Avec la débordante subtilité des jeunes, femmes et militants aguerris, l’armée a été aidé dans la destitution du véreux et gâté Bouteflika. L’institution militaire n’approuvait pas le 3ème ni le 4ème mandat, mais tant en 2009 qu’en 2014, les soutiens du despote clamaient pour Abdelkader El-Mali.

Les castes qui s’assuraient de ne pas lâcher la manne de la rente que leur servait l’unité Saïd Bouteflika, tel un robinet convertissant le pétrole en dollars, entendirent finalement dès février 2019 l’explosion : « Bouteflika Ya-L’Maroqui, pas de 5ème mandat ».

Maintenant les fantasques amours pour l’armée s’affichent avec la brosse à reluire en outil de rigueur. Auparavant les généraux du business se mettent, sans élégance « démocratiste », sur le chemin des fanatiques du FIS, avaient les colonels les tueurs du MALG à Oujda et la terreur de la SM.

Pourtant ce sont les mêmes gueules qui s’agitaient, quand les islamistes tuaient aveuglement. Ils désignaient « les généraux » en junte et les éradicateurs en ennemis du peuple, en dépit de la dévastation terroriste. Les casernes des tortures n’étaient pas de la décennie noire, mais d’avant !

- Le vote présidentiel en Algérie risque l’annulation, sinon un boycott massif. 18 septembre 2019

En 1991, Anouar Haddam empruntait l’avion réservé par la CIA, et revendiquait avec un certain Dhina Mourad, les crimes. Avec les islamistes de Sant-Egidio, feu Mehri ou Louisa Hanoun rejetaient l’arrêt d’une élection mortelle. Ils accablaient Zeroual et diabolisaient la glorieuse héritière de l’ALN.

Ces discours qui défendent Gaïd Salah indisposent encore les Algériens. Ils disent être meneurs du Hirak, parce qu’ils n’ont pas aimé le présumé 5ème mandat. Or la révolte de 2019 vient en rupture avec cette identité de traîtrise où les renégats ont la passion du faux nationalisme.

Les politologues félons qui outragent Gaïd Salah ont le moyen langagier de la paysannerie, maniant juste lé parlé des auspices des « zaouias ». Celles qui excluent les femmes, nient la modernité et alimentent l’obscurantisme corrompue.

Le vote du 12 décembre a très peu de chance de se réaliser et d’accomplir l’ancrage de la démocratie en Algérie. Sa campagne est voilée de la décomposition de la justice. Elle s’en prend aux jeunes de l’identité berbère et les démoralisateurs de l’armée, par supercherie de l’oripeau faisant briller le rangers.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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