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Analyse : pourquoi l’armée veut un président en Algérie et qui Gaïd Salah désigne par gang ?



Trahissant les militaires et sans évocation légale, les juges sévissent à couteaux tirés contre l’identité séculaire !


vendredi 6 septembre 2019
par N.E. Tatem


Les fondamentaux des crises qui jalonnent la constitution de la jeune nation s’apparentent davantage à la dialectique nécessaire, pour que ce pays réveille une identité adéquate avec les progrès de l’universalité. De profonds déséquilibres surgissent alors dans la sinuosité de ce parcours. Certains comme "la décennie noire" sont traumatisants puisqu’ils seront à jamais éviter. Renouer avec la dynamique d’érection de la passion et du romantisme révolutionnaire, rend les espoirs aux cœurs mêmes des jeunes édifiants leur propre avenir !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Il faut s’imaginer une armée, comme celle du plus vaste pays d’Afrique où les territoires sont aussi immenses que leurs mythiques Sahara et Sahels, qui est gérée sans son ministre ! Parmi les mieux équipées du Monde actuellement, l’ANP (armée Nationale Populaire) a terrassé, à l’époque sans de louables moyens et dans la solitude, mais accompagnée de son valeureux peuple, l’immonde bête du terrorisme, née chronologiquement après l’Afghanistan.

Ce besoin d’avoir au sein du gouvernement un représentant, l’armée algérienne le ressent comme désire un corps comateux une guérison. L’actuel chef d’état-major est vice-ministre, ce qui n’est pas rien en l’absence de hiérarchie plus supérieure, notamment en grade et en expérience. Il ne peut cependant pas apporter ou disposer auprès de l’exécutif de toutes les liaisons, pour opiner des actions et mener acquiescements, aux directives prononcées au nom de la collectivité nationale.

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Nous verrons plus bas qui est (la 3issaba) le gang, auquel fait souvent allusion Gaïd Salah, dans ces discours mal prononcés mais d’une redoutable cohérence, avec la promptitude des faits qui secouent actuellement l’Algérie. S’il montre son farouche attachement à une constitution qui n’a jamais été intransigeante dans sa codification, parce que la nation venant de naître, il n’y a que cette bouée pour flotter dans la houle et le chaos.

Oui la nécessité d’une élection présidentielle en Algérie est ressentie par les Algériens, y compris par l’ensemble des manifestants du Hirak. Mais de là à croire que le gouvernement Bedoui recèle la confiance pour organiser cette opération administrative, c’est perdu. Même si l’armée assure qu’elle aidera à la sincérité du suffrage, il y a un océan incommensurable de doutes disparates. Et le « Gerrymandering », concept inconnu en Algérie, pourtant c’est la pratique minime, consiste à truquer même les urnes et multiplier les voix…

D’ailleurs l’enjeu du projet de société se dispute maintenant, plus que par et lors des autres chamboulements qu’a connu le pays. Car la révolution en marche, depuis février 2019, compte approfondir l’indépendance nationale, en libérant la société de la hargne nationaliste réactionnaire qui l’empêche d’aller vers le progrès et la modernité.

Donc inéluctablement le vote est programmé dans les escarcelles des protestataires, comme un billet pour escalader une barricade et aller vers l’avenir, est une nécessité. Mais dans quel dispositif administratif ? Ce qui est significatif, il y a des générations de journalistes de terrain, des bataillons d’opposants des localités et des millions de simples citoyens qui assimilent combien la bureaucratie qui a enfanté Ouyahia et Sellal, est capable des toutes les câbales.

Mais dépassons toutes ses tares des institutions, qui sont devenues des machines à exclusion, car noyautées par l’incompétence et le népotisme. Pour tenter de négocier un débouchement radieux au mouvement qui a permis à l’armée d’alléger le système politique de Bouteflika et a mis à nu les corrompus qui squattaient les rouages. Il faut donc un président pour contrebalancer un vide…

- La crise s’aggrave en Algérie avec des interdictions d’activités associatives et partisanes... 28 août 2019

Qu’est-ce-que le gang (la "3issaba") à qui fait, très souvent, référence Mr Gaïd Salah dans ses discours ?

Ses interventions sont les seules audibles en Algérie et font de lui l’homme fort, ou bien N° 1, sur la scène officielle. Voici notre réponse :

Les anciens dirigeants dont relèvent aussi Bédoui et Bensalah ont été de simples subalternes, à l’ombre de l’ancien diplomate devenu raïs et bafouant sans vergogne la constitution. Pour rester dans le langage militaire des grades hiérarchiques, ils étaient tous dans sans-grades. Saïd Bouteflika orchestrait l’ensemble, dont Louisa Hanoun et Ghédiri, afin de neutraliser l’armée comme institution.

Laquelle n’agit et ne s’exprime que par le canal de son plus haut, ancien et en exercice, officier. Dans le contexte actuel, c’est Gaïd Salah et c’était le colonel Chadli qui a remplacé Boumediene. Ghédiri a accepté, alors qu’il est déjà en mauvais termes avec Gaïd Salah, d’arrêter la volonté de ce dernier. Particulièrement après la discorde avec LE CLAN, LE GANG, LA 3ISSABA et LA CAMORA des Bouteflika.

Ali Ghediri s’est trouvé en position naturelle, braqué contre le général ! Quant à Louisa Hanoun, elle lui demandait audience, dès janvier 2019, alors que l’idée de nettoyer Bouteflika du pouvoir est née et faisait peur à Saïd. Mais la secrétaire du PT (parti des travailleurs) faisait des conférences en disant que l’armée fait de la politique. Une duplicité qui lui vaut la prison !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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