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Réunion décisive, MNLA et autorités maliennes à Alger, le 16.07



Pour une fois, les AZAWADS se voient reconnaître leur cause


jeudi 10 juillet 2014
par Gros Emile


Les autorités maliennes se réuniront, le 16 juillet prochain à Alger, avec une délégation du MNLA et Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères. Les rebelles séparatistes touaregs du Nord malien qui luttent depuis plusieurs décennies pour l’autonomie, ont maintenant plus espoir que par le passé pour une solution finale.

Voir en ligne : Notre dossier : MNLA - AZAWADS - Mali

Il y a deux jours, c’était autre chose. Le 07 Juillet 2014 à Tarkint dans le cercle de Bourem, des biens des populations dont des téléphones et des motos appartenant à des civils ont été spoliés ainsi que des boutiques, telle est la dernière déclaration des instances rebelles des Azawads.

Le message rajoute que des commerces saccagés avant de menacer de mort toute personne qui ne se soumettrait aux ordres des milices pro-gouvernementales. Pendant 3 jours, des milices accompagnées des forces armées maliennes, les présences de troupes en mouvements ont été signalées à Adanane nakafar, dans la zone d’Anefis et ainsi que du coté de Djebock. De ces points, les positions des touaregs sont à quelques 50 Km .

Cette réunion, du 16 juillet à Alger, est la première du genre, associant toutes les parties concernées où la France tient désormais un rôle, qui reste à cerner pour l’avenir de la présence des islamo-terroristes au Sahel. Depuis les affrontements du mois de mai dans le nord-Mali, où les combattants Azawads tiennent et défendent le bastion de la ville de Kidal, et ont tué 50 soldats maliens, c’est la 1ère rencontre officielle entre acteurs en place.

La France, ancienne puissance coloniale, du Mali et de son voisin du Nord l’Algérie, avec le bloc régional de la CEDEAO d’Afrique de l’Ouest, poussent les deux parties à tenir des pourparlers sérieux. Pour une fois, ces discussions pourraient finir avec les décennies de révoltes des touaregs dans le désert du nord du Mali.

Un soulèvement de militaires en 2012 a conduit à un coup d’Etat dans la capitale Bamako. Il est intervenu après l’occupation de la moitié nord du Mali par quelques milliers de militants islamistes armés. Ces derniers avaient réussi à allier à eux les rebelles Azawads. Les hordes islamo-terroristes ont ensuite été chassées par l’intervention dirigée par les Français.

Fabius a dit à la commission des affaires étrangères du parlement français que les discussions menées par l’Algérie sont positives à première vue. Et le président du Mali Ibrahim Boubacar Keita a indiqué, de son côté, sa volonté de voir les négociations aboutir à un résultat positif.

Du fait de l’opération française de 2012-2013 au Mali, un nouvel s’est dessiné pour la région. Mr Fabius a révélé que les nouveaux pourparlers sont coordonnés par l’ensemble des pays de la région. Rajoutant qu’une conférence, prévue à Alger, le 16 de ce mois, avec le gouvernement malien et les groupes du Nord, est acquise.

Pour le chef de diplomatie française cette réunion, si elle se tient comme prévu le 16 juillet, cela signifierait que les choses vont dans la bonne direction. Les mouvements séparatistes du Mali exigent une plus grande autonomie pour le nord du Mali, sur un territoire habité par la communauté berbère « Azawad ».

Le mouvement rebelle des Touaregs se compose de trois groupes principaux. Il inclut le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MMA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA).

COMPOSITION DE LA COORDINATION DES 3 formations AZAWADS

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