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Tous les ingrédients de la guerre américaine en Iran sont assemblés, ça va tanguer !



Trump dément vouloir envoyer 120 000 soldats pour contrer l’Iran, mais personne ne le croit !


mercredi 15 mai 2019
par Hugo Mastréo


Quand à plusieurs reprises nous disons sur Populi-Scoop que les pays occidentaux, et à leur tête les Etats-Unis, n’ont jamais gagné de guerre avec leur agressive politique internationale, nous en sommes sûrs. En Irak et auparavant en Afghanistan des conflits qui ont coûté près de 6 000 milliards de dollars et plus de 14 000 de pertes humaines du côté américain, leur succès se fait toujours attendre. Sinon lequel ?

Voir en ligne : Notre dossier USA

Les tensions qui montent entre l’Iran et les USA, font le temps des intimidations qui ne passe sitôt. L’accusation envers Téhéran dans le conflit de l’Arabie Saoudite avec le Yémen sert à l’escalade, mais ici les faits échappent au contrôle des protagonistes de la région.

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Washington compte renforcer donc sa présence militaire au Moyen-Orient. Selon plusieurs articles de presse parus en ce début mai 2019, en cas d’attaque iranienne contre des installations américaines ou de relance de son programme nucléaire, l’envoi de 120 000 soldats américains suivra la flotte maritime déjà déployée. Le potentiel naval dans le détroit d’Ormuz est même certain, dans les prochains mois.

Dans le Golfe Persique éclatent une série de frappes, rajoutant de la confusion à un emplacement complètement obscur. Ryad dénonce des "sabotages" de 4 navires et de 3 sites pétroliers, endommagés dimanche 12 mai. Sans vraiment donner des preuves que les drones ou les missiles provenant des "Houtis" qui revendiquent les attaques, proviennent avec l’aide iranienne.

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Washington renforce ses troupes dans la région, avec la rengaine du terrorisme. Et invoque aussi une présumée assaille iranienne. Alors que des 2 parties, des paroles de M. Pompeo et A. Khamenei assuraient ne "pas vouloir la guerre", alors qu’on s’oriente vers une prévisible géostratégie offensive où la diplomatie n’a aucune chance de trouver place.

Malgré l’assurance de Donald Trump l’assure, qui ne cesse de proclamer que les Etats-Unis ne vont pas entrer en guerre avec l’Iran, les faits s’enveniment à vue d’œil. Car en face, la République islamique est déterminée à contrer les sanctions américaines. Elle a même lancé un ultimatum aux autres partenaires occidentaux, dans une tentative alambiquée de briser l’isolement économique dans les secteurs pétrolier et bancaire.

Dans leur façon persistante, les Etats-Unis déclenchent un nouveau tour de visse. Ils choisissent de compliquer davantage l’économie iranienne, en sanctionnant les domaines des métaux : acier, fer, aluminium et cuivre. Ces produites sont déjà dévalorisés sur le marché mondial, mais du fait du faible coût de la main-d’œuvre, ils demeurent rentables pour les pays qui en ont les deux : les mineurs et ces matières premières.

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De son côté l’Iran suspend sa participation au pacte de non-prolifération de 2015, ce qui entraîne des réactions chez les pays Européens dans l’incapacité d’influencer les actions américaines. Du côté adverse, le déploiement, le 5 mai, dans le golfe Persique du porte-avions USS Abraham Lincoln transportant une flotte aérienne de bombardiers.

La guerre arrive et était prévue, d’après nombreux analystes américains. Un an après l’abandon de l’accord nucléaire iranien, la politique de Trump vis-à-vis de l’Iran la dessine comme perspective. Elle garantit aux 2 principaux alliés, Israël et l’Arabie Saoudite, un champ plus facile maintenir tout le Moyen-Orient sous influence impartageable des Etats-Unis. Même c’est une autre erreur, la marche vers la guerre a visiblement commencé.

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