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Mouton de L’Aïd en Algérie, vendu par page facebook et aux petites annonces

Fête chère pour l’overdose de viande que les familles consomment en quelques jours

jeudi 9 août 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


C’est l’une des informations des plus insolites, que les "fellahs" (agriculteurs) produisent en plein été de cette année 2018. D’après le site Internet Ech-Chourouk qui était originellement seulement un titre de la presse écrite en langue arabe, avant de lancer une chaîne-TV, les marchands de moutons en Algérie utilisent Facebook et un site local de vente, avec petites annonces en ligne, pour commercialiser leur bétail.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Le business du cheptel ovin bat son plein actuellement, à la veille de la fête religieuse de l’Aïd Al-Adha, prévue pour le 21 ou 22 juillet, sans que le jour exact ne soit encore fixé. Ech-Chourouk (L’Aube), avec son corollaire En-Nahar (Le Jour), a été longtemps la risée des catégories les plus éclairées de la société algérienne, comme les élites francophones ou bien les scientifiques rationalistes.

Pour leur style traversé d’affabulations ou grossièrement ridicules, par qui l’empreinte superstition est frappante, nombreux produits culturels d’expression arabophone, notamment de la presse écrite, s’adonnaient à envelopper leur action de ruralité. C’est bien la politesse qui était déjà ironisée avec le fabuleux personnage de "Boubagra", revenant à Hacène El-Hassani, ou celui qu’incarnait majestueusement Othmane Ariouate. Le paysan se prenant savant devient risible...

C’est d’ailleurs le genre d’information qui interpelle davantage ces lignes éditoriales qui se valorisent à travers de tels sujets. Ech-chourouk justifie cette aversion à Facebook, voir cette page et au site-Web « Ouedkniss.com » par l’évitement des maquignons et producteurs de moutons, de voleurs. Ainsi que des voyages pour être sur les marchés de vente qui sont, depuis la nuit des temps, des places de négoce.

Pour s’épargner les risques liés aux déplacements dans les grandes villes, afin de vendre leurs animaux sacrificiels, Internet est un paradis. Etant donné que les commerçants ont déjà été braqués et se sont faits voler leurs bêtes. Sur Facebook et Oukniss.com sont postés des photos des animaux, chouchoutés dans le confort des foyers. De vrais traders utilisent donc ces plateformes, pour les transactions.

Des titres hallucinants sont donnés aux « posts » des pages Facebook et aux annonces. On y voit, outre les images illustratives, par exemple : Béliers de "renommée mondiale" en vente à « un excellent prix ». Un autre négociant de bétail annonce sur le même site qu’il transporte des moutons, des veaux et des chevaux aux acheteurs potentiels.

Les chiffres vacillent entre 5 et 7 millions d’animaux sont destinés à être abattus cette année en Algérie, contre 4 millions les années précédentes. C’est une tradition préislamique parmi tous les héritages que recèle l’islam des grandes religions monothéistes qui ont précédé la révélation faite au prophète Mohamed. L’ange Gabriel s’est présenté à Abraham avec un mouton pour lui épargner de sacrifier son enfant Ismaël.

En réalité les familles algériennes ne peuvent toutes se permettre le mouton de Laïd, au prix où sont vendus les animaux. En moyenne c’est le prix de 40 000 DA pour un jeune bélier d’un an, dont la grosseur est médiane. La Fédération nationale des agriculteurs a souligné aussi cette année, défendant les producteurs, que les sacrifices sont à la fois facilement disponibles et abordables pour les Algériens.

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