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Pour les combats au sol au Yémen, Al-Qaïda aux côtés des soldats de l’EAU

L’Arabie Saoudite déverse des millions de dollars et n’est qu’en l’air avec la coalition

 

mercredi 8 août 2018, par Azouz Benhocine

Le régime paranoïaque de Riyad voit dans les "Houthis", habitants chiites de son voisin le Yémen, comme une présence iranienne sur sa frontière. Ils interviennent avec les Émirats arabes unis pour remettre Hadi, ancien ministre de la défense (mai 1994) et vice-président (octobre la même année), élu en février 2012, au pouvoir. Les déchirements de ce pays sont dus aux ingérences directes de l’Iran et de l’Arabie-Saoudite, leur catastrophique impact sur la population civile est un malheur qui rend vulnérable de très larges franges et quasiment de la majorité des Yéménites...

Voir en ligne : Notre dossier YÉMEN

Bien que l’Arabie Saoudite soit l’intervenant de premier plan au Yémen décrit le principal élément de la coalition, les EAU jouent aujourd’hui un rôle plus prépondérant. Plus de 1 000 hommes "émiratis" sont déployés au Yémen, principalement dans le sud du pays. Ils ont formé des milliers de personnes, dont de nombreux séparatistes du sud qui tentent de s’emparer du nord. Les Saoudiens sont seulement à la tête de la campagne aérienne et fournit un financement considérable. Mais la présence sur le terrain ce sont les EAU. Ils tirent parti de l’expérience de la contre-insurrection qu’ils ont menée avec les forces de l’OTAN en Afghanistan. Ils ont déjà perdu au Yémen plus de 100 hommes.

Vieille rengaine des tribus archaïques qui défalquent la religion en sectes, en vue de leadership hégémonique et dominateur, où les intérêts « pré-féodales » priment sur toutes considérations, la confrontation chiite/sunnite revient à grande échelle lors du nouveau millénaire. Elle sert dans le conflit fomenté par l’Arabie Saoudite et ses parrains, tant régionaux que ceux dictent depuis la Maison Blanche de Washington leur géopolitique, contre le Yémen.

Dans une récente investigation de rédacteurs d’AP (Association-Press), il est révélé qu’une alliance entre la succursale local d’Al-Qaïda (AQAP : Al-Qaïda de la Péninsule Arabique) et les monarchies embourbées dans le conflit anti-Houthis du Yémen. Afin que les terroristes, habituellement ciblés par les drones des américains, soient épargnés, ils se convertiraient, contre rémunération, à combattre les milices chiites aidées par l’Iran. Voir ICI.

La crise humanitaire s’aggrave de jour en jour, avec le dernier conflit. Aussi bien pour les Émirats arabes unis que l’Arabie saoudite, de même que pour l’Iran en particulièrement, plus gagnant d’influence dans la région du Moyen-Orient aux dépens des peuples et de la paix qui permet une vie simple, voire décente, l’enjeu du Yémen ne peut être épargné de guerre. Les Houthis du Yémen avaient déjà, depuis 2004, mené des révoltes car ils se considéraient marginalisés, pour leur chiisme.

De sa position géographique le Yémen a toujours constitué un de confrontations entre les forces voisines. Et toute son histoire est jalonnée de conflits. Au début 2011 survient la « révolte yéménite de 2011 », dans le cadre du « printemps arabe ». Ce dernier détourné par les monarchies réactionnaires arabes grâce à leurs richesses, contre les régimes qui ne leur pas soumis. La contestation populaire s’achève en 2012, comme en Tunisie, avec le départ du président Ali Abdallah Saleh à la tête de l’Etat depuis des lustres (32 années).

Le mouvement de contestation part de l’université de Sana’a (la capitale). Cette république au milieu des monarchies, comptait les mêmes revendications : la démocratie, la fin de la corruption et une transparence pour le pouvoir. Massivement et dans un mouvement unitaire la jeunesse révolutionnaire (shabab al-thawra) rejointe par les femmes, les chiites, les sunnites, les houthis, les socialistes, etc… Mais les islamistes et les clans tribaux ont pris le dessus.

Puis arrive la guerre civile de 2014, où s’opposent les rebelles chiites « Houthis » alliés aux forces fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, élu en 2012. L’arrivée de ce dernier à la tête du Yémen était un débouchement de la révolution d’où a été acquis le départ du président Ali Abdallah Saleh, qui a été assassiné le 4 décembre 2017. Le conflit s’est internationalisé en mars 2015 avec l’intervention de nombreux pays musulmans menés par l’Arabie saoudite.

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