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En Syrie Bashar est maître du jeu qui empêche la création d’un Etat obscurantiste

Les concessions des démocrates et progressistes arabes pour sauver la Syrie de l’emprise islamiste

lundi 6 août 2018
par Hugo Mastréo


Après une série de victoires dans le sud du pays, le président syrien Bachar al-Assad a déclaré le 26 juillet qu’Idlib, où s’entretuent quotidiennement les terroristes, est la priorité du gouvernement. L’armée qui lui reste loyale, avec d’autres milices, est confrontée exclusivement à des islamo-terroristes. Environ 60% de la province du nord-ouest est contrôlée par Hayat Tahrir al-Sham, une alliance "Djihadiste" et filiale syrienne d’Al-Qaida. Ahrar al-Sham et Nureddine al-Zinki, qui ont fusionné en février avec le soutien turc du Front de libération syrien.

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Avec la ruine du pôle des démocrates syriens qui aspirait à une révolution paisible, la CIA a tablé sur l’humanitaire, pour l’éthique occidental. L’investissement dans "les casques blancs". C’est la seule manière de se crédibiliser aux yeux des Syriens et du Monde. C’est avec la houlette d’un ancien militaire anglais que l’idée de laisser le pays se décomposer, en s’occupant des civiles. Bashar a saisi la chance de revenir au-devant du maintien du régime, au lieu de céder au projet islamiste, voulu par la Turquie et les royaumes arabes de la région.

Après une série de victoires dans le sud du pays, le président syrien Bachar al-Assad a déclaré le 26 juillet qu’Idlib, où s’entretuent quotidiennement les terroristes pour dominer les revenus de la guerre, est la priorité du gouvernement. L’armée qui lui reste loyale, avec d’autres milices, est confrontés exclusivement à des islamo-terroristes. Environ 60% de la province du nord-ouest est contrôlée par Hayat Tahrir al-Sham, une alliance "Djihadiste" et filiale syrienne d’Al-Qaida. Ahrar al-Sham et Nureddine al-Zinki, qui ont fusionné en février avec le soutien turc du Front de libération syrien.

En fin de parcours Bashar El-Assad, l’héritier dynastique du Baâth syrien, s’en sort, avec les castes qui l’entourent dans un régime qui détruit le pays. En 7 ans de guerre, la moitié de la population a été déplacée et un demi-million de décès sont vains, car le despote demeure et le Monde entier veut sa victoire face aux islamo-terroristes d’Al-Qaïda et Daesh.

Les seuls qui restent sur le terrain des batailles armées, cloîtrés dans des zones où ils attendent d’être exterminés, ce sont les islamistes structurés de manière à ce les syriens commandent les étrangers errants sur les territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie. C’est pour anéantir ces dernières hordes de criminels aidées par les monarchies arabes et nombreuses de mosquées dans le Monde, que maintenant s’alignent différemment ceux qui étaient contre le régime.

Le pouvoir en place a des alliés, l’Iran et le Russie, inébranlables et des ennemis, les monarchies de la région, des alliés de l’OTAN comme la Turquie et les pays occidentaux, réticents et incompétents. Ces derniers sont restés sur leur blocage, dans l’impossibilité de faire gagner les pseudos rebelles qui sont en réalité des islamistes porteurs des pires et malaisées cruautés.

Sur le plan interne l’armée et la sécurité soutiennent Bashar, faute de le virer avec un coup d’état. Car ils n’ont pas de substitut idéal qui garderait une autonomie vis-à-vis des ennemis traditionnels. Ceux-là se préparent à la revanche et aspirent aussi à balayer l’environnement pour assurer la sécurité de l’Etat hébreu, le gendarme de la région. Alors les militaires syriens préfèrent conserver le même despote qui a aussi recours aux mêmes méthodes cyniques et brutales.

Bien que des soldats individuels aient fait défection après 2011, généralement le personnel d’unités conscrites, non élitistes et sans équipement lourd, ils ne se sont impliqués pour changer de régime, se disant non-concernés. Les effectifs de l’armée d’Assad sont passés de 325 000 à 125 000 en quatre ans. Mais beaucoup ont fui, notamment à l’étranger, au lieu de prendre les armes.

Assad a pu conserver le soutien actif ou implicite de segments clés de la population syrienne. Son stratagème était la manipulation délibérée de, et avec l’islam, l’identité sectaire. Hafez et Bachar al-Assad, pris pour défenseurs séculiers du pluralisme religieux, ont tous deux reçu le soutien des Alaouites, des chrétiens (8% de la population) et des Druzes (3%), ainsi que de nombreux laïcs appartenant aux 65% d’Arabes sunnites.

En dehors de l’Iran, de la Russie et des chiites libanais du Hizbollah, la population qui est restée fidèle à Bashar a finalement cru que le complot venait de l’étranger, malgré l’implication de nombreux Syriens dans la crise armée. Mais comme d’habitude, cette même population refuse de croire à la bonne moralité ou la compétence des islamistes qui, en Syrie et en Egypte, sont liés aux frères musulmans, financés par les princes du Qatar, de l’Arabie Saoudite et des EAU (Emirats Arabes Unis)...

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