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L’arme ou le calme dans les relations des pays atlantistes avec la Russie ?

Trump et Poutine, deux allures qui phagocytent les défaveurs d’une catégorie poussiéreuse !

lundi 23 juillet 2018
par Gros Emile


On ne connait pas encore la date, Vladimir Poutine est invité pour une visite aux Etats-Unis en automne prochain. Ce qui met hors de leurs gonds les dépositaires de l’establishment guerriers et qui se prêtent souvent à sanctionner ceux qui ne leurs conviennent pas. Cela fait 11 années, depuis 2007, lors d’une rencontre avec l’ancien président George W. Bush, que le chef russe n’a pas été accueilli à la Maison Blanche. A son habitude, sur Twitter que Trump a souhaité une autre réunion avec le chef du Kremlin.

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Le sommet Trump/Poutine de Finlande a suscité la controverse qui perdure bien plus d’une semaine après. Les deux parties avaient convenu de poursuivre un dialogue de travail après leur réunion à Helsinki. En raison des commentaires, changeants voire indéchiffrables, du président américain sur l’ingérence russe dans les élections américaines de 2016, les orages ne vont pas se calmer, pendant bien les mois prochains.

Le rapprochement Russie – USA, souvent considéré amitié entre Poutine et le 1er dirigeant aux Etats-Unis, était inimaginable. Il est encore inadmissible et on le limite à une connivence autour de l’élection de Trump. Il dérange ceux qui désirent l’adversité tant en Europe qu’auprès, caciques républicains et hargneux démocrates, des opposants à la Maison Blanche. En réalité beaucoup le désirent, mais il est palpitant de montrer l’ennemi pour ne pas aplanir l’hégémonie yankee sur le Monde.

Au fur et à mesure que les discours hostiles à la Russie se multiplient en occident, la politique d’armement devient, de part et d’autre, le leitmotiv. Cette belligérance partagée, comme jadis au temps de la guerre froide, par deux forces se livrant à la course effrénée pour le dépassement l’un de l’autre, est visiblement historique. Si Hitler avait pensé s’occuper uniquement, et sans autre prétention, du communisme, il aurait trouvé bien des alliés.

L’objectif des forces atlantistes est de mettre au pas les reliquats des enthousiastes de la décolonisation. La Chine ou la Russie y sont historiquement dans ce rôle de contester la puissance conquérante et invasive. Alors les discours accumulent les excuses pour isoler Moscou, le Kremlin se dit sur ses gardes et sa défense montre chaque jour de nouvelles forces.

On ne sait plus où donner de la tête, pour l’arsenal que déploie dans des essais le Kremlin. C’est la seule réponse à la pression menaçante venant de l’étranger. La plus redoutable des armes s’appelle Sarmat (ICBM). Mise au point dernièrement, c’est un missile balistique intercontinental. Il fait la fierté de la Russie. Mais la série est bien plus variée. On compte un autre missile de croisière à propulsion nucléaire Burevestnik, le système de missiles hypersoniques Avangard, le drone sous-marin de Poséidon et le missile hypersonique Kinzhal.

Le 1er mars dernier lors de son discours, pour la nation, prononcé au Manezh Central Exhibition Hall, devant l’Assemblée fédérale, le président Poutine décrit ses équipements comme étant des armes stratégiques qui n’ont jamais été fabriquées par les humains et les plus technologiquement avancés au monde. C’est la réponse au retrait des États-Unis du Traité sur les missiles antibalistiques et au déploiement de missiles de l’OTAN/Pentagone aux frontières proches de la Russie.

D’une manière ou d’une autre, la dissuasion ou bien les relations ouvertes. Sur les questions internationales, comme sur la crise en Syrie ou bien sur les comportements identiques réservés à la Chine, la Russie prend le taureau par ses cornes. Même si Poutine montre son maintien au pouvoir comme un sauvetage de l’indépendance de son pays, par rapport aux forces atlantistes alliés pour dominer le reste. Poutine ne serait pas le seul à accorder crédibilité à Donald Trump qui continue bien prioriser des succès à ses intérêts personnels puis ceux de son pays...

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