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Des musulmanes solidaires de celles qui désirent leur chevelure flotter librement au vent

Le collectif Femmes Sans Voile d’Aubervillers : le 10 juillet consacré aux musulmanes sans-voiles

 

lundi 9 juillet 2018, par jaco

Souvent le foulard islamique, ou la kippa, est justifié par sa prescription. Se coiffer ostentatoirement est paraître devant autrui, d’outre croyance, est prévenu. Ou carrément est, sans choix confessionnel, indéfendable par quelconque piété. Il n’est pas tellement compliqué, pour nombreux humains, d’intérêt aux convictions religieuses de se désacraliser, en mettant en évidence sa présence. Dans les espaces partagés où le droit à la vie de tous interpelle la cohésion laïque, les diverses religions reproduisent des codes et des systèmes opposés…

Le débat concernant le voile sur les têtes des femmes musulmanes dans le menu d’une discussion, du 10 juillet, advient dans la perspective que s’institue, une fois l’an, cette « Journée Mondiale de Femmes Sans Voile ». Il se tient entre et par ses porteuses originelles, d’autres sœurs comme le veut le même verbiage. Et bien sûr, un public plus large y est convié.

Prévue au théâtre de la cartoucherie, à Paris 12ème, cette discussion n’est pas la première à vouloir indiquer le fanatisme derrière l’apparence vestimentaire qui ne concerne pas uniquement le couvre-chef. Même si la distinction ostentatoire, faisant d’une coiffe un irrépressible message politico-religieux dans l’espace commun, l’habillement, tel un trousseau de dissimulation pour des corps que même l’homme ne s’en passe de montrer son islamisme, forçant l’entrée à l’éden réservé aux pieux.

L’inédit du sujet, en 2018 est qu’il honore la sécularisation humaine, tant désirée par le destin idéal auquel aspire tout terrien. Sera-t-elle la dernière conférence à atteindre son sacre de trancher sur la magnanime ou exécrable convenance de bannir aux regards la chevelure des filles ? D’emblée c’est la quête de l’équilibre, dans les rapports collectifs, qui tient encore une fois de désigner des influences, elles bien responsables de fléaux pervers, en transgressant la modération désirée en islam.

10 juillet, est maintenant une date estivale anodine, pour ceux et celles qui observent le Monde par-delà les confins fictifs. Déjà formulée par les collectifs de féministes de France, intéressés par la renonciation au foulard islamique, avec une doléance a été adressée à l’ONU, cette date sera-t-telle celle du dévoilement féminin ? Aspirer à fonder une commémoration, consacrée au féminisme désavouant des relents avérés sexistes et rétrogrades, n’est pas encore établi.

Depuis bien avant 2014, des activistes multiplient les bravades, afin qu’avance l’abandon de l’accoutrement, couvrant les tignasses féminines, précisément chez les croyantes, ayant pour conviction la dernière grande révélation monolithisme. Comme il y a qui portent hijab, niqab, burqa, ou tchador de leur plein gré, d’autres n’ont pas le droit, ou qui croient ne pas l’avoir, de laisser visibles leurs cheveux.

Le jour de naissance de Thérèse Casgrain, féministe ayant milité pour le droit de vote des Québécoises, que ces dernières ont obtenu en 1940, est ainsi l’hommage de ce fait historique. Le Canada étant aussi une patrie actuelle, où les femmes musulmanes trouvent cieux cléments à leur aspiration d’universalité.

Par la foi mise au service d’un projet sociétal où l’obscurantisme préside une conception de la présence de la femme en société, à moitié emmitouflée, cachant surtout sa chevelure, cette contestation désire aussi rayonner au Maghreb. Ce n’est pas la première fois que la diaspora d’Afrique du nord tente de dégoupiller les entraves faites à la spontanéité poussant l’essor philosophique et de tous les domaines de populations, où elles ont leur enracinement.

Les unes y perçoivent un fort segment de leur identité et les autres entrevoient juste un message idéologique que les islamistes s’accordent avec les corps devenus étendards. C’est clivant et la réaction mérite d’être citée. En France, la réponse est venue de pisteurs épris d’exclusion, dont un pôle dirigé par un flic à la retraite, se préparant à la violence, vient d’être démantelé.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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