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Privé de visite d’une centrale nucléaire, le lycéen a tout compris !



Des gendarmes privent Karim de son cursus, de quel crime est-il le risque ?


mardi 25 février 2014
par jaco


Est-ce un délinquant ou bien un terroriste ? Karim le lycéen, dont seul le nom évoque tous les rituels xénophobes et notamment la discrimination, ne méritait pas ou bien n’avait le droit de rentrer à l’intérieur de la centrale nucléaire dans le cadre de ses études ? Il se dit innocent et choqué, sera-t-il entendu ?

En visite scolaire avec ses professeurs, vendredi 21 février, ce jeune lycéen de Firminy, dans la Loire, s’est vu refuser l’accès de la centrale nucléaire de Saint-Alban-de-Roche, en Isère.

Selon la direction du site, l’intéressé est « défavorablement connu des services de police » . Alors que sa famille s’inscrit en faux, proteste et compte porter plainte pour acte de discrimination.

La vexation vécue par ce jeune de 16 ans, alors qu’il était avec 4 autres élèves du lycée professionnel Albert Camus de Firminy en Loire (le site-Web de l’établissement scolaire), est à l’image de la banalisation et la généralisation des exclusions dont sont victimes les maghrébins et leurs descendants en France.

Dans son intervention sur les ondes-Radio de France-Bleu Saint-Etienne - Loire, Karim réfute tous actes de délinquance, chose que ses encadreurs dit-il lui reprochaient en lui mettant la pression.

Il avait assisté à une conférence de 45 minutes, puis devait enfiler chaussures de sécurité, casques et écouteurs pour se rendre au cœur du site. C’est là que l’élève s’est vu interdire l’accès par la guide.

Aux personnes candidats à pénétrer la centrale, les pièces d’identité sont exigées, quinze jours à l’avance, pour contrôle d’un peloton de gendarmerie qui assure la sécurité. C’est cette unité spécialisée donc qui a émis un avis défavorable..

Souvent les refoulements qui visent cette catégorie de français d’origine maghrébine, se basent d’abord sur un préjugé d’écartement largement répandu.

Dans une enquête réalisée en France par une agence américaine, les « beurs » (arabes) sont plus contrôlés au faciès que les noirs. A LIRE ICI.

Il commence par l’apparence de l’individu, frisé et brun. Lors de la traque du tueur Guy Georges qui a une ressemblance, il a été simplement présenté de type africain du nord.

Mais quand c’est le nom qui fixe le plus souvent la méfiance d’un voleur potentiel. Dès lors qu’il s’agit de Karim, à consonance pouvant déterminer l’origine, tous les murs se dressent.

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