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Ould-Abbas quitta son immunité pour amadouer la justice d’une Algérie en révolution.



Ancien ministre et chef du faux-FLN, il croquait à pleins dents la mémoire et la rente !


lundi 8 juillet 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il a voulu, comme pour prédire un évitement de sa culpabilité, renoncer à son immunité parlementaire. Le faux médecin Ould-Abbas qui est des usurpateurs du sigle "FLN", a tenté une audacieuse, mais néanmoins vaine, virginité. Mais entre-temps, Salah Goudjil, le président de la chambre haute a levé cette protection constitutionnelle, des élus du peuple, en cas d’implication avérée dans des affaires de corruption traitées par la justice.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Lui-même, cacique du faux-FLN, président de l’assemblée et de l’entourage de Bouteflika, avait ses fils en faux-stages, pendant des années, avec des sociétés nationales à l’étranger notamment en Europe (Belgique, France et Autriche), sans jamais avoir pointé une seule heure ni à leur formation, ni à leur travail. Mais aussi Messaâdi ainsi que tous les rentiers de l’ancien parti unique, se sont accaparé des biens notamment immobiliers, des ristournes sur des projets publics et des postes à leurs amis et enfants...

Ould-Abbes a occupé plusieurs postes, après la prise du pouvoir par Bouteflika en 1999, avec lequel il était en étroit accointance, pour surtout aligner, les castes rentières, au clientélisme du raïs. C’est à partir de 2013, alors qu’il était membre du parlement algérien, l’équivalent du Sénat nommé le Conseil de la nation, il a tendu ses prérogatives pour diriger le parti au pouvoir, entre 2016 et 2018, alors que cette organisation de voyoucratie commençait à vaciller.

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Les soupçons qui l’entoure remontent à l’époque où il était en poste de ministre de la Solidarité nationale. Il s’agit de transgressions aux réglementations, en vue de prise de subsides, bien-sûr à ce stade, tant que la justice n’a promulgué son accusation, il demeure présumé. Le procureur a engagé des poursuites contre lui après avoir son renoncement volontaire à son immunité parlementaire, prédictif d’éventuelles poursuites.

La situation actuelle en Algérie est un changement à 2 vitesses. D’une part la justice pressée d’anéantir les foyers des prédateurs qui nuisent à l’économie et ternissent les institutions, avec une large et véloce opération d’internement et de mise en accusation de personnalités qui se croyaient intangibles. Et de l’autre l’enlisement politique, avec une lenteur que certains théoriciens qualifient de patience révolutionnaire.

Les partis et militants de l’opposition, généralement proches du pouvoir et que Rahabi a regroupé le samedi 6 juillet, demandent des élections d’ici la fin de l’année. Un vote du président surveillé par un organe indépendant. Ce qui ne convient guère à d’autres partis, regroupés dans une alliance de démocrates modernistes, et qui tentent d’accumuler les authentiques appels de la jeunesse du « Hirak ».

Ces derniers exigent le départ des représentants du système qui s’effondre. Alors que Bensalah a appelé, la veille le 4 juillet, à un dialogue national, pour ouvrir la voie à l’élection tant désirée par l’armée surtout. Mais les manifestants, maintenant ayant un groupe de partis résolument conséquents, veulent écarter les personnalités de l’époque de Bouteflika avant la tenue du scrutin.

- Une communication qui dit la poursuite de la doctrine de l’armée algérienne... jeudi 4 juillet 2019

Les Algériens sont étonnés du revirement des prestations de la télévision nationale. Bouteflika renversé, le changement est perceptible. Alors que le processus de mutation que vit l’Algérie est freiné par moult rattrapages, comme la réhabilitation des criminels de l’islam politique. Des apparitions de gens qui étaient décidé de commettre des massacres ont vues lors du forum du 6 juillet tenu dans l’école du tourisme.

L’ancien chef du parti du président algérien, et ancien ministre de la santé, est accusé de dilapidation de l’argent de l’argent public, selon la télévision nationale. Et pour l’AFP, la prédation est aussi «  obtention d’un contrat en violation de réglementations, abus de pouvoir et falsification de documents publics  ».

Sous la pression des massives manifestations, plusieurs personnalités politiques et hommes d’affaires liés à l’ancien président, parmi eux le dernier Ould-Abbes, ont été arrêtés ou interrogés au sujet de la corruption. Il a été placé en détention préventive par le juge d’instruction de la cour suprême.

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Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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