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6è CONTRIBUTION : L’hésitation des progressistes Algériens rend la révolution démocratique incertaine.



La justice, bardant le vandalisme des constantes, ouvre ses geôles aux mutins des us de nostalgie décadente


lundi 1er juillet 2019
par N.E. Tatem


Cette semaine en Algérie, l’indignation sur les arrestations, la mise en culpabilité de l’identité berbère et la liquidation du mouvement dit « Hirak », a atteint son comble. La crise majeure où a été laissé le pays par le gang des « Bouteflika », issu principalement du parti de la corruption le faux FLN, se rallonge. Alors tout candidat, d’une constitutionnalité tant désirée, est une autre usurpation !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Dans les articles de Populi-Scoop, vous trouverez que la justice algérienne n’inspire pas confiance, (lire ICI). Elle est incompétente au regard des lourds dossiers qu’elle a à traiter. Y compris auprès des instances internationales, elle n’a pas le langage adéquat pour rapatrier les terroristes et les détrousseurs du denier public.

C’est le corps des administrations publiques, de la justice, qui a été le 1er soumis à la généralisation de la langue arabe. Même si ce n’est pas un critère essentiel, c’est un indicateur de la manière avec laquelle s’exerce l’application des lois et du rapport, de ce métier, à toute la société. Cette corporation a été chargée de la mission de protéger les "constantes nationales" qui risquaient d’être, malencontreusement, avariées par l’inexorable progrès.

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Au temps de la décennie noire, les juges algériens étaient majoritairement islamistes. Ils accusaient les journalistes de virulence et les militaires d’abus. Comme maintenant, avec l’inscription de la scarification de l’intégrisme sur le front de leur visage, ils sont issus de la corruption légendaire. Celle qui a explosé sous Bouteflika, avec l’aide de la bureaucratie du parti RND (d’Ouyahia) ainsi que de l’idéologie vandale des rentiers qui sont maintenant emprisonnés ou en fuite à l’étranger.

C’est le temps où les variantes anxiogènes de la bureaucratie, alliées aux réactionnaires, démontrent leur emprise sur justement la justice et les médias. Les deux institutions derrière les constantes ont produit le terrorisme et les pollutions identitaires, alors ça continue. Malgré la mobilisation sociale et politique, les relais du modèle de gouvernance régnant, depuis 1962, se sont ressaisis.

Après avoir observé, et surtout déchiffrer que le soulèvement contre le 5ème mandat, est orphelin sur le plan même théorique, les longs bras des rentiers ont riposté. Préconiser éternité de la main-basse sur les institutions, les reliquats ont repéré les points faibles du soulèvement. Et ils l’assaillent actuellement, dans le but d’éviter le chamboulement qui avait commencé un certains 22 février et qui ne les recyclerait pas, au contraire les jugerait !

Beaucoup d’Algériens étaient, dès le début des protestations contre le 5ème mandat, dans l’expectative, de ne pas savoir si « Yetnahay-Ga3 » (se retirent tous), en l’absence d’une élite révolutionnaire, allait être une réponse circonspecte à leurs moult aspirations. Ils se demandaient, « que faire ? » après. Quand la perspective n’a la pertinence en la conduite progressiste de la #RDN (Révolution Démocratique Nationale).

- L’emblème culturel de l’identité berbère agace militaires et juges en Algérie 24 juin 2019

En l’absence d’action à l’image de Podemos en Espagne ou bien de Siriza de Grèce, pour ne citer que les plus récents mouvements traduisant de réelles ruptures. La réponse de la société algérienne dans l’urgence d’encourager la subversion, a offert latitude aux habituelles populisme le regain de désordre. Le titre béat de valoriser le « démocratisme » ouvert aux nébulosités, a remonté tous les diables tribuns ! Ce qui a inquiété la basse population livrée au nationalisme étroit !

Les jeunes manifestants qui continuent d’espérer que leurs amis, ou eux-mêmes, ne soient plus « haragas » (jeunes dans embarcations de fortune quittant l’Algérie), doutent désormais. Après plus de 4 mois d’abnégation, le sentier lumineux est bifurqué. Ils supposent que les tenants du régime n’ont pas été ébranlés. Ou même, un des segments claniques, du pouvoir traditionnel, a pris le dessus. Comme cela se faisait auparavant et même pendant la guerre de libération.

Au temps de la prolifération des « fake news », les protestataires algériens soupçonnent que l’emprisonnement de l’ancien directeur du redoutable service secret ou bien du frère de Bouteflika, ne soient qu’une poudre aux yeux. Les prises des principaux chefs des gouvernements de Bouteflika, ainsi des non moins importants ministres, étonnent, quand mettre sous les verrous des bouffons est soupçonné de règlements de comptes !

Puis Louisa Hanoun est constatée comme missionnée pour demander audience à l’armée d’une part. Puis de scander, d’un autre refrain avec sa voix rocailleuse et populiste, que l’armée, à qui elle exigeait de laisser Bouteflika prendre le 4èm mandat, ferait de la politique. Et finalement le symbole des berbères est banni, avec d’innocents jeunes sont jugés et persécutés au titre de juin 2001 !

- 5è CONTRIBUTION : Récidiver le passé ou déployer le projet national dans le millénaire ?mardi 11 juin 2019

- 4è CONTRIBUTION : le mythe de "l’éradiqueur : Rab D’Zaer" corrompu par Bouteflika 30 mai 2019

- 3è CONTRIBUTION : Assainissement de l’économie, début de réponse au "Hirak" en Algérie. 16 mai 2019

- 2è CONTRIBUTION : La #RDN est une marche, sans répit ni conflit, du progrès 24 avril 2019

- CONTRIBUTION : Sans le beau et fort leader, les Algériens célèbrent la modernité 17 mars 2019

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