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2è frappe américaine, au lendemain de l’élimination de Souleimani.

Les USA agissent en territoire conquis en Irak, pas de désescalade.

samedi 4 janvier 2020, par Nacer-Eddine Tatem Boukhari

Ecouter l’article.

En Irak, les représailles, américaines contre l’Iran, ont continué, au lendemain de la frappe de drone, équipé de missile air-sol, qui a causé la mort des plus grands leaders de l’opposition à la présence des forces militaires des Etats-Unis dans le pays conquis en 2003. Une dépêche de l’AFP a rapporté, le 4 janvier, qu’une intervention, d’ampleur à avoir causé au moins 20 morts, a été effectuée, ce jour-même, sur un autre camp militaire du Hizbollah.

L’organisation proche de Téhéran, qu’on croyait uniquement présent au Liban, encaisse une seconde attaque. C’est à la suite d’un premier bombardement sur une autre structure militaire, avec la même surprise et capacité, ayant fait aussi à peu-près le même bilan, que l’ambassade américaine à Baghdad a été prise d’assaut par des manifestants ayant plus l’apparence d’islamistes militarisés que d’Irakiens en colère.

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Dans la région du Moyen-Orient une course pour le leadership est engagée entre principalement l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Turquie et Israël. Avec une prétention d’avoir une plus large influence au-delà du Monde musulman, toute la Terre, cette ambition pousse à moult efforts qui consistent à réduire les capacités du prochain, qu’à l’élévation de ses propres moyens.

Se positionner en puissance régionale s’effectue, non pas avec un rayonnement scientifique ou culturel mais selon une violente nuisance qui se positionne sur la religion, l’armement, le complot chez le voisin et l’intimidation d’autres prétendants, se fait qu’avec des conflits. Alors la misère, des peuples, s’agrandit. Et le président Trump a, dès son arrivée, opté pour cette méthode de la force.

Depuis un demi-siècle un conflit irano-américain ouvert est attendu. Nous avons publié plusieurs articles sur les rapports et les faits qui lient ces deux pays, notamment la sortie des USA de l’accord sur le nucléaire. Ceux qui croient que de l’un des deux côtés l’adversité s’estompe, sont dans l’erreur. Les conséquences sur la région de cette confrontation sont néfastes. Une fois s’alignent les intérêts, les dégradations s’arrêtent.

L’élimination d’un allié, comme Benladen en Afghanistan ou bien Saddam Hussein, qui a fait une guerre conte son voisin, ou bien même Kashoggi, pour les Etats-Unis permet de se débarrasser d’encombrants amis. Ceux qui n’ont aucun mérite ou protection, représentent les vrais pions nuisibles aux visions lointaines.

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Abattre un ennemi potentiel, et un responsable direct de frappes visant les intérêts américains, est prioritaire. Le cas sanguinaire Qassem Soleimani, chef de la force terroriste Qods d’Iran, n’est pas justement de ces partenaires des Etats-Unis qui soient maniables. Voire c’est ici l’ennemi patenté dont la présence opérationnelle dans la région.

Son élimination par une frappe, dont les détails ont l’air d’être une haute opération chirurgicale de la redoutable CIA qui a tué nombreux chefs d’Etats, notamment en Amérique Latine, arrive à point, comme le fruit qui a mûri. L’homme était déjà une cible depuis des décennies, mais la gratuité du coup pouvait avoir des conséquences disproportionnées d’une mort qui pouvait être remplacée par son pire.

Une guerre est trop horrible pour être envisagée. Mais comme les géostratégies qui font de tout le Moyen-Orient une poudrière, l’origine de l’attaque contre l’ambassade US à Bagdad, est la frappe d’un camp du Hizbollah qui prépare d’amples actions anti-américaine. Ce qui fait pour Donald Trump parfaitement le droit et la raison d’abattre celui qui en est le 1er à l’avoir initiée.


Voir en ligne : Notre dossier Iran

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