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Un conclave secret regroupe le corps QODS d’Iran et les Frères Musulmans.

Le pays d’accueil, la Turquie contrôle son nid d’espions.

lundi 18 novembre 2019, par Azouz Benhocine

Ecouter l’article.

Les guerres sectaires dans les pays à majorité musulmane ont tendance de devenir des choses ordinaires. Les alliances internes des différentes nébuleuses prennent des formes imprévisibles. Et à l’époque actuelle, où chaque mosquée envisage sa "fatwa", très peu d’événements, de ce qui est l’islamisme, échappent à veille des journalistes.

Ce qui permet aux amis solidaires d’un jour, seront des ennemis pour des décennies, fait intrigue. Et les amitiés lors d’une année ne tiennent pas jamais assez, pour vraiment paraître en stratégies cohérentes. Voilà qu’une improbable réunion entre, chiites et sunnites, regroupant la secte des « frères musulmans » et l’agence de combat des services secrets iraniens, se tient discrètement.

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D’après le journal en ligne « The Intercept » (ICI)qui procède avec des investigations de bonne facture, un sommet secret dans un hôtel turc a regroupé l’organisation des « Frères Musulmans » et le bras militaire étranger du corps des gardes de la révolution islamique iranien, connu sous le nom de force Qods. Les Mollahs n’ont jamais admis le retrait de feu Morsi de la présidence de l’Egypte.

Mais une telle conclave n’est guère une première. La dernière en date entre ses plus redoutables officines islamo-terroristes s’est déroulée en 2014. Alors que la destitution du raïs fanatique s’est faite, avec des tractations, entre 2012 et 2013. Depuis les chefs islamistes d’Egypte se sont dispersés partout dans la région. Pour échapper à la traque d’El-Sissi, tant en Iran qu’en Arabie…

Mais bien avant, au temps où l’Algérie vivait sa « décennie noire », à ces deux organismes comploteurs se sont rajoutés le Soudan, le Qatar et l’Arabie saoudite, contre le pays du Maghreb, pour introniser des islamistes à sa présidence.

Il est connu aussi que les publicistes, comme le journaliste saoudien Jamal Khasshoggi qui dans l’un de ses derniers articles, fassent un travail de soutien au terrorisme. Il a reproché au gouvernement Trump de s’être attaqué aux Frères musulmans, sans tenir compte de la démocratie. Maintenant que la confrérie conduite par les Egyptiens s’assoie avec ce qu’est le diable pour les USA, que prévoir ?

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Dans le paradoxe de cette réunion qui regroupe la Force « Qods », d’une puissance engluée dans les affaires de son voisin l’Irak pour faire dominer les chiites, tandis que les Frères musulmans représentent une force politique et religieuse apatride, mais influente dans le monde musulman, est sunnite, aucune confiance dans le partenaire. Personne ne croit le rapprochement tiendra.

Encore plus largement, la Turquie a refusé d’accorder un visa au chef très visible de la Force Qods, le major-général Qassim Suleimani, selon le c ble du réseau MOIS (ministère iranien de sécurité). Ankara a trouvé un lieu sûr pour le sommet, car c’était l’un des rares pays en bons termes avec l’Iran et les Frères musulmans.

Alors que le gouvernement turc reste, sans le cacher, inquiet des apparences de ses convives. La délégation iranienne est composée de hauts responsables de la Force Qods. Elle est dirigée par un député proche de Suleimani, identifié dans le c ble comme étant Abou Hussain qui a assisté à la réunion à sa place.

Côté FM « Frères Musulmans », trois de leurs plus importants dirigeants égyptiens en exil : Ibrahim Munir Mustafa, Mahmoud El-Abiary et Youssef Moustafa Nada, sont présents. Le dernier d’entre eux est soupçonné d’avoir aidé au financement d’Al-Qaïda. Ses comptes bancaires étaient gelés et ses déplacements restreints. Puis en 2009, les sanctions de l’ONU à son encontre ont été levées, car aucune preuve de liens présumés au terrorisme n’a été trouvée.

Des gardes de la révolution d’Iran en prière hebdomadaire du vendredi à l’université de Téhéran, 2 novembre 2007. Photo : Atta Kenare / AFP via Getty Images.


Voir en ligne : Notre dossier : Iran et Frères musulmans

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