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Bouteflika, dans les hauteurs d’Alger, dit avoir servi son pays malgré le chaos.



Depuis 2013 cloué au fauteuil et muet, il se croit trahi pour la corruption en économie.


samedi 27 juillet 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Difficile d’avoir une autre vision. La description des jours de Bouteflika, par le journal « Asharq El-Awssat », après sa destitution n’apporte rien de spécial. Elle contient ce qui peut être imaginé pour le cas du malade qui ne soit pas parti en Europe pour continuer ses soins ou aux EAU (Émirats Arabes Unis) où il séjournait fréquemment, avant de revenir aux affaires en 1999. Comme la certitude qu’il n’est plus à la résidence de la présidence du "club des pins", mérite d’être vérifiée autrement comme les autres possibilités.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Pour calmer les esprits, c’est la langue des probabilités qui parle. Ainsi sans l’éventualité du départ à l’extérieur où sont traqués les comptes par des Algériens, ici contnue le cauchemard. Ou pour détourner les intentions que les propriétaires de l’organe ont commandé une telle information. Ils ont donné moult protections aux despotes et criminels arabes dont le dernier Ben Ali le Tunisien. Si on conçoit un reportage-fiction, cette article a cette simplicité avec son contact médical. Ce qui rappelle le prestige dont jouit toujours l’ancien diplomate algérien, prêt à se sauver aux cieux d’impunité...

Sans aucun doute, le prestigieux journal saoudien lancé en 1978 à Londres et appartenant à la famille royale, a eu le privilège de couvrir indirectement l’espace vital actuel de l’ancien président algérien, écarté par l’armée comme nombreux de ses prédécesseurs. Car cette source constitue le modèle même des titres « Offshore » et est considéré des fiables dans le Monde arabe, où il est compatible avec la culture de l’influence de Ryad.

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Le correspondant local du titre anglais a été déjà considéré, en 2015, hostile au régime algérien, d’ailleurs quel que soit sa couleur. Le journaliste Boualem Goumrassa, a vu son accréditation retirée après l’élection de 2014, sous même Bouteflika, alors que Hamid Grine était ministre de la communication. Ce qui étonne donc qu’il eut recueilli via un personnel soudoyé, du membre du staff médical, des informations plus plausibles, notamment pour le lieu de séjour du sujet.

D’après l’auteur, le désormais ex-président algérien vit en semi-isolement dans la maison de sa mère, située aux hauteurs d’Alger dans le quartier d’El-Biar. Les hauts murs de cette habitation ne permettent pas aux regards indiscrets d’observer l’intérieur. Même le voisinage constitué de diplomates et d’étrangers sont dans l’indifférence et n’ont aucune idée qui les côtoie ?

Le lieu est un bâtiment de 3 étages, inscrit au nom de sa mère, nommée Mansouriya morte depuis des années, appartient à Bouteflika selon le journaliste d’Ashark Al-Awsat. Ce dernier, reprenant ses sources, dit qu’il est entouré des membres de sa famille, dont ses 2 sœurs dont Z’hor qui est sa confidente après Saïd.

Son frère appelé Nacer et dont le prénom réel est Abderrahim, qui occupait le poste de secrétaire du ministère de la formation d’où il a démissionné quand la révolte du 22 février a été enclenchée, est aussi présent cette demeure. Quant à son 3ème frère, connu pour être 1er-conseillé de la compagnie Air-Algérie, est à l’étranger.

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Saïd Bouteflika qui était dans son entourage à la présidence est en prison, poursuivi par le tribunal militaire de Blida pour complot. En effet, l’armée a exigé l’écartement de l’invalide, alors le frangin a tenté, en vain, d’occulter ce qui était visible et insupportable, l’invalidité physique et le dépassement des règles constitutionnelles.

En ayant recours aux influents généraux des services secrets et à Louisa Hanoun, laquelle demandait d’être reçue par le puissant général Gaïd Salah et tenait, le lendemain, une conférence de presse, l’une où elle ameuté un large parterre de journalistes, pour accuser l’armée de s’immiscer en politique.

Sous la plume De Mr Goumrassa, Bouteflika est préoccupé de la situation de son frère, qui est d’une gravité quasiment tous les Algériens. Il est étonné de ce qui lui arrive, se disant avoir bien servi son pays ! Il reconnait qu’il n’a pas réussi à améliorer l’économie, parce qu’il a été trahi par ceux à qui il a fait confiance. Alors que la demande de le juger, dont le soulèvement populaire est porteur, est des plus retenues des exigences démocratiques envers tous les défaillants !

ICI le sujet d’Ashark -Al-Awsat.

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Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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