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Arrestation de Julian Assange à Londres, le précurseur du journalisme d’alertes



L’extradition demandée le 6 mars par les Etats-Unis, pour conspiration avec Chelsea Manning


jeudi 11 avril 2019
par N.E. Tatem


Une phrase résume ce qui est arrivé à Julian Assange en ce jeudi 11 avril 2019. "C’est un complot en vue de commettre un journalisme", a dit Kristinn Hrafnsson, l’actuel rédacteur en chef de WikiLeaks. Ce communiqué donné aux médias cite exactement l’accusation, des procureurs américains, visant celui qui a révélé des crimes de guerre officiels. Celui qui est déjà inculpé d’avoir commis un complot !

Voir en ligne : Notre dossier Wikileaks

Il était protégé par l’asile politique de la République de l’Équateur, Depuis 2012, accordé grâce à l’ancien président Rafael Correa. Le nouveau président du pays sud-américain, aligné sur les intérêts des États-Unis, a décidé de retirer l’asile, de même que la nationalité selon diverses sources, à Julian Assange.

- #wikileaks avertit sur 140 choses que les #journalistes ne devraient pas dire à propos de @JulianAssange mercredi 9 janvier 2019

Avec sa modeste audience, Populi-Scoop se joint aux lanceurs d’alertes et aux journalistes qui ressentent la gravité de leur préoccupation envers l’arrestation de Julian Assange à l’ambassade de l’Équateur, à Londres, aujourd’hui. Particulièrement que les chantiers d’une presse numérique ayant capacité de fuiter des informations, est un projet commun des sociétés humaines multiples et actuelles.

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La demande d’extradition des Etats-Unis.
L’accusation est pour piratage informatique, les affaires avec Manning sont enterrées ?

L’organisation Wikileaks a créé un modèle de journalisme qui fait des envieux dont notre approche qui s’y inspire. Elle été une pionnière dans la publication de documents classifiés, difficiles d’accès au premier-venu. C’est pourquoi dès la découverte des préludes, il lui a prêté une crédibilité comme source qui méritait bien la qualification de « lanceurs d’alertes », car agissant preuves à l’appui.

Assange avait publié les fuites de Manning en 2010, personnage sur lequel nous avons publié plusieurs articles. Ce qui était non-seulement un scoop de primauté inégalé, mais surtout une responsabilité de renverser la tasse de café sur la tête des agents de la CIA, qui mettaient de la poussière pour masquer les crimes de la « meilleure démocratie ».

- wikileaks avertit sur 140 choses que les journalistes ne devraient pas dire à propos d’Assange 9 janvier 2019

En effet la plus criminelle des atlantistes administrations dont la puissance résulte des forfaits et misères qu’elle génère chez les plus vulnérables. Elle recèle la plus vile hypocrisie soutenue par des nations qui aussi vendent des armes et complotent sans gênes. Bien sûr les affairistes qui bénéficient des actions gouvernementales occidentales ont des liaisons économiques qui se prouvent d’elles-mêmes.

Wikileaks a apporté aux pratiques journalistiques une touche qui, système de fuite, associe la rédaction narrative et la prise de « Hacker » (pirate informatique) digne de l’époque. C’est aussi un labeur collaboratif transfrontalier qui s’en prend aux intouchables systèmes hyper-sécurisés car relevant de l’agression militaire. Des méthodes suivies par presque tous les grands organes de presse du monde.

Les dernières affaires pour lesquelles Wikileaks est dans les dossiers de la justice américaine, sont plus anciennes que l’arrivée de Trump à la Maison Blanche. Ce sont les e-mails de la candidate Hillary Clinton qui ont révélé qu’elle s’attaquait à l’autre candidat démocrate en bloquant ses soutiens et qu’elle s’adonnait à des projets contre les affreux russes. L’accusation est pour piratage informatique, les affaires avec Manning sont enterrées ?

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