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Le bonapartisme français vilipendé par Edward Snowden



Dérive autoritaire : libertés démocratiques et terrorisme


lundi 15 février 2016
par jaco


La déchéance de la nationalité et la possibilité prolongation de l’Etat d’urgence, sont des mesures, désormais constitutionnelles. Elles sont qualifiées en un pas de repli du modèle national français, dont la laïcité est la valeur cardinale. Quand la xénophobie s’accroît et s’impose en Europe et les actions militaires, qui n’ont guère le sens sécuritaire escompté, la cosmétique des grandes lois devient un blafard nuage cachant les monts de l’urgence sociale et économique...

Voir en ligne : Notre dossier : Edward Sonwden

Eloquent « Twitt » d’Edward Snowden dédicacée aux français qui vivent une révision de la constitution dans le fracas de l’islamisme armé et la ferveur du nationalisme xénophobe. Le hacker sorti des services américains de surveillance s’invite dans le débat politique, avec un percutant message et s’exprime en français : « Abandonner une société libre par peur du terrorisme est le seul moyen de se laisser vaincre par celui-ci » .


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A l’heure d’une dérive autoritaire, où sont présents les directions de grandes firmes, les spéculateurs des marchés, les agences de notation ou par des organes technocratiques comme de l’Union Européenne, plusieurs intervenants ont déjà exprimé leur préoccupations sur ce qui est souvent appelé l’ère post-démocratie.

Snowden soutient une appréhension de résistance à la violence désormais transfrontalière, créée originellement par les USA et les monarchies arabes chargées d’envoyer des combattants briser le communisme en Afghanistan. Il rejoint l’idée de mutation déjà galvaudée par les analystes, consistant en un glissement vers une restriction des droits en vue de sauver l’économie, assurer la sécurité ou défendre la nation.

L’attentat du Bataclan est devenu prétexte à une révision constitutionnelle, afin de traiter le terrorisme. La question des citoyens impliqués dans ces attaques, pourtant motivée par la recherche d’une parade pour sanctionner des criminels et dissuader d’autres actes, n’a pas suffi.

Les autorités prennent les devants et mettent « l’Etat d’urgence » en une mesure aux législateurs, voir de toutes les institutions, deviennent réducteurs de nombreuses libertés. En conséquence les soupçonnés sont pléthoriques, les arrestations et perquisitions pleuvent, ainsi que des surveillances individualisées.

Avant un remaniement du gouvernement, une démission historique.

Il a fallu d’abord passer par la démission de Madame Taubira dont l’érudition se confirme, après son mangement fougueux au ministère de la justice où n’a pas coincé le mariage pour tous, à propos de la controversée révision de la première loi ! A son habitude du lanceur d’alerte, Snowden avertit de ne pas abandonner les libertés pour lutter efficacement contre le terrorisme.

En France les nouvelles mesures ont été marquées par l’absence des élus dans l’hémicycle où ils devaient les voter. 441 députés sur les 577 élus à l’Assemblée étaient absents au moment crucial du destin d’un texte pourtant fondamental pour la France. La loi prévoit que l’état d’urgence peut être décrété pour 12 jours, puis autorisé par le Parlement pour des périodes maximales de 4 mois renouvelables.

Après cet américain, ayant déjà servi la CIA, transfuge de la NSA, réfugié en Russie depuis juin 2013 et ayant vécu une escale de quelques semaines à Hong Kong, après Snowden... La candidate pour représenter les démocrates à la prochaine élection présidentielle, s’adressant à son challenger Bernie Sanders qui se dit socialiste, Hillary Clinton dit à son concurrent « … qu’on n’est pas en France » .

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