POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Accueil du site > Sport : Le corps et l’esprit. > 2 - Compétitions et titres qui en découlent. > Bilan de première partie de saison pour les tennismens !

Bilan de première partie de saison pour les tennismens !




mardi 5 juillet 2011
par Jérôme COLLIN


La saison sur gazon s’achève sur la victoire à Wimbledon de Novak Djokovic, qui s’empare également de la place de numéro 1 mondial. La période sur dur va donc débuter, atteignant son apogée lors de l’US Open et du Masters. Le nouveau classement ATP a été dévoilé aujourd’hui, l’occasion de faire le point sur les différents joueurs qui composent ce haut de classement.

Novak Djokovic (1er) avec 13285 points

Honneur au champion et à l’animateur de cette saison. 89 mois que Federer et Nadal monopolisaient la première place mondiale. Un peu de sang neuf ne fait jamais de mal. Le tennis masculin s’est trouvé un nouveau leader, et pas des moindres. Les statistiques du Serbe donnent le tournis. 48 victoires en 49 matchs, huit titres récoltés dont 2 Grand Chelem et 4 Masters 1000, la domination du Belgradois est sans partage. Tout juste Nadal a réussi à conserver son bien à Roland-Garros. Sinon, le Serbe n’est pas du genre à partager cette année. Sa suprématie est inédite, et ni Nadal, ni Federer, ni qui que ce soit ne semble armé pour lutter avec Djokovic.

Ce dernier a forgé sa confiance indestructible lors de sa victoire en Coupe Davis, auquel il a fortement contribué, apportant deux points sur trois à son pays. Le nouveau numéro 1 mondial a été libéré par cette victoire. Un titre salvateur pour un joueur longuement réputé pour ses sautes de concentration et son mental défaillant lors des moments clés des matchs. Il a débuté sa saison tambour battant, développant encore plus sa maîtrise de soi. Aucun joueur n’a pu stopper sa marche en avant. Pas même Nadal, sèchement battu cinq fois en finale par Djokovic. Par son jeu plutôt atypique, basé sur une prise très tôt de la balle, il annihile le lift du natif de Manacor qui est son arme principale. Le Serbe s’appuie aussi sur une défense de fer, une qualité de retourneur hors-pair. Bref, un joueur complet qui a su prendre confiance en lui pour déloger Nadal et Federer de leurs places de numéro 1.

Rafael Nadal (2ème) avec 11270 points

56 semaines consécutives de règne pour le Majorquin. Le sextuple tenant du titre des Internationaux de Roland-Garros a manqué sa saison pour le moment. La faute à Djokovic, trop fort pour lui. Après sa fantastique saison 2010, notamment sur terre battue où il y avait remporté les quatre tournois principaux, Rafa n’a pas su défendre ses titres. A chaque fois, il a été arrêté au stade de la finale par le Serbe de 24 ans. Que ce soit à Indian Wells ou Miami sur dur, mais aussi à Rome et à Madrid sur terre battue, là où Nadal est censé être le patron, le Roi.

Malgré tout, Nadal a sauvé l’essentiel pour lui, c’est-à-dire son titre à Roland-Garros, principalement grâce à l’élimination de Djokovic en demi-finale par le Suisse Roger Federer. A Wimbledon, Nadal a semblé retrouver son meilleur niveau de jeu, après avoir vécu un Roland-Garros usant psychologiquement et laborieux dans le jeu. On a pensé que le traumatisme des quatre défaites contre Djokovic était passé. Mais il semble que Nadal ait un complexe avec Djokovic. Pour la première fois de sa carrière au plus haut niveau, un joueur lui tient tête sur une période plutôt longue. Comme Federer avec Nadal, ce dernier redoute désormais le Serbe, car il sait que son jeu ne le gêne pas. Cela s’est constaté lors de la finale de Wimbledon qui a opposé les deux joueurs. Djokovic a contrôlé Nadal, il l’a muselé et sa faculté à ramener toutes les balles ou presque épuise son adversaire qui commet la faute au bout d’un moment. Rafa a encore un titre à l’US Open à défendre, puis une demi-finale de Masters. Il peut malgré tout prétendre à récupérer sa place de numéro 1 mondial l’an prochain, puisque Djokovic ne pourra pas réitérer sa fabuleuse saison qu’il accomplit.

Roger Federer (3ème) avec 9230 points

Dur saison pour le Suisse. Dépossédé de son titre à l’Open d’Australie, battu en finale de Roland-Garros, sorti dès les quarts de finale de Wimbledon par JW Tsonga après avoir mené deux sets à rien, Federer ne brille pas en Grand Chelem cette saison. Pas plus qu’en Masters1000 d’ailleurs puisque il n’en a pas remporté un et n’y a jamais atteint la finale. Un titre à Doha ne suffira pas pour le consoler. Désormais, RF paraît bien écarté du top du tennis masculin. Le bilan de sa saison est pour le moment indigne de son statut et de son rang de numéro 3 mondial. 9 défaites déjà au compteur pour le Suisse contre 13 l’an passé sur l’ensemble de la saison. Son dernier titre du Grand Chelem remonte à Melbourne en janvier 2010, une éternité autant dire. Aujourd’hui, il n’est plus de taille à rivaliser avec Nadal et Djokovic, qui le domine régulièrement sur toutes les surfaces.

A Wimbledon, Federer a subi une humiliation sur les lieux qui ont fait de lui un joueur légendaire. A un set d’une accession au dernier carré, il a cédé face à Tsonga en cinq sets. La défaite est dure à encaisser et témoigne de la baisse de niveau et de concentration du Suisse. Osons le dire, il ne fait plus peur. Pour la première fois depuis 2002, le Suisse pourrait ne pas terminer aux deux premières places mondiales. Federer est donc entré dans le rang et se voit dorénavant dominer par deux joueurs exceptionnels que sont Nadal et Djokovic. Malgré tout, le Suisse réalise une belle carrière encore et n’a pas vraiment de souci à se faire pour sa troisième place mondiale, tant la concurrence est ensuite faible, hormis le Serbe et l’Espagnol.

Andy Murray (4ème) avec 6855

Quand l’Ecossais franchira-t-il enfin un cap ? Bonne question ! Toujours placé, jamais vainqueur, Murray pourrait rester l’éternel pourchasseur de Nadal, Djokovic et Federer. Finaliste malheureux face à l’ogre serbe, une nouvelle fois stoppé aux portes de la finale à Wimbledon par Rafa Nadal ainsi qu’à Roland-Garros, le Britannique est définitivement incapable d’enrayer la marche en avant des trois premiers mondiaux. Les places d’honneur lui semblent réserver.

Murray reste un quatrième joueur mondial solide et bénéficie de l’irrégularité de ses principaux concurrents comme Robin Söderling ou bien encore David Ferrer. Il lui faudra toutefois progresser surtout mentalement pour enfin atteindre le niveau d’un vainqueur de Grand Chelem.

Spécial tous les sports : LES ARTICLES DE JEROME COLLIN

Paris a de l’ambition, et c’est la Ligue 1 qui est contente

Des modèles pour les clubs français

« Terre en vue »

Lille conforte son avance

Des Bleus sans étincelles

L’Espagne, entre fébrilité et solidité

Intouchable !

Où va Lyon ?

De terre à gazon : des bouleversements à prévoir ?

Lemaitre fait consensus

Manchester en course pour le doublé