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Etat palestinien : reconnaissance internationale à l’ONU et négociations ne sont pas antinomiques.



Israël isolé a compté sur la conférence, en France orchestrée depuis Tel-Aviv avec la sous-main d’Alain Juppé, pour parer à la création d’un Etat.


vendredi 17 juin 2011
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le projet de soumettre à l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2011, la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, est le thème de politique internationale qui préoccupe toutes les carcasses diplomatiques qui restent désarmées devant le point majeur du conflit du Proche-Orient : l’impunité d’un colonialisme spoliateur.

Au moment où Israël a réussi à orchestrer une préalable conférence en France pour la relance, inutile désormais, des négociations qui ne tiennent pas compte des confins de 1967, les palestiniens montrent une cohérence dans leurs rangs. La conférence en juillet voulue par la France, faute d’arrêter l’échéance onusienne de septembre, se pose comme une alternative à l’avancée de la paix. Une manière de détourner le projet onusien de Septembre.

L’humanité, au sens de peuples de tous les continents, est interpellée pour dépasser les blocages dressés contre la paix et avec les projets israéliens de spolier encore plus de territoires. L’idée d’une conférence internationale visant à relancer des négociations au point mort depuis deux ans, qu’Alain Juppé a déclaré lors de son périple dans la région du Proche-Orient, étant celle du premier ministre israélien qui pourtant n’a pas ouvertement dit qu’il est favorable à la tenue de cette rencontre.

Dans un article paru au Figaro, le quotidien de la droite française daté d’Avril 2011, ce projet de conférence pour la relance des négociations, a été en effet attribué à Benyamine Netanyahou. Or le chef de la diplomatie française ne l’a pas avoué, chose qui laisse croire que cette conférence est une tentative visant à court-circuité la déclaration de l’Etat palestinien en septembre à l’ONU, et qui semble avoir gagné les faveurs de nombreux cercles diplomatiques.

L’isolement de l’Etat hébreu à l’origine du dernier colonialisme et d’un fascisme qui dit manifestement son nom d’expropriateur d’un peuple, le palestinien, de sa terre, angoisse davantage les soutiens dont il bénéficie le sionisme expansionniste, avant l’occupant lui-même. Car ces défenseurs découvrent qu’ils protègent l’auteur d’une injustice qui a désormais plus de difficultés de se justifier. Et est regardée avec l’impuissance des peuples qui, de leur côté, apprennent que les connivences de leurs dirigeants sont abusives.

Y compris aux USA où la question de la protection d’Israël devient, de jour en jour, un outrage décriant les valeurs de démocratie et de liberté dont se targue le pays de l’oncle Sam. Les droits du peuple palestinien gagne des sympathies demeurées depuis des décennies dans la vision de domination désormais plus critiquée. Barack Obama, malgré les pressions de diverses versions et sources, a publiquement indiqué que le retour aux frontières de 1967 est la seule mesure, pour une paix définitive, montrant cette lassitude américaine de garder les soutiens à une occupation conflictuelle.

Cette conférence est orchestrée par Israël, selon cet article du mois d’Avril 2011 du Figaro.

De leurs côtés la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’ONU ont, dans trois rapports publiés début avril et fin mars 2011, ont affirmé que Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, avait réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques essentiels et tout à fait opérationnels pour créer un État viable.

Selon nombreux diplomates israéliens et officiels dont des retraités de Tsahal, l’État hébreu a rarement été aussi isolé. Chose que l’opposition israélienne conduite par Tipzi Livni a confirmé sans avoir vu nécessité d’argumenter cet état de la vision qu’a le monde pour Israël, car les choses sautent aux yeux. En plus le mouvement révolutionnaire de démocratisation qui touche le monde arabe, rajoute une nouvelle décantation encore plus hostile à l’arrogance israélienne.

Cette dernière, basée sur un sentiment d’impunité, est devenue dans les opinions mondiales, grâce à ces changements du Printemps Arabe, comme une inégalité jouant énormément pour l’insécurité dans le monde.

La plupart de nos interlocuteurs qui sont en bons termes avec l’Etat hébreu ne cessent de faire entendre aux dirigeants israéliens en leur expliquant qu’il faut profiter du vent de démocratie qui souffle dans les pays arabes pour négocier. Les deux choses, négociations et le cadre des révoltes des peuples arabes contre les despotes qui les dirigent, peuvent liées, du point de vue que les défaites face à cet ennemi commun qu’est l’agent local de la domination occident, qu’est Israël, peut jouer à rejoindre avec confiance la nouvelle situation qui ouvre de nouvelles donnes fondant la paix dans la région.