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Albanie, des élections locales à dessein continental…



La critique de l’opposition socialiste donne l’ordre de la marche démocratique dans les Balkans.


lundi 9 mai 2011
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Albanie a vécu son premier test, du quitus pour être membre de l’UE. Les albanais étaient appelés aux urnes pour des élections municipales, le dimanche 8 mai. A travers ces élections locales l’opposition socialiste veut voir un référendum, pour disqualifier le gouvernement conservateur en place. Il avait été installé lors des dernières législatives, qui restent douteuses aux yeux des opinions locales et étrangères.

Ce pays des Balkans, est en proie à une sévère crise politique depuis deux ans. Un bras de fer monopolise la vie politique du pays. Depuis 2009 date des législatives, l’actuel maire de Tirana, la capitale, à la tête du parti socialiste n’a jamais reconnu la victoire de Sali Berisha, le 1èr ministre conservateur. Lors de législatives contestées...

Le leader socialiste Edi Rama, maire sortant de la capitale est en joute face à Lulëzim Basha, l’ancien ministre de l’Intérieur et candidat du Parti démocratique au pouvoir. Il conteste depuis 2 ans les résultats qui ont permis au gouvernement de s’installer aux affaires…


Albanie : des municipales à l’enjeu national par euronews-fr

La campagne électorale, pour ce vote concernant la gestion des localités, a été marquées de 63 incidents dont des explosions et des échauffourées entre partisans des deux tendances. L’union européenne, acceptant la doléance de l’opposition, a exigé le préalable d’élections libres et démocratiques pour valider le statut de pays candidat, à ce pays balkanique, à rejoindre l’Union. Même en étant membre de l’Otan, l’Albanie, comme nombreux pays telle la Turquie, est testée en matière d’alternance : l’amovibilité étant le socle de toute démocratie !

L’opposition s’est vraiment donc distinguée en dénonçant, un probable système de corruption et l’incompétence du gouvernement conservateur. Sur surtout la question du retard de l’adhésion à l’UE, le parti socialiste a trouvé son argument. Les eurocrates ont rejeté en novembre dernier la demande de candidature de l’Albanie. Et en janvier dernier, quatre personnes ont été tuées par balles lors de débordements en marge de manifestations antigouvernementales.

La situation était tendue, car des précédents de violences ont été, observés au niveau international. Pendant un mois avant ce vote, plusieurs véhicules ont été brûlés. La police a enregistré plusieurs dizaines d’attaques à l’explosif et de nombreux affrontements entre militants de formations adverses. Le contexte interne et ces élections ont suscité de l’inquiétude, quelques 5.000 observateurs locaux et internationaux indépendants ont été mobilisés. La présence policière a déployé 7.000 agents afin d’assurer la sécurité des 4.891 bureaux de vote.

Edi Rama, chef du Parti socialiste et maire sortant de Tirana, conserve haut la main la mairie de la capitale, avec 53% des voix, contre 42% à son challenger du Parti démocratique, Lulzim Basha… Le taux de participation est de 51% à ce scrutin.