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Algérie, des oppositions et une contestation éloignées des arguments mobilisateurs !



Le sentier égaré pour des marcheurs déroutés


lundi 4 avril 2011
par Azouz Benhocine


Qu’ont-ils donc égaré les algériens qui se reconnaissent en marge et en opposition du système ?

Pour qu’ils ne disent que des discours de désolation et ne produisent que des actions inefficientes, un déficit quelconque ne leur permet pas de gagner l’adhésion populaire ?


Quant à un éventuel contrôle oppositionnel, des partis légaux et même siégeant dans les assemblées élues, il reste bloquer à une démagogie inopérante. Certains sont même à la traîtrise.

Le monde arabe en ébullition montre pourtant clairement le sentier qui mène à la liberté et à la construction d’une Algérie très différente de celle qui se dessinait depuis 1962, par moult viols de l’ordre républicain... Dont l’exclusion d’une majorité, pour qu’une minorité s’adonne aux détournements des deniers...

La page du nationalisme réactionnaire n’est pas prête à être tournée !

Raccommoder une constitution truquée par le Raïs et réhabiliter la souveraineté du peuple pour une gouvernance démocratique du pays, sont deux points politico-juridiques exclus des revendications des rebelles irréductibles qu’a toujours enfanté l’Algérie. Peut-il exister une meilleure idéologie que celle de la légalité ? Celle qui peut être armée du bien-fondé de ses idées sur des notions républicaines, et certainement avant la considération idéologique du réalisme égalitaire. La question de constitution votée à l’assemblée, pour le 3ème mandat de Bouteflika est fait peu anodin dans l’Histoire contemporaine du pays, UN VRAI CRIME ANTICONSTITUTIONNEL...

Le soulèvement du début de l’année fut une défense du pouvoir d’achat, scandée tel un très profond sentiment d’injustice. Que les prix de l’huile et du sucre (le beurre et le miel) ont galvanisé au sein d’une jeunesse démesurément niée par les autorités surtout. Puis absente parmi ceux qui s’adonnent à l’action politique frondeuse, et qui tentent de poursuivre la salve populaire des émeutiers qui vraisemblablement les personnes les plus marginalisées au sein, et avec la pratique outrageuse des viols des lois républicaines, de la société toute entière : population et pouvoir en place.

Si le mot « système » est vraiment approprié pour désigner le régime despotique drapé du sigle FLN, ce terme définit exactement la situation de démoralisation tenue par l’appareil drogué des délictueux privilèges d’être au pouvoir. Aussi, il est totalement judicieux pour déterminer les vrais rouages ainsi que les mécanismes utilisés dans la sélection de certains citoyens, par rapport à d’autres, afin que l’appareil institutionnel les abreuve en priorité. La manne pétrolière est un trésor que se sont transmis, 50 ans durant, des têtes à faire penser aux pillards qui ont des butins entre les mains ! Avec lesquels ils entretiennent leurs suites…

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Depuis l’indépendance se sont succédées, à quelques exceptions près, à la tête des affaires du pays, une pléiade de personnes qui ont semé le désenchantement du message des martyrs et ont entravé le moindre progrès. « Rien n’a été fait » est exagéré ! Disent les hommes publics du gotha des journalistes, politicards et intellectuels désarmés de l’analyse intransigeante qui ne pardonnerait jamais les anticipations suivies, et qui se montrées erronées et ruineuses.

Pourtant les données les plus concentrées n’expliquent pas la pauvreté des plus intelligents, l’absence de perspectives ressentis pour les Haragas et les échecs des programmes suivis à ce jour en matière de développement… La corruption est comme un légume sur un plat de couscous, disent les algériens, à propos des catégories avantagées par le fameux système algérien !

Les indicateurs qui résument que le régime algérien est une dictature de faux révolutionnaires, sont précisément au bilan atteint par une Algérie enviée pour ses richesses naturelles dont les générations qui ont suivi l’école, comme une machine de décadence mal conçue par des appareils divorcées de ce qui est le précepte institution sociale.

Les moudjahidine (anciens de la guerre de libération) survivants par opportunisme et par la rente attribuée comme un butin de guerre, trahissent, et pour nombreux d’entres eux encore une fois de plus, leur peuple. Ils sont de vrais dictateurs qui dupent le peuple de slogans qui se sont vidés de toutes matières à les faire admettre. Même s’ils s’opposent au régime ils gardent la main sur les manœuvres, s’adonnent aux surenchères et finalement entretiennent le consensus de la légitimité historique à gouverner.

« La justice sociale », vain et vague précepte dans les idéologies non déclarées !

Les manifestants algériens qui tentent de déloger « les faux révolutionnaires » qui gouvernent le pays, ont ce noble objectif, en brisant le silence pernicieux envers la pratique démocratique. Ils contestent les cercles qui campent farouchement à garder sous leur règne sur les méandres du pouvoir, avec une prédation de la rente des ressources énergétiques.

Les milieux politiques et institutionnels qui asphyxient le feu de paille des manifestations de la CNCD, sont face à un pays qui les suspecte d’être corrompues et médiocres à la fois. D’être un système monté depuis la base, les collectivités locales et leur proximité avec la population, jusqu’au sommet au bénéfice de flics et de députés aux salaires mirobolants.

La CNCD une fois en un samedi consécutifs elle n’a pas manifesté. Ses représentants quadrillés, sur la place du 1er-Mai, par les forces de l’ordre ont marqué encore une fois les esprits. Les grands médias internationaux commencent à les oublier, dans un contexte arabe printanier romantiquement saint, revendicatif et farouchement insurrectionnel.

Ali Yahia Abdenour, Moulay Chentouf du Parti pour la laïcité, Mme Chitour, le représentant des clients spoliés de Khalifa Bank et d’autres membres irréductibles de la CNCD ont bravé encore une fois le climat des policiers venus les entraver sur leur lieu, rendant leur présence un rassemblement. Une expression vraiment audacieuse qui évoque la colère des algériens, et même sans divorçant de leurs convictions, elle ne les mobilise pas encore !