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L’abnégation du Hirak pour le rêve algérien.



Une mobilisation qualitative & consciente lors du 50ème vendredi.


samedi 1er février 2020
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. La symbolique du 50ème vendredi augure qu’une année de manifestations en Algérie, est bien abreuvée de la condensation des luttes d’un peuple pour sa dignité. Une œuvre collective appelée "Hirak" (mouvement) pour un nouveau logiciel sociétal. Où l’obscurantisme nationaliste n’a pas de place et sera remplacé par la véhémence d’une communauté ouverte sur moult espérances.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Les manifestants algériens continuent de braver le régime et d’être en désaccord avec lui quand il réprime les jeunes manifestants en les traînant dans des tribunaux fantoches. Les nouveaux dirigeants présument avoir accorder au peuple la fin de règne de Bouteflika. Mais comme les anciens, ils limitent les pratiques démocratiques et n’ont aucun égard pour la citoyenneté.

- Le format de journalisme satirique pour le Hirak en Algérie. 29 janvier 2020

La réalisation d’une élection présidentielle qui a comblé l’absence du décideur suprême manque de transparence quand la presse internationale a été interdite et les journalistes locaux ont été emprisonnés. Cependant, en dépit de la menace terroriste, le Hirak qui est un mouvement social entier pour ses doléances et assumé par ses meneurs, persiste à exiger la rénovation des élites.

Les frondeurs rejettent l’élection présidentielle de décembre qui a conduit à l’élection de Tebboune. Malgré les connivences opportunistes qui fractionnent la chaîne populaire mobilisée pour le changement, la continuité de la colère reste sérieuse et imprévisible. Le successeur d’Abdelaziz Bouteflika, satisfait la demande populaire d’une main et manœuvre de l’autre pour briser le mouvement contestataire.

Son prédécesseur a été contraint de démissionner en avril de l’année dernière après avoir régner pendant 20 ans, dans une sorte d’euphorie révolutionnaire. Jamais l’Algérie n’a connu une telle convergence des luttes. Et avec une base consciente, donnant des arguments solides aux manifestants d’une inouïe clarté, pour revendiquer un Etat de droit qui lui le 1er est malmené.

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Et d’autres demandes, comme mettre des compétences dans les commandes et répartir équitablement les revenus du pays, n’ont jamais été autant expliquées et reconnues comme les grands problèmes. En réponse, c’est la répression qui s’est installée par voie de justice qui s’en prend à contenir le Hirak, quand l’armée songe à l’action terroriste encore cachée dans un traumatisme collectif.

De l’expression même des manifestants les regroupements sont devenus moins imposants et la répression s’est multiplié. Mais l’engagement est assez large, s’attendant à fêter sa 1ère année, avec une liesse qui ébranle les tenants du nationalisme décadent. Les Algériens ne font plus l’équivoque entre la liberté et l’habilité pour vivre dans l’harmonie paisible, avec les lumières de la modernité et selon le programme égalitaire.

Le mouvement social qui s’est déclenché le 22 février 2019 démontre qu’il a vraiment le souffle long. Car il est le fruit d’une éducation mémorielle connue depuis la guerre de libération. Et Qui s’est raffermie avec des années de lutte pour la démocratie, d’abord contre lé régime du parti unique. Et ce dernier combat est quotidien contre la tradition hypocrite, comme des charlatans les "zaouias", qui sert la bureaucratie impotente.

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