POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Une mosquée progressiste à Paris : initiative féminine pour sortir de la décadence



D’exécrables arriérés ont un excès haineux de la présence de la femme dans les affaires de l’islam


lundi 6 mai 2019
par jaco


Dans un contexte différent du bercail de son origine, l’islam restera-t-il prisonnier de la langue arabe ? Mais c’est à l’épreuve de l’universalité ainsi que de la modernité, que la dernière des grandes révélations monolithiques ne retrouve plus ses valeurs de sagesse spirituelle. Comme elle est en une houleuse nébulosité, les théologiens tergiversent entre les formes et les idées...

Voir en ligne : Notre dossier France

C’est officiel mais c’est encore confidentiel, une mosquée, du nom de "Simorgh", où l’homme et la femme seront à égalité et sans séparation, ouvrira sa porte dès la rentrée sociale prochaine, de 2019, dans la capitale française. Il s’agit du nom d’un oiseau de la mythologie perse, ce qui alimente déjà une contradiction avec l’emprise arabe. La mutation est missionnée par l’islam de France.

- Publié hier : Le musulman en Chine, même intentionné, est diagnostiqué à rééduquer ! 5 mai 2019

Ce n’est pas seulement un lieu, ou plusieurs de culte qui peuvent donner une restructuration des perspectives de l’être attaché à l’islam, afin qu’il vit son époque. Franchement, il va falloir se détourner des tendances, disons-le plus réactionnaires que conservatrices, pour rejoindre des écoles qui existent avec leur particularité de libre esprit : soufisme et Mouâtazila, pour procéder à un éveil civilisationnel.

Si le 1er concept est assez connu pour l’intensité de la pratique ésotérique et mystique, en ayant été décrit maintes fois comme celui des humbles et des sages. Pour résumer ses qualités perceptibles par sa large présence aussi bien chez figures connues, du sunnisme et du chiisme, le soufisme s’oppose, au sein même du tissu humain des croyants, au salafisme.

Le second étant souvent moins commenté, donc moins vulgarisé ce qui le rend isolé des sphères qui tiennent à leurs modèles divergents et souvent renforcés. Pourtant, il devait être celui qui a enfanté Averroès, l’ancêtre de la pensée de Descartes ou du rationnel. Laquelle existe toujours en Islam et qui intérieurement est précisément celle qui dérangent les fanatiques...

Les réformes de l’islam ont été des échecs parce que les "Sahwas" (renaissances), tant souhaités par les progressistes, étaient toutes plus des missions promotionnelles qui ont gâché l’évolution. Plus honnêtement, Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay administrent les groupes Facebook « Voix d’un islam éclairé, Mouvement pour un islam spirituel et progressiste » et « Soufisme progressiste ».

Bien sûr, avec l’exclusion des femmes, aussi bien par "Al-Azhar" d’Egypte qui est devenu le fief de la pire secte des "frères musulmans", qu’au sein de l’association des "Oulémas" de Benbadis en Algérie, les réformistes sont devenus des propagandistes du souvenir de l’ère du prophète... Bien que que les musulmans eux-mêmes tentent d’innover pour adapter l’islam aux règles des sociétés régies par le modèle républicain et la rationalité, ils ne favorisent pas l’égalité homme-femme.

- "Absher", l’appli du gouvernement saoudien pour surveiller les femmes ! 26 avril 2019

Deux jeunes femmes sont à l’origine d’un projet qui ne cesse lui de délivrer la croyance, utilisée par Daesh et Al-Qaïda, de l’obscurantisme en général et de la barbarie spécifiquement. Bien que l’idée d’un islam de France constitue pour beaucoup la tentative de réconcilier cette religion avec un contexte de civilisation qui dispose des sciences, de la laïcité et de l’égalité entre en hommes et femmes, la part du débat n’est tout-à-fait bien aimable, affable et conviviale.

La majorité silencieuse des musulmans, hommes femmes, laïcs, voire progressistes, est noyée sous les discours dominants. A à tue-tête, ces derniers scandent l’archaïsme et même les pseudos idéologies que le fameux islamisme (ou islam politique), alors l’environnement incontrôlable d’adonnent aux prêches "djihadistes" à la radicalité favorisant bien des violences et des pratiques faisant du "salafisme" (conformité aux sources) une véritable tyrannie.

Il va sans dire que le rôle de la femme dans ce culte, reste minime quand le dogme entretient la domination masculine, notamment pour mener les prières. Justement, la révolution qui semble venir plus d’occident qu’uniquement de France, s’apparente à prioriser la recherche scientifique et la philosophie, sur la rigidité quand le prêcheur de la mosquée s’exprimant à des intellectuels les somme d’absurdités.

151_MOSQUEES_2019-02-14_w by on Scribd

Répondre à cet article