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Dans la catastrophe, l’école algérienne devant une réforme qui agite les réacs.



L’idéologie ISLAMO-ARABE qui sème la cruauté prend en otage le système éducatif...


samedi 15 août 2015
par Azouz Benhocine


La réforme qui propose, dès la rentrée 2015/2016, d’accueillir l’enfant scolarisé en Algérie avec sa langue native, celle qui lui a servi aux prémices de sa parole, est accueillie comme un acte antinationale qu’une erreur pédagogique. Elle opte que pendant ses deux premières années, de son arrivée dans le système éducatif, l’enfant transitera, avec la communication adaptée à ses expressions habituelles, déjà introduites de l’acquis linguistique familial : la « Derdja ». Ce qui l’introduira ensuite, sans heurts, dans le processus d’apprentissage des divers paliers et ce avec la langue arabe académique... L’école algérienne enfin sous les yeux des élites et de la société, elle est débattue...

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Posted by Akhbar D’Zaer on jeudi 6 août 2015

L’Algérie vit un intense et vertigineux débat autour du système éducatif, qui s’attend à un premier pas d’amélioration, voire d’innovation, institué lors d’un séminaire et ne relevant pas d’une initiative de la ministre. Une campagne incessante, qui depuis l’arrivée de l’actuelle ministre de l’éducation, déjà surnommée la Dame de Fer pour sa ténacité de suivre ses visions scientifiques, a été traduite plus contre la femme et ce qu’elle fait.

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L’ostracisme des « constantes nationales » auxquelles adhèrent les nationalistes identitaires, connait une mobilisation morbide. Elle est publiquement dite contre les communistes, "Hizb França"(parti de France) et le modernisme accusé d’occidental. Les prédateurs économiques tapis derrière des valeurs aléatoires, maintiennent les blocages et idéologiquement pour que l’école demeure leur chasse gardée. Mais un algérien éclairé, vous dira : je préfère un maire athée ou juif ou bien chrétien, pour ma ville, qui connait la gestion des égouts, qu’un maire musulman qui ne fait rien.

Le lèse-majesté que Mme Nouria Benghebrit assume, n’est pas le crime présenté par les réacs. Il donne rendez-vous à une chaude rentrée prochaine, 2015/2016. Ce qui résonne en défi aux malheurs d’un dogme endémique, sacré mais peu énigmatique… Il paraît que ce sont toujours les grands défis et affronts qui donnent l’élan au progrès de surgir dans le chaos. Telle est l’abnégation de la femme à la tête du ministère chargé de faire évoluer l’école algérienne.

L’intangibilité du système scolaire, plongé dans le délabrement pédagogique, est confronté aux forces de l’irrationnel, voir chauvines. Ces dernières préfèrent l’évitement de toute nouvelle expérience qui rapproche par la langue usuelle, dans les 1ères années de l’école, l’enfant au savoir qu’il attend.

Et malheureusement aussi, ces officines du nationalisme "ISLAMO-ARABE" qui se livrent habituellement à la prononciation de l’identité, n’ont aucun projet pour l’institution éducative, sinon elles sont responsables du divorce de l’école avec les connaissances. L’autonomie d’esprit chez l’élève, n’est pas animée de réussites. Avec l’état actuel de l’école, faut-il continuer aveuglement ? Et pour quoi choisir la pédagogie scientifique ?

Ce qui restera problématique, est le niveau du système éducatif algérien qui ne cesse de plonger, quand les jeunes considérés instruits sont en réalité analphabètes. Oui, que faire de la situation actuelle ? Depuis le début des années 80 quand, après Boumediene, Chadli aligna la continuité de couverture de la souveraineté nationale, par la généralisation de l’utilisation de la langue arabe, les tenants de « l’arabisation » ont substitué à la première expression avec laquelle naît l’Algérien, celle du Coran. Est-ce suffisant pour former l’individu ?

Le mouvement des nationalistes réactionnaires et la trajectoire obscurantiste...

L’apprentissage de la vie en général devait aller sur du velours pour l’être, dont la définition de la personnalité, l’Algérienne surtout, se construit par l’éducation. L’école de l’ingénieur, du médecin et de l’instruction, dépend de ce qui est dans les programmes, alors que la langue officielle promet d’être la seule à vouloir le prodiguer.

L’actuelle autorité algérienne propose qu’aux deux premières années de l’enseignement élémentaire, une période de rapprochement entre le disciple et l’institution, pendant laquelle les rudiments essentiels de l’existence seront appris avec une langue compréhensible au concerné. Cette présentation du projet de l’actuel de Benghebrit a ces détracteurs, ils tiennent à dominer. Ils ont déjà qualifié la ministre de juive, alors que le commun des Algériens sait que son grand-père est le fondateur de la mosquée de Paris.

La terrible mafia qui a commandité qu’on creuse le tombeau de la démocratie, et y enterrer l’identité authentique algérienne, en use de l’entrave linguistique pour que l’école soit surveillée du danger de la "Derja", du "Français", de "l’Anglais"... La langue arabe dont on ne mesure guère, sur les sociétés qui l’utilisent, son effet positif, a peur d’une réforme pédagogique !

Voici les meilleurs relais des nationalistes réactionnaires algériens, qui, dans cette video de la chaîne El-Jazeera, vous feront comprendre que l’école algérienne va revenir à la francophonie avec la "Derja". Quand un algérien se tourne vers la chaîne Qatari, il se rappelle la tribune donnée au terrorisme de la décennie noire.

Les-voilà les amis des nationalistes qui ont pour fond de commerce la langue et la religion. L’école algérienne est sommée d’être arabe, sans ouvrir le bec. Ce qui est autorisé en démocratie, n’est pas islamique : la pseudo-idéologie de conditionnement des jeunes générations...

Nouria Benghabrit-Remaoun, Diplômé de l’Université d’Oran et de l’Université de Paris -Descartes-. Profession : Enseignante-chercheuse. Bio après l’image.

Nouria Benghabrit-Remaoun in Tamanrasset.JPG
"Nouria Benghabrit-Remaoun in Tamanrasset" by Dzoasis - Own work. Licensed under CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Nouria Benghabrit-Remaoun (en arabe نورية بن غبريط-رمعون), née le 5 mars 1952 à Oujda (Maroc), est une sociologue et chercheuse algérienne. Elle est l’actuelle ministre de l’Éducation nationale. Sa rigueur et sa fermeté dans la mise en œuvre de ses décisions, notamment face aux syndicats, lui ont valu le surnom de « Dame de fer ».

Issue d’une famille musulmane tlemcénienne d’origine andalouse, elle est la fille de feu Djilali Benghabrit, ancien moudjahid décédé en 2007, et la petite-fille du frère de Si Kaddour Benghabrit, fondateur de la Grande Mosquée de Paris.

Après une licence en sociologie en 1973, elle soutient en 1977, son diplôme "DEA" d’études approfondies en sociologie de l’éducation à l’université d’Oran, sur la problématique de l’orientation scolaire et professionnelle.

En 1982, elle décroche son doctorat, dans le même domaine d’études que son DEA, délivré par l’université Paris V. Elle est habilitée à diriger des recherches et reconnue spécialiste des sujets relatifs à l’éducation, la jeunesse, les femmes dans la société et la famille.

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