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Des adolescentes dans les attentats de Boko Haram



Des parents ont donné leur fille en kamikaze pour le groupe terroristes nigérian


dimanche 28 décembre 2014
par Azouz Benhocine


Lors d’une conférence organisée par la police nigériane, les autorités n’ont pas hésité de présenter une fille de 14 ans qui a été donnée par ses parents aux « djihadistes » de Boko-Haram, pour servir de bombe humaine, alias kamikaze, dans un attentat. Cela n’impressionne en rien ce qui se passe au nord du pays, où la secte « djihadiste » de tracer les confins du territoire de son propre de Califat, des plus similaires à celui du Daesh sur les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Voir en ligne : Notre dossier : BOKO HARAM

Des filles qui se donnent la mort dans un attentat terroriste est un mode opératoire inconnu, sinon rare, de part le Monde et au sein de la menace islamiste armée. Comme c’est la première fois que des parents impliquent leur progéniture, notamment les filles, dans de tels crimes. Par le passé, pendant la « décennie noire » en Algérie, certains responsables de familles ont marié leurs enfants, particulièrement de la gente féminine, avec des émirs dans l’espoir d’avoir des liens avec des gens qui combattaient pour la prise du pouvoir...

L’affaire de la jeune adolescente a ému l’opinion locale et son histoire a été relatée par nombreuses agences de presse du Monde. Le pays africain de plus de 177 millions d’habitants, en 2014, a 50% de sa population musulmane où émargent les terroristes de Boko-Haram. L’islam politisé a donné au membre l’OTAN, la Turquie, d’être la plaque-tournante des islamistes accédant tant en Syrie qu’en Irak. Serait-il encore possible de soutenir qu’existerait un islamisme modéré ?

Nommée Zahra’u Babangida, la jeune kamikaze a été arrêtée le 10 décembre dans la ville de Kano, du nord-Est qui a été attaquée 4 en une semaine pendant le mois de juillet dernier. L’attentat où a pris part cette jeune fille visait un marché. L’espace de commerce était bondé alors qu’une double attaque suicide l’a ciblait, causant la mort de 10 personnes.

Zahra’u était la quatrième avec trois autres filles, qui ont été conduites par des hommes non identifiés, pour se faire exploser au milieu de la foule. Elle a été blessée quand les autres femmes se sont fait exploser. Dans un hôpital de la ville de la banlieue de Kano, on a découvert qu’elle portait une ceinture d’explosifs.

La police nigériane a incité l’adolescente à raconter comment les terroristes islamistes l’auraient forcée à prendre part à cette attaque suicide. Elle a révélé que ses parents étaient des sympathisants du groupe islamiste Boko Haram. Et c’est aux qui l’auraient amenée dans une cache du groupe islamiste dans la forêt près de la ville de Gidan Zana, dans l’Etat de Kano. Un des chefs lui aurait alors demandé si elle savait ce que c’était qu’une attaque suicide, d’après ses dires.

Depuis 2009 le groupe islamiste sunnite nigérian mène une insurrection. Un bilan global fait ressortir fait 13.000 morts et 1,5 million de déplacés depuis 2009. Ces derniers mois, Boko-Haram a pris le contrôle d’une série de villes et villages dans le nord-est du Nigeria et s’est engagé à créer un Etat islamique dans des territoires qu’il a conquis. Outre qu’il consolide les régions conquises, Boko-Haram multiplient les attaques et les enlèvements depuis quelques années.

Cette nouvelle tendance des filles qui se donnent la mort dans un attentat terroriste de Boko-Haram, permet des pénétrations dans des lieux et sites sans être soupçonnées. Les hommes sont mieux enrôlés comme combattants que récompensent les prises d’otages, tant dans cette région qu’ailleurs. 2000 victimes sont dénombrées des assailles de Boko Haram en 2014, alors que plus souvent les actions terroristes ne sont pas contenues ou évitées.

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