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Mobilisation pour la Libye



Désarmer les milices que noyautent les islamistes n’est pas facile.


samedi 6 décembre 2014
par Gros Emile


La Libye reste bloquée dans l’hésitation, entre un changement positif et un isolement. Les pays voisins, ceux d’Afrique et les institutions internationales tentent de sauver ce pays du bourbier. Le premier étant le regain de stabilité et le second mettre fin aux troubles que commettent, pêle-mêle, des factions, milices, tribus et groupes terroristes.

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

La myriade de pelotons, violents qui se battent pour prendre le pouvoir ou bien contrôler la rente pétrolière, n’est pas tellement précise, pour comprendre qui fait quoi ? D’où une préoccupation arabe, africaine, régionale et internationale d’un pays traîné dans la discorde.

Une évolution notable s’est dégagée depuis début décembre, celle de la victoire de l’armée libyenne sur les hordes islamistes dans la ville orientale de Benghazi. À l’exception de quelques poches cloîtrées dans certains quartiers de cette ville de l’est où le général Khalifa Haftar a élu siège de son QG, le recul des hordes de criminels reste à finaliser.

Les groupes islamo-terroristes nés en prolongement des milices ayant pris part à la chute du despote, se sont réorganisées en « Katibates », c’est aussi l’ancrage islamiste qui guide ces éléments qui refusent de déposer les armes, en revendiquant le projet de la barbarie de la charia islamique.

Les armes entre les mains de civils qui n’aspirent pas de s’assimiler à l’armée, tout en gardant des armes engendre une insécurité. Les islamistes structurés dans le parti local des frères musulmans, ont créé des institutions parallèles.

Depuis la chute de Kadhafi, les efforts pour parachever la transition sont restés vains. Après presque 4 années, la mobilisation internationale et régionale n’a cessé de rallier des partenaires locaux pour débloquer la situation.

Les efforts qui travaillent pour délivrer la population libyenne des troubles et pour la pousser à remettre en marche l’Etat libyen, a lancé une institution officielle à cet effet : le « GIC-L ».

Le Groupe international de contact pour la Libye (GIC-L) est l’initiative de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma. Il a été créé conformément au communiqué adopté par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, lors de sa 459ème réunion, qui a eu lieu au niveau ministériel à New York, le 23 septembre 2014. Il vient de tenir sa réunion inaugurale à Addis Abéba, au siège de l’UA, le 3 décembre 2014.

La réunion a été présidée par l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité, en présence de représentants de la Libye et des pays voisins ( Algérie, Egypte, Niger, Soudan, Tchad et Tunisie), d’autres États membres de l’UA (Mauritanie, en tant que pays assurant la présidence en exercice de l’UA, Afrique du Sud et Nigeria), des membres du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis d’Amérique, France, Royaume-Uni et Russie), des Nations unies, de la Ligue des États arabes et de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), de l’Union européenne (UE), ainsi que l’Italie et l’Espagne. L’Envoyé spécial de l’UA, Dileita Mohamed Dileita, et le Représentant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations unies pour la Libye (MANUL), Bernardino Leon, étaient également présents.

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