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Bianco et Renault aux relations franco-algériennes



De la mémoire à l’économie, deux pays qui se regardent


lundi 10 novembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


M. Jean-Pierre Raffarin a souhaité se consacrer entièrement à ses nouvelles fonctions de Président de la Commission du Sénat français chargée des Affaires Etrangères, de la Défense et Des Forces Armées. Il a demandé de se dessaisir des fonctions de missionnaire spécial de la France pour l’Algérie. Il était dans le même rôle pour la Chine.

Voir en ligne : Notre dossier : ALGERIE - FRANCE

Officiellement, Jean-Pierre Raffarin quitte donc la fonction de représentant spécial dans les relations de la France avec l’Algérie. Alors qu’il était dans la même tâche pour le vaste pays et puissance asiatique, la Chine, soit la question n’est pas encore posée, soit il s’en démène aussi. Une fonction à laquelle, il a donné tout son talent de politicien le plus sage de la droite française actuelle...

Mr. Raffarin est remplacé par Jean-Louis Bianco, un cadre socialiste d’envergure, ayant occupé postes ministériels. Il est actuellement président de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre et conseiller du Premier secrétaire du Parti socialiste sur les questions européennes. Depuis 2009, il devient membre du Secrétariat national du PS et du Conseil national du PS.

En septembre 2012, Jean-Louis Bianco abandonne tous ses mandats électifs, chose très rare en Algérie pour les missions politiques. Alors qu’il était député, il a déclaré la même année qu’il ne se portera pas candidat. Il quitte donc la présidence du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, de maire de Digne-les-Bains et sa plus ancienne fonction de conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Cette désignation, pour s’occuper du casse-tête des relations franco-algériennes, coïncide avec l’inauguration de l’usine Renault dans l’Oranie où Jean-Louis Bianco assiste avec Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française, celui de l’économie Emmanuel Macron et Carlos Ghosn le PDG du constructeur mécanique…

Cette unité de montage a un plan de charge de 25 000 véhicules touristiques par an, destinés au marché local, alors que celle du Maroc atteignant 180 000 voitures destinées à l’export notamment l’Europe…

Les relations de l’ancienne métropole coloniale avec son DOM-TOM, l’Algérie, ont été, depuis l’indépendance acquise par l’Algérie en 1962, à la fois ombiliquées et troubles.

C’est par le parti socialiste, non compris les autres familles de la gauche française, que les relations franco-algériennes sont historiquement compliquées. Quant à la droite, elle est pragmatique et se référant à De Gaulle, pour la compréhension du cas algérien.

Notons qu’au temps de la guerre pour l’indépendance, alors que François Mitterrand était garde des seaux pas moins de 50 condamnations à mort, sans la moindre grâce, ont été accomplies en catimini.

Puis, en 1991, sous le même président français qui est le seul à n’avoir visité l’Algérie, la France socialiste a mobilisé tous ses efforts pour soutenir la théocratie en Algérie, dont les responsables avaient décidé d’annuler des élections intronisant une majorité islamiste à l’assemblée nationale.

Parmi ces exécutions à la peine capitale des combattants du FLN, celle de Fernand Yveton, un militant communiste accusé du dépôt d’une bombe dans une usine de pétrole qui n’a pas éclaté et a été placé dans un lieu pour ne pas faire de victimes humaines.

Le passage précipité à la guillotine de Fernand a été faite dans la semaine qui a suivi la condamnation du présumé par un tribunal, est souvent justifié par le contexte historique. Mais ce n’est pas le seul cas, alors que tous les autres d’arabes exécutés ouvraient droit à tous les recours possibles, qui pouvaient s’exprimer dans les délais de 2 mois, ont été faites à la va-vite…

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