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Déjà 20% des revenus pétroliers perdus pour les producteurs



Une tendance de chute irréversible, l’énergie fossile peut ne plus être une rente fixe.


samedi 8 novembre 2014
par Rebel Kazimir


L’incertitude autour du prix du pétrole, sur le marché international, commence, en cette fin d’année 2014, à alarmer les pays producteurs, notamment les plus rentiers n’ayant que cette ressource. Les fortes baisses des tarifs, enregistrées depuis l’été dernier, ne cessent de plonger. Actuellement, au dernier tarif élevé, la diminution des revenus dépasse les 20% pour une même quantité produite.

Voir en ligne : Notre dossier : Pétrole et Energie

L’embargo sur l’exportation de pétrole non raffiné, en place depuis 1973 aux Etats-Unis, sera levé dans les prochaines semaines selon le nouveau rapport de Citibank. La décision a pour 1er impact, une attaque des ressources de l’OPEP. Les USA passeront avant 2020 (avec 14,2 millions de barils par jour), en 1er producteur mondial, selon la même source, devant l’Arabie Saoudite, grâce aux nouvelles énergies. Le pouvoir sur les prix de l’OPEP s’érode sous nos yeux.

Une indication essentielle est apparue en matière de prévisions, le marché énergétique de la Chine va bénéficier aux Etats-Unis devenant un concurrent sérieux, devant les producteurs traditionnels. Le 1/3 du pétrole mondial revenant à l’OPEP, continuera son déclin inéluctable jusqu’en 2019 et peut certainement s’étaler au-delà, d’après les bouchées doubles des autres pays émergents dont le Brésil.

C’est la 8ème semaine de la chute des prix en ce début de mois de novembre, jamais atteinte depuis 2001. Elle a réduit la valeur de tous les produits énergétiques issus des gisements fossiles. Elle est seulement entamée, alors que les Etats-Unis reprennent en main l’augmentation de leur production aidée par les gaz de Schiste.

La production du « brut US » élargie à tous les autres types, a atteint 8,97 millions barils par jour, au 31 octobre selon l’Administration chargée des informations sur l’Energie aux Etats-Unis. Une note, la dernière, émise le 5 novembre confirme une tendance de tassement de la production, mais cela n’a pas freiné la baisse des prix.

De toutes les données hebdomadaires relevées depuis janvier 1983, c’est la plus forte chute des intérêts de l’ensemble des exportateurs, selon le département des statistiques concernant l’Energie.

L’OPEP va probablement réduire son quota de production, si le coût du pétrole régresse à moins 70 dollars le baril, d’après le Wall Street Journal, citant des responsables qu’il n’a pas identifié. Le groupe des pays exportateurs a produit 30,974 millions de barils par jour le mois dernier, c’est le plus élevé depuis août 2013, d’après les données compilées par Bloomberg.

Ce résultat a dépassé son objectif collectif fixé à 30 millions pour l’ensemble de l’année. Il a été déterminé en commun terme entre les pays concernés en Janvier 2012, mais déjà excédé. La consommation augmentera de de 60% d’ici 2040 par rapport à 2010, a déclaré l’OPEP jeudi. Mais les découvertes de nouvelles ressources ne sont pas complètement élucidées.

Même si la demande va exploser, la production de pétrole mondiale devrait, elle, augmenter de 81,8 millions de barils par jour à 99,6 millions de barils, révèle l’OPEP dans son rapport annuel. Cela n’empêchera pas les nouvelles débouchés et les technologies, souvent jugées moins polluantes, de proposer de nouvelles énergies.

Un prix intermédiaire et alternative écologique : l’innovation est dynamique.

Le groupe de l’OPEP composé de 12 membres, doit se réunir le 27 novembre à Vienne, pour discuter de cette situation. Le secrétaire général de l’OPEP se dit « préoccupé mais pas paniqué » le 6 novembre dernier. Optimiste, le responsable de l’OPEP laisse entendre aussi que les prix vont rebondir dans la seconde moitié de l’année prochaine. L’offre ne dépassant pas exagérément la demande, commenta-t-il aussi, ce qui ne justifie pas un effondrement des prix des marchés, si la consommation suivra. Mais le climat étant plus chaud. Et les pays pétroliers ne sont pas faibles, pour menacer leurs propres investissements dans la production, pendant les prochains mois surtout.

Les prévisions ont fixé une baisse de 0.7% pour octobre 2014, mais elle a atteint 4.2%, de quoi alarmer les fournisseurs. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a réduit toutes ses prévisions pour son pétrole brut jusqu’à 2035, du fait de l’expansion des nouvelles énergies comme le biocarburant, ou le solaire ou bien l’explosion des éoliennes.

L’OPEP a gardé pour l’année prochaine (2015), un équilibre ou une légère hausse des prix, selon les prévisions annuelles du groupe. Ce dernier a tenu-compte aussi que la Libye envisage de reprendre la production de son plus grand champ qui a été arrêté après une attaque cette année...

La descente se confirme, c’est-à-dire que la hausse des prix restera carrément irréversible pendant quelques années...

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