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Vestiges de la diversité de l’identité algérienne



Quelques millions pour des monuments inspirés de la pluralité


lundi 3 novembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


La civilisation européenne est, parcourue par la culture et l’histoire méditerranéenne, fortement ancrée en Algérie. Justifié par la présence de vestiges archéologiques qui expriment cette forte attache, cet apport est, dans le débat politicien, banni par les "constantes nationales" (langue arabe et religion musulmane) primant dans l’identité algérienne officielle. Mais avec l’aubaine de l’explosion de la rente pétrolière dont a bénéficie le pays ces dernières années, la configuration de pluralité a puisé quelques subsides afin de restaurer de significatifs monuments, à l’heure où les constructions de mosquées brassent les milliards...

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«  Medracenar  » par YellesTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Plusieurs opérations de remise en état de vestiges archéologiques sont achevées ou sur le point de l’être, à travers l’Algérie. Certaines de ces réhabilitations d’édifices antiques, tentées par les mairies, sont des décisions locales. D’autres initiées, ces dernières années sur le budget de l’Etat avec des études plus élaborées, relèvent de programmes gouvernementaux.

La Réhabilitation du musée du Sahara à Ouargla, qui vient d’être achevée et annoncée ce jour (3 novembre) par cette dépêche de l’APS, a donné un coup de jeunesse à une œuvre architecturale unique dans le monde. Ce site classé au patrimoine national historique démontre la présence du croisement architectural entre occident et Afrique, avec deux touches des cultures arabe et nernère.

Les travaux ont été confiés, depuis 2010, à des entreprises spécialisées dans la construction artisanale, sous la surveillance d’un architecte qualifié mandaté par le Ministère de la Culture, afin de respecter le style architectural authentique du bâtiment, construit en 1938. Le style architectural antique, combine un timbre du mauresque musulman, avec son similaire africain auquel se rajoute l’européen, vu la date de construction...

Dernière en date de ces actualités, à se consacrer à la valorisation de ce patrimoine vient d’être programmée. La Casbah d’Alger (du patrimoine mondial classé par l’UNESCO en 1992), étant la première action. Ensuite le tombeau berbère de la Imedghacen sera le premier musée en zone rurale en Algérie. Et enfin, le Musée national des antiquités situé aussi dans la capitale.

Ces trois sites ont été sélectionnés pour des opérations pilotes du programme de soutien de l’Union européenne. Le gestionnaire du projet, de l’Union Européenne, Matteo Malvani a annoncé jeudi (30 octobre) à Alger, qu’en 2015 sera lancée cette nouvelle opération à triple plans. Elle est co-financée par l’UE à hauteur de 21,5 M € côté européen, et pour l’Algérie de 2,5 M €. Elle vise à "renforcer la méthodologie de l’inventaire" des sites culturels en Algérie.

Pour replanter l’appartenance de l’antique cité d’Alger (la Casbah) à la civilisation euro-méditerranéenne, il convient de se référer à ce reportage vidéo où il est relaté que la légende d’Héraclès (chez les grecs) ou Hercule (chez les romains) comme source d’existence de l’actuel Alger.

Musée du Sahara à OUARGLA

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«  Ouargla  » par ImadusTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

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