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La Presse Vénale



A la dictature de Ben Ali, des journalistes se sont soumis...


vendredi 31 octobre 2014


Dans tout pays totalitaire, il existe pour de bon un état-major de journalistes au service de l’Etat et de ses hommes. Une image de la Tunisie qui peut exister à l’identique ailleurs.

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La plupart de ces journalistes sont des plumitifs arrivistes, ils sont toujours prêts à faire des courbettes et à se prosterner humblement devant leur maître et seigneur. En l’occurrence, celui qui détient les rênes du pouvoir. président despote ou roi absolu.

Or,durant le règne de Zaba (surnom très utilisé pour l’ancien autocrate tunisien Ben Ali), on a vu défiler devant nos yeux ébahis, toute une légion de ces types d’écrivassiers qui consacraient tout leur temps à flatter servilement le maître de céans…

... À le hisser ostensiblement au rang d’un demi-dieu … Ces lèches-bottes, écornifleurs vils, leur habileté ne se bornait en effet pas à la flagornerie et à la glorification de leur maître. Mais aussi de mentir honteusement a leurs lecteurs et par conséquent au peuple…

De larges manchettes ont été consacrées au dictateur, accompagnées des portraits coûteux publiés dans tous les coins du journal et à sa dulcinée ou égérie, à la trogne d’une adolescente, juchée avec ostentation, à côté de lui, souriante avec hébétude. Montrant des dents opalines…comme ciselées avec de l’or.

C’est cette presse, avec tous ses contingents de journalistes farfelus, vendus au diable, qui nous a mis dans ce pétrin. Et qui nous a rendus aussi idiots que le dernier des hommes des pays du golfe …

C’est cette presse, avec sa politique de servitude et d’esclavagisme, qui nous a réduits à cet état de misère et de marasme intellectuel, qui nous a plongés dans ce bourbier politique inextricable, dans cet affreux labyrinthe social, qui ne débouchera inéluctablement que sur notre déconfiture totale….

Les souvenirs de cette presse partiale et injuste sont encore vivaces dans notre mémoire. Ils y seront à jamais indélébiles, comme des tatouages tenaces sur le corps fragile de l’humaine condition…

Dr Mohamed Sellam

msellam83@yahoo.com 

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