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Le neveu de Bouteflika dans un scandale d’abus de pouvoir



Enseignante et directrice de l’école El-Ibrahimi, à Alger, révoquées !


mardi 21 octobre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le régime algérien que squatte la dynastie Bouteflika, installée à la présidence depuis 15 années, vient de connaitre sa pire bourde. Une histoire commise en un flagrant et impardonnable abus à l’encontre de deux salariés du système éducatif, voire de l’ensemble des employés des écoles algériennes.

Selon le sérieux quotidien d’informations, en langue arabe, El-Khabar, traitant une information parue sur les réseaux sociaux du Net, à cause du neveu du président de la République, l’enseignante et la directrice de l’établissement scolaire, nommée par ce journal Moussi Sorya, où est accueilli l’enfant fils du frère du raïs, ont été licenciées. Lire ICI le sujet El-Khabar.

La révocation de la directrice de l’école Bachir El-Ibrahimi (voir carte de positionnement à Alger) et du professeur de la langue française dans le même établissement, ne saurait être un fait anodin, tel celui du prince relevant de l’indiscutable ! Sur le plan éthique de l’éducation, les autres élèves de la même classe ont, pour ce cas, vécu, avant l’heure, la meilleure leçon de l’Algérie de demain !

Bouteflika n’a jamais cessé d’être cité dans les scandales, pourtant sans vraiment lever des frondes populaires. Cette h

Pourquoi la construction qui peut se faire avec un tel fait, paraît être le mauvais sens qu’emprunte l’Algérie ? Voir pourquoi, l’information que le neveu du président de la République, ait reçu les observations de son maître sur la non-réalisation de leurs devoirs et de ne pas apporter son livre de lecture, soit une belle tare ?

Voire, c’est une actualité sortie des poubelles des esprits, mais pas du tout anodine dans une réalité délétère. Au clan rassuré, avec le pays, par un hémiplégique à la voix rouillée jusqu’à être l’inaudible, c’est aussi un scandale.

Selon El-Khabar, c’est l’enfant qui s’est plaint de son maître. Pour une comédie dramatique adéquate à une dictature, l’Algérie tient ici sa tragédie comique. La direction de l’école aurai reçu une injonction pour punir l’enseignant qui est une femme...

... Et comme la directrice a refusé de sanctionner injustement l’éducateur, jugeant sa pratique des plus normales, elle a été, elle-même, révoquée avec sa subordonnée. Si un tel fait peut se dérouler dans une école publique, la république algérienne devait répondre de l’éthique primaire.

Madame la ministre, Benghebrit, est interpellée pour la protection des employés sous sa responsabilité. Au-delà, le pays devait aussi savoir que dernièrement les grands journaux algériens, le francophone El-Watan avec El-Khabar se sont plaints de la menace de se voir couper les vivres... Nous avons publié un article sur POPULI-SCOOP, à propos des médias et de la presse critiques en Algérie.

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