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Steven Sotloff : 2è journaliste américain décapité par l’EI



Au début le Daash a bénéficié des aides avec l’opposition syrienne...


mercredi 3 septembre 2014
par Hugo Mastréo


Quand la mère du 2ème journaliste américain, Steven Joel Sotloff que l’EIIL (Daash ou ISIS) aurait décapité le 2 septembre, s’est adressée à ses kidnappeurs, elle avait déjà reçu un émail, ou un autre message des bourreaux. D’où son intervention, sachant le destin de son fils. Vous pouvez consulter son appel d’épargner son fils, tel aussi l’annonce dundestin qui attendait l’otage.

Voir en ligne : Notre précédent sujet : Décapitation de James Foley, Obama déclare la guerre au Daash (EIIL ou ISIS)

L’otage a vécu au Yémen pendant des années. Il parlait bien arabe et était aimé par ceux qui des musulmans l’ont connu. C’est pour cela aussi qu’il était menacé de décapitation. Âgé de 31 ans, Steven Sotloff est le second journaliste américain, après James Foley avec lequel il était en captivité en Syrie, qui aurait été exécuté par les djihadistes de l’Etat islamique (EI).

Le Journaliste Steven Sotloff a toujours cru que les rebelles syriens possédaient, et peut-être aussi ont utilisé, des armes chimiques à Alep. Pendant les jours où il a été enlevé, il voulait signaler et faire une révélation, à partir d’une fuite de conversations, sur l’usage de ses redoutables armes. Ce qui était attribué au régime d’Assad, mais très peu d’experts ont accordé crédit à cette version. Voici un blog syrien dont les auteurs connaissaient Sotloff qui le révèle.

Après que la vidéo a été authentifiée par les Etats-Unis, un contingent de 300 hommes a été à Baghdâd pour la protection de l’ambassade américaine. Ce qui exposerait aussi ces hommes à une confrontation directe à l’ennemi. La capitale irakienne recèle plusieurs affidés au Daash, qui opèrent avec les attentats de Kamikazes plus que dans d’autres régions.

Capturé en août 2013, à Alep, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, le reporter avait disparu depuis le 4 du même mois, voilà un peu plus d’un an. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Caitlin Hayden dans une déclaration à la BBC, a explicitement reconnu l’authenticité de la vidéo : « La communauté du renseignement des États-Unis a analysé la vidéo publiée récemment, montrant le citoyen américain Steven Sotloff, et a jugé qu’elle est authentique » .

Outre les officiels américains, la confirmation de la véracité de la vidéo a été annoncée mardi par le SITE Intel Groupe, qui veille réseaux extrémistes. Il offre l’analyse de la vidéo, dit-il qu’elle a été certainement réalisée à l’aide de deux caméras. Elle est intitulée « un deuxième message à l’Amérique ». De 2 minutes, 46 secondes, la séquence vidéo a été produite par al-Furqan, la Fondation Médias du groupe EIIL-Daash-ISIS. Elle a été chargée sur un site Web de partage de fichiers, le 2 Septembre.

Le journaliste américain était habillé d’une combinaison orange semblable à celles utilisées dans la prison de Guantanamo-Bay. S. Sotloff était à genoux dans le désert, avec un homme vêtu de noir, tenant un couteau dentelé. L’arme est plus horrible que celle utilisée lors de l’exécution de James Foley.

Lors de l’exécution de ce dernier, les messages sur Internet qui tiennent à la théorie conspirationniste ont émis cette remarque : le sang n’a pas coulé lors de l’égorgement... Chose courante quand les lames ne sont pas bien aiguisées.

Son ravisseur-bourreau dit, avant de passer à l’acte, « Je suis de retour, Obama. Et je suis de retour à cause de votre politique étrangère arrogante contre l’Etat islamique. A cause de votre insistance dans la poursuite de vos bombardements et [propos pas clairs] sur barrage de Mossoul, en dépit de nos avertissements sérieux. Ainsi, tout comme vos missiles continuent de frapper notre peuple, notre couteau continuera à frapper le cou de votre peuple... »

Vraisemblablement, ce n’est pas le même homme qui a été dans la précédente décapitation d’il y a deux semaines. Cependant le même accent londonien, reste reconnaissable, est utilisé.

Il est aussi connu, selon les témoignages d’autres otages ayant eu leur liberté, qu’un groupe de djihadistes anglais, surnommé les « Beatles », détient des personnes occidentales en Syrie. L’État islamique a menacé de tuer un troisième homme, dans la même vidéo publiée concernant Steven Sotloff.

La prochaine victime a été identifiée, comme étant David Cawthorne Haines. Il s’agit, selon le Washington Post, d’un travailleur humanitaire britannique, qui a été militaire, enlevé en Mars 2013 dans un camp de réfugiés près de la frontière de la Syrie avec la Turquie.

L’État islamique retient également au moins deux autres prisonniers occidentaux, qui sont tous les deux Américains. Une des captives est une femme de 26 ans, dont le nom n’est pas révélé. Comme Haines, c’est une travailleuse humanitaire. Elle avait été faite prisonnière des islamo-terroristes depuis le 4 août 2013. Pour laquelle les militants de l’EI exigeraient une rançon 6,6 millions $, afin d’épargner sa vie. Un autre et 4ème otage, est un homme non identifié.

Ce qui reste frappant dans ces décapitations, les terroristes qui ont proclamé un califat sur les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak, communiquent désormais à l’échelle universelle. Quand des dizaines de soldats syriens sont massacrés, les réactions sont moins fortes et propagées que pour les deux journalistes américains.

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