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La procédure pour crimes de guerre entamée pour Gaza



L’ONU acculée pour la gravité des tueries


jeudi 24 juillet 2014
par Azouz Benhocine


Exposés à de nouveaux obus et bombes contenant des fléchettes métalliques, les palestiniens de Gaza fuient dans un insoutenable désespoir. Même les responsables de l’Etat hébreu reconnaissent que ces bombes larguées ne sont pas interdites, alors qu’elles provoquent des victimes en masse.

Voir en ligne : Notre dossier : Gaza Israël Palestine

Les enquêteurs onusiens sont déjà sur le chemin pour constater les affres que subit la Gazaouis. Mais confrontés à l’impunité, ils attendent que les mouvements qui soutiennent leurs travaux mettent la pression sur leurs responsables et Etats. Crimes de guerres et crimes contre l’humanité n’auront aucune difficulté de s’établir, mais l’Etat guerrier et colonisateur reste intouchable.

Dans l’espoir de maximiser les chances de survie dans la pluie de bombes et les pilonnages, les familles palestiniennes de Gaza, prennent la décision déchirante de se diviser en différents endroits pour échapper au frappes de Tsahal. Mère et fils trouvent refuge différemment que le père et la fille.

C’est plus un agissement super-armé qui a pour but le dépeuplement, qu’une opération chirurgicale que comme la présentent les médias, en connivence suivants leurs Etats, avec une tuerie à grande échelle. L’horreur de cette guerre ne peut rester sans conséquences, souhaitent les palestiniens qui ont acquis un statut d’Etat à l’AG de l’ONU.

Et les pays, connus pour proches d’Israël, sont maintenant discrédités aux yeux de l’humanité. Outre qu’ils étaient obligés, à la surprise de tous, de suspendre les vols aériens de transfert de voyageurs vers le principal aéroport de Tel-Aviv, ils subissent la pression des manifestations soutenant la résistance. Cette dernière est devenue elle-aussi très démonstrative, le Hamas livre une guerre artisanale qui monte chaque jour en puissance.

L’offensive commencée le 8 Juillet par Israël déclarée avoir l’objectif l’arrêt des tirs de roquettes à partir de Gaza, relance aussi le mouvement hostile à l’Etat hébreu. Alors que pleuvent les sondages formulés, dans les pays atlantistes notamment les USA et la France, favorables à cette agression. Or, ce genre de prospection est souvent biaisé par des panels inidentifiables et aux résultats très souvent démentis par les réalités.

Mme Navi Pillay, haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme monte au créneau. Elle a déclaré que le droit international a été certainement violé. Kyung-wha Kang, secrétaire général adjoint à l’Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, a précisé que les civils de Gaza n’ont pas d’abris et ne trouvent pas ou aller, précisant que « 44% de la terre a été déclarée « zone de non-droit »par l’armée israélienne » .

Israël se prépare d’ores et déjà à empêcher toute enquête autorisée de l’ONU, et prétend le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies est déloyal. Mais cette phase est entamée.

La communauté internationale que l’organisation des Nations Unies fédère estime qu’environ 74% des personnes tuées dans la bande de Gaza sont des civils, insistant que des cliniques médicales et des établissements non militarisés sont touchés par les frappes aériennes.

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