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2è grand attentat en 3 mois, en Algérie !



Doctrine sécuritaire face à islamisme régénérateur et de soutien...


lundi 14 juillet 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


C’est le second attentat d’ampleur pour qu’il soit cité et relaté, depuis l’élection de Bouteflika pour un 4ème mandat usurpé à l’avancée démocratique en Algérie. 2 jours après le vote du 17 avril dernier, une embuscade montée par des terroristes, contre un contingent de l’armée rentrant à son casernement en Kabylie, s’est soldée de 11 soldats tués sur le coup, et puis revue à la hausse, son bilan est de 14 morts... 3 mois plus tard, aucun terroriste n’est abattu et plusieurs vies humaine de pertes côté l’institution chargée de la sécurité !

Voir en ligne : Notre dossier : AQMI * terrorisme * Al-Qaïda * Algérie

7 membres des forces de sécurité qui patrouillaient dans l’ouest du pays, ont été tués lors de la soirée de samedi. C’est donc la deuxième attaque de grande envergure non-moindre qui a visé l’armée en trois mois. (notre sujet sur le fait du 19 avril 2014) Elle a eu lieu à Sidi Chaib dans la wilaya (département) de Sidi Bel Abbès, située à quelques 400 km à l’Ouest d’Alger.

Précisément, il s’agit de trois soldats de la Gendarmerie Nationale et quatre gardes municipaux qui ont été tués dans l’explosion d’une bombe. La déflagration a été déclenchée au passage d’un convoi de transport de ces troupes, combinées de deux corps, qui travaillent sur la sécurité.

Après la décennie noire des années 90, la région ouest d’Algérie a montré une légère accalmie, par rapport au reste du pays. Mais Bel-Abbès était, pendant cette sombre période, la zone où les islamo-terroristes arrêtaient les bus et égorgeaient les filles qui ne portaient pas le hidjab. Il est vrai aussi que les attentats sont devenus plus rares pendant la 1ère décennie du 3ème millénaire dans ce qui est l’Oranie.

La branche maghrébine d’Al-Qaïda, la fameuse AQMI dont dit-on est constituée d’Algériens, et soutenue par les autres militants islamistes, est très active, en particulier dans le sud où les frontières du désert sont poreuses. Elle procède également avec des attaques sporadiques dans le nord.

Contrairement à l’idée que ce n’est pas une grande attaque, parce qu’il est facile d’enterrer une bombe et la laisser exploser quand un convoi passe par là. Nonobstant la réussite de l’opération est probante pour les criminels. D’ailleurs, la seconde où aucune perte n’est enregistrée dans leur camp. En plus, se rajoute l’expérience de pouvoir manœuvrer à distance des engins mortels.

Les gardes municipaux, dont les membres étaient parmi les personnes tuées dans l’attaque de samedi, font partie d’un corps de sécurité mis en place par le ministère de l’Intérieur dans les années 1990 pour aider à combattre le terrorisme islamiste. Ils sont souvent en mésentente avec les autorités pour le traitement qui leur ait réservé, et manifestent souvent...

C’est à l’est de l’Algérie et au sud que sont apparues de plus intenses frappes terroristes ces dernières années. Les frontières avec la Tunisie s’avèrent être plus contrôlées. Tandis qu’avec la Libye, l’angoisse des Algériens est très visible actuellement. L’affaire d’In-Amenas, qui est suivie par les justices des pays des victimes ressortissantes de pays étrangers, dénote comment la géographie du terrorisme en Algérie est liée aux faits d’actualité.

La région de Bel-Abbès, à l’époque (de la décennie noire) était bien touchée par le désarroi que traversait l’Algérie. L’usine d’électronique qui, du secteur public, était un fleuron des fabriques des produits d’électro-ménager a été incendiée par les islamo-terroristes, laissant sur le carreau plusieurs centaines de salariés.

Il n’y avait pas les téléphones portables et les caméras pour, comme il se fait actuellement en Syrie ou en Irak ou bien dans d’autres régions du Monde, pour rapporter les douleurs encourues. Et qui resteront des traces indélébiles dans le traumatisme collectif que subissent les Algériens à travers d’anonymes travailleurs dans les services de sécurité de l’Etat…

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