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La France de second rôle et les intérêts en Iran



Retard économique sur la voie de l’égarement diplomatique


lundi 11 novembre 2013
par jaco


Voulant imprimer sa voix dans les affaires mondiales, la diplomatie française fait capoter l’accord avec le mollah « Rohani » sur le nucléaire. Déjà déroutée dans l’histoire des armes chimiques utilisées en Syrie, la France a brisé le fragile et ultra-bouillant dialogue entre l’Iran et les pays occidentaux qui exigent un contrôle de l’enrichissement de l’uranium.

Le régime théocratique opaque de Téhéran, toujours implacable avec les tempêtes de ses contradicteurs internes et internationaux, préconise de son côté de ne pas reculer sur ses ambitions, d’enrichissement de l’uranium, à la légalité étriquée.

Pour les deux coups, de la Syrie et maintenant de l’Iran, l’ombre de l’Etat hébreu, qui sera visité dans les prochains jours par le président français, étale une chape transcendante quant à une proposition française affranchie des influences exogènes. Notamment parmi ces dernières, celles qui font perdre aussi des intérêts économiques à la France où l’emploi ne cesse de se dégrader.

Une ruée effrénée des entreprises américaines est en plein manœuvre depuis l’été 2013 en Iran. Alors qu’on chante au Monde le boycott du pays des Mollahs. La NSA qui travaille sur l’espionnage Internet de l’Oncle Sam, mène une veille pour bloquer les opérateurs européens de travailler en Iran.

Et si l’emploi reprend aux Etats-Unis, c’est parce que les commandes explosent. Telle une autre projection contenue par le second mandat de Barack Obama dont les derniers gestes sont les marqueurs. Les USA mobilisent plus maintenant leurs moyens à leur économie qu’aux guerres lointaines.

Sur l’autre versant des échanges mondiaux, la Chine et la Russie, échappant à cette ligne hostile à l’Iran, sont dénoncées ouvertement de ne pas respecter l’interdit et le respect de directives internationales, dans les rapports avec l’Iran.

Mais ce sont en réalité les entrepreneurs américains qui foncent devant les européens et les déclarés régimes non-démocratiques de Pékin et de Moscou. Le dégèle en vue, après une discussion téléphonique du locataire de la Maison Blanche avec Rohani, est placé comme un segment de la reprise économique.

Sur son site, « Usines Nouvelles » reprenant des sujets parus sur Le Figaro et Le Canard Enchainé, révèle que General Motors avancerait ses pions pour retourner en Iran, après avoir empêché PSA d’y poursuivre son activité.

Une pression a été faite l’année dernière sur l’entreprise française, lors de la signature de leur alliance, afin qu’elle interrompe ses livraisons de pièces détachées vers l’Iran. De son côté GM mène depuis six mois une offensive pour y étendre ses propres activités commerciales.

En matière de pragmatisme, les prochains jours diront si l’échec provoqué par la France à Genève, après 3 jours de travaux, n’aura été qu’une embûche artificielle sur la voie d’un accord avec l’Iran, ou bien réellement un coup d’éclat des faucons qui organisent la situation conflictuelle au Proche-Orient.

En effet parmi les réactions à la position française tombée à l’impromptu, celle du républicain John MacCain. Son message sur Twitter dit : vive la France :

La décrispation des relations entre l’Occident et l’Iran depuis le départ du président Ahmadinejad et son remplacement par le « pseudo-modéré » Hassan Rohani continue sans tenir compte des réactions qu’elle suscite. Elle est en marche et elle agace Israël et ses alliés inconditionnels.

Etonnant que la France s’inscrive, à Genève pour le nucléaire, en contradiction de la rencontre, à New-York en marge de l’assemblée générale de l’ONU, de François Hollande avec le nouveau responsable iranien ? Est-ce une incohérence entre François Hollande et son ministre, déjà que plusieurs ministres ont été déjà éjectés...