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Abu Dhabi, fief des placiers du terrorisme islamiste - 1ère Partie -



Des agences dites de sécurité derrière les actes criminels dans le Monde arabe


jeudi 31 octobre 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ce n’est pas parce que le Qatar, l’Arabie Saoudite ou bien le leader des EAU (Emirats Arabes Unis), Abu Dhabi, sont riches et inégalitaires qu’ils sont honnis par les révolutionnaires arabes. C’est parce qu’ils entretiennent une adversité, aussi injustifiée qu’aveugle, traduisant une volonté de domination à l’égard d’autres pays arabes. Cette domination est devenue plus visible depuis 2011, en exploitant l’opportunité des troubles du « Printemps Arabe » pour multiplier ses manœuvres.

La question de savoir comment les islamo-terroristes trouvent leurs colossaux moyens, connait sa première réponse avec celle des ressources ramassées en contrepartie de libération d’otages occidentaux. Aussi, il y a l’aide directe des monarchies réactionnaires arabes qui s’effectue de la manière la plus secrète, via des agences dites de sécurité basées le plus souvent à Abu Dhabi.

Et elle n’est pas la seule. Il y a aussi les faramineuses cotisations, solidairement participatives des islamistes, ramassées grâce aux réseaux affichés pour la solidarité, mais alimentant le « djihad ». A cause de cette dernière selon sa caractéristique sociale douteuse, le soutien au terrorisme ne peut facilement décelé ou reproché.

Les dénonciations du Qatar et de l’Arabie Saoudite ne manquent pas, par contre ceux ayant trait à Abu Dhabi restent peu relayées car rares aussi. Cette principauté est la plus grande de ce qui est les EAU (Emirats Arabes Unis, composés de 7 micros Etats et créés en 1971). Avec 2,12 millions d’habitants Abu Dhabi doit son nom à la ville fondée en 1791 suite à un clivage avec les Wahabistes.

Concernant les prises d’otages, les assurances ont créé à cet effet des clauses et même de contrats spéciaux pour leur clientèle présente dans les zones à risques. L’industrie des enlèvements a un double impact politique et financier. Donc les rançons d’échange connaissent un modèle économique institutionnalisé.

Plus largement donc, il y a un donc un certain ancrage dans l’islam de l’entraide que les mosquées abritent. Outre son objectif par exemple de défense du voile recommandé aux femmes ou bien la « Zakate » destinée aux démunis, un discours perceptible uniquement en langue arabe (celle du Coran) prône, parallèlement à l’explication du Coran, la tolérance du crime que certains théologiens, au nom du djihad, revendiquent.

Auprès des monarchies réactionnaires arabes, ce sont des établissements privés qui travaillent pour canaliser le « Printemps Arabe » afin d’installer les islamistes en épilogue des révoltes de 2011. Ces officines agissent pleinement en Libye et en Syrie. Elles ont de solides contacts, y compris avec les Talibans, dans le terrorisme international. Et elles ont pignon sur rue dans le commerce international de l’armement, et se présentent aussi comme ayant des troupes travaillant pour la garde-rapprochée. Les plus connues sont Olive et IGG, tous deux basés à Abu Dhabi avec des succursales-relais dans le Monde

IGG « International Golden Group », l’agence du roi d’Abu Dhabi derrière les islamistes Libyens et canal des « djihadistes » internationaux en Syrie

Abu Dhabi est dirigé par, on ne sait quel droit lui a donné d’être monarque, Khalifa ben Zayed Al Nahyane qui est propriétaire du club de football Manchester-City. Quelques familles lui sont liées par des mariages opérés avec la tradition des échanges de filles, se distribuent le pouvoir. Parmi ces clans familiaux, celle d’Al-Kaâbi Mohammed Hilal qui fut un adjoint du chef d’état-major forces armées qui lui n’est autre que le frère du roi.

Fadel Al-Kaâbi La famille Al-Kaâbi est arrivée à devenir le cercle opérationnel dans ce qui est le Printemps Arabe en créant des partenariats avec les plus grands groupes occidentaux, donc sans la Chine et la Russie, spécialisés en armements. Actuellement elle est représentée par Fadel Al-Kaâbi qui détient depuis 2002 le Groupe international (IGG). Qui une agence chargée de gérer un portefeuille d’investissements dans l’industrie d’armement.

Une multitude d’agents commerciaux agissant en tant qu’intermédiaires, pour les entreprises occidentales d’armement, sont en relation avec IGG. Citons les plus connus : l’ancien secrétaire à la défense de William Cohen, qui est à la tête de Cohen Group ou bien le plus actif des agents qui vend pour plusieurs milliards par an, le Belgo-grecque Christian Hadjiminas.

IGG sert de couverture pour les opérations secrètes menées par les Émirats arabes unis à l’extérieur de ses frontières. En 2011, elle a envoyé de grandes quantités d’armes légères aux forces rebelles attaquent le régime de Kadhafi en Libye, via l’entreprise publique albanaise Meico.

Puis En 2012 et 2013, un arrangement similaire est pensé par IGG pour mettre en place l’aide aux rebelles syriens qui combattent le régime de Bachar al-Assad. Là, priorité est faite aux islamo-terroristes !

En effet la provenance des financements directs et des équipements, mérite d’être établie. Les armes sophistiquées, dont disposent les islamo-terroristes pour avoir une force de frappe inégalée notamment avec les tonnes d’explosifs dont ils en font usage en Irak ou en Syrie, sont le plus souvent fournis par l’IGG.

Si cet ennemi est commun à l’humanité, ses pourvoyeurs restent impunis et jouissent, tel le Qatar, de meilleurs auspices.

A suivre, 2ème Partie : Les monarchies réactionnaires arabes redoutent le « Printemps Arabe », comptent sur les islamistes pour les sauver.