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Algérie : les mosquées remercient Allah du rapatriement de Bouteflika



L’islam algérien entre les mains du terrorisme et des veuleries du Minbar...


samedi 20 juillet 2013
par Azouz Benhocine


Une circulaire, DOCUMENT CI-APRES ILLUSTRANT CE SUJET, reçue par plusieurs mosquées algériennes, exige des prêcheurs de la grande prière du vendre 19 juillet de remercier Allah pour le retour au pays de Bouteflika. Et à son rétablissement est qualifié comme une bénédiction dans cette note interne mais bien informelle. Ce qui interpelle l’opinion, l’homme est tellement usé...

Voir en ligne : Notre Dossier : BOUTEFLIKA DIRIGE L’ALGERIE

Le retour de Bouteflika, après 80 jours de soins, n’a rien résolu ou activer des cadences lentes et équivoques de son règne. Le pays n’a pas repris assurance de sa bonne gouvernance ou renouer avec l’élan de perfection, au contraire ! Par ailleurs, le mois du jeûne accentue la léthargie des leviers qui font renouer avec une quelconque dynamique.

Le regard hagard et la posture aphasique rajoutent au mutisme des images montrées dans les médias, un brin de mélomanie inabordable. A 76 ans, le raïs ne répond pas à l’opinion qui espère… Largement suivie par les algériens, l’absence n’a pu être médicalement écourtée. En vain, les curiosités restent inassouvies après le rapatriement de Bouteflika du lundi 15 juillet. Compatissant à ce retour, les prières n’ouvrent guère, elles aussi, droit à plus d’éclairages.

La communion du Ramadan bascule au mauvais usage habituel de la religion. C’est le cas de plusieurs directions départementales des affaires religieuses qui demandent aux prêcheurs qui déclament leur discours lors de la grande prière du vendredi, notamment pour celle du 19 juillet, de remercier le maître des cieux pour le retour, sain et sauf, de son excellence. Avec l’indécente manipulation, la circulaire reçue par plusieurs lieux de culte du pays, rappelle aussi les 1,5 de martyrs…

La faille physique du raïs, se situant aux organes sensibles, le cœur, l’irrigation sanguine et le cerveau, n’a aucune gravité disent ses soutiens, prenant les moineaux dans le ciel pour des satellites. Même si la durée des soins les met à faux et la lourdeur de la pathologie l’oblige à l’effacement, ceux qui ont annoncé son rétablissement dès la première semaine de son éviction sur Paris, ne s’excitent plus à le revoir plus énergique. Les images d’un homme figé sont parlantes dans le silence indéfendable.

Laissant des projets politiques primordiaux (projet d’amendement constitutionnel parmi tant d’autres) dans l’indécision, et le pays dans l’attendre d’une autre prolongation de convalescence à suivre localement, l’espoir que le président se remettre sur pieds s’amenuise. S’il n’y a aucune controverse dans une telle situation, c’est que l’Algérie a traversé toutes les sortes de crises, à la limite des intrigues, institutionnelles que peut abriter le premier palais.

Il n’est même pas inquiétant, tant qu’il s’accroche au pouvoir, de déclarer son empêchement, malgré son incapacité physique, qui est trop visible pour être démentie. Pourquoi créer un remue-ménage, puisque la succession est déjà ouverte et...

... Sa troisième mandature arrive à échéance en 2014, c’est-à-dire dans quelques mois. Alors qu’une quelconque quatrième possibilité de squatter le palais d’El-Mouradia est devenue, pour raison de santé, quasi inimaginable.

Il n’est d’ailleurs pas facile de débattre où d’informer sur l’Algérie, sans s’ancrer aux amères réalités des pratiques politiciennes auxquelles se livrent tous les apathiques rouages. Quand nombreux partis et personnalités appelaient à un 4ème mandat, ne savaient-ils pas que Bouteflika a falsifié la constitution pour s’arroger un illégal 3ème ?