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OTAN : FIASCO AFGHAN ET CRISE



Pour qui roule l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ?


mercredi 23 mai 2012
par N.E. Tatem


Les discussions des chefs d’Etat ou de gouvernement des 28 pays membres l’Otan ont été réduites à la formalité de la sortie de l’Afghanistan en 2014, telle est l’urgence. Or les pensées des ces responsables se sont plus penchées sur l’utilité et nouvelles missions, quand l’hégémonie américaine apparaît seule bénéficiaire... Les frais de maintenir les choses dans l’état où elles se sont passées à ce jour, déplaît aussi aux peuples qui sont taxées pour subvenir à des guerres souvent injustifiées et inutiles.

La manifestation de quelques personnes lors de la réunion des chefs d’Etats membres de l’Otan, 21 et 22 mai 2012 à Chicago la ville d’Obama, disait clairement aux dirigeants qu’il est inadmissible de faire des guerres avec les impôts. Au temps des vaches maigres, des brimades sociales, des faillites de pays et des chômages massifs, le retrait des troupes de l’Afghanistan en 2014, se prépare au même fiasco, de février 1989, vécu par l’armée soviétique.

En temps de crise et d’une croissance mieux domestiquée par les pays émergents, les peuples des pays membres paient rubis sur ongles deux frais : ceux des conquêtes guerrières sans issues et des austérités réduisant tous ce qui a trait aux dépenses sociales dont l’éducation. Repenser les dépenses militaires est politiquement imposée par la conjoncture, mais aussi par une conscience que la misère a imposée.

Quand les sociétés multinationales affichent de faramineux bénéfices, la solution à la crise qui ruine les populations, en les privant de logements comme les subprimes aux USA à l’été 2008, consiste à aider ces grandes entreprises en soutenant tant leurs trésoreries que leur liberté d’entreprendre en sous-payant les emplois. Donc le contexte pousse tout le monde à se questionner sur le sujet du financement de l’OTAN, la machine de guerre.

L’Otan sert ces multinationales, en matant les Etats voyous (Afghanistan, Irak) et prochainement Iran ou Chine ne respectant pas les droits de l’homme ou bien ayant d’extravagantes ambitions nucléaires. L’organisation militaire des alliés, car née en 1949, ouvre, à ces instruments économiques et industriels, à la fois de nouveaux marchés et des sources inespérées de matière premières.

Quand les coupes budgétaires touchent des secteurs comme l’inscription dans les universités canadiennes où une crise, qui a duré exactement 100 jours au moment où se tient le sommet de Chicago, nous en sommes à la création du bouclier anti-missile comme prochaine opération. Qui elle-même est coûteuse, pour la mettre en place outre, elle générera davantage de nouvelles dépenses qui resteront continuelles pour l’entretien des installations (observations d’attaques) et arsenaux (de riposte en cas d’agressions).

La perception nouvelle que se sont fixées les opinions, dans la situation de crise qui a pour conséquence première l’appauvrissement des populations, c’est que l’Otan assure plus l’hégémonie exclusive des Etats-Unis, sans grand intérêts probants pour les 28 autres pays membres. Ces derniers mobilisent leurs hommes et leurs budgets, les deux sur les dos des populations, tandis que stratégiquement les seuls bénéficiaires sont uniquement les USA.

La technologie utilisée dans le programme anti-missile qui revisite des idées de l’ancienne guerre-froide, sort d’usines américaines et est payée ou même accueillies (voire achetée) par les partenaires…

Une doctrine nouvelle a été proposée par le premier responsable de l’Otan, Rasmussen. Ce dernier l’a désignée « défense intelligente ». Celle-ci, dit-il : « fournira plus de sécurité, pour moins d’argent, en travaillant ensemble ». Cette formule, d’invention américaine, prévoit d’unifier les manœuvres, la logistique, l’achat d’armements (le chasseur étasunien F-35 attend son heure du grand business). Un simple escroquerie entre Etats, le capitalisme en est friand de renflouer ses intérêts et gagner plus.

Renforcer encore le leadership étasunien sur les alliés européens, tel le destin de l’Otan. Le nouveau et unique projet qui présume réorganiser l’Otan est de créer un « groupement d’achat solidaire », afin de faire semblant d’épargner sur la dépense de guerre. Et là, les peuples sont encore bernés.