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Flamby les singularités d’un projet socialiste…



… à découvrir en quelques idées.


mercredi 9 mai 2012
par jaco


La déconfiture de la « Sarkozerie » dans l’élection présidentielle de 2012 est une réponse faite par les électeurs français, au contexte insoutenable et bloqué que des hégémonies endiguent, au sein de cercles amicaux restreints (sorte de SarkoLand)... A nombreuses questions conflictuelles qui taraudent l’opinion générale aussi bien locale, que continentale de même que mondiale… Voilà le pas est fait… Vers les rénovations qui n’auront pas un tapis de velours, car déclarées entièrement opposées aux pratiques institutionnelles en place, pour se dérouler.

En France l’arrivée d’un socialiste, qui s’est distancié des contingences entretenues par les familles internes et sphères exogènes à son parti, à la tête de l’Etat est renversante de nombreuses choses. Notamment en politique intérieure, les recettes suivies jusqu’à là vont être réaménagées. On ne donnait pas du crédit quand à la victoire du surnommé, par ses amis socialistes et avec un sobriquet attribué à Arnaud Montebourg, « Flamby » face au dandy « bling-bling » de Neuilly. D’ailleurs au niveau européen, c’est un inconnu sorti de la boîte même de Pandore, tout le mythe compris !

Le même jour du vote français, en Grèce une modification majeure a été portée au paysage politique. Une forte poussée de la gauche, dont l’extrémisme est faussement mis au devant par les médias, dans ce pays du sud européen. Et certainement, un changement capital et hautement significatif qui disqualifie toutes les droites. En effet les médias rabâchent encore, alors que la gauche d’Athènes s’attèle à mettre en place son gouvernement, que la percée revient à l’extrême droite … Mensonge impulsé par un matraquage pathétique…

Or voici les réels résultats :

Nouvelle Démocratie (conservateurs) : 18,85 % (108 sièges)

Syriza (extrême gauche) : 16,78% (52)

PASOK (socialistes) : 13,18% (41)

Grecs Indépendants (nationalistes) ; 10,60% (33)

KKE (parti communiste) : 8,48% (26)

Aube Dorée (néo-nazis) : 6,97% (21)

Gauche démocrate (gauche radicale) : 6,11% (19)

Source : http://www.euractiv.fr/grece-resultats-definitifs-article Copyright © EurActiv.fr

C’est là la contrefaite particularité française, d’une pléthore de journalistes loin s’en faut des grandeurs, qui mine les lectures offertes dans une conjoncture de reflux mornes et escarpés.

Une individualité bien décidée : d’où le sobriquet « Flamby » !

Le candidat socialiste a conduit sa propre victoire devant et face à moult adversités. A première impression, même son staff de campagne était quelque peu timide et aiguillonné par la retenu, très visible, du leader. De la Gauche molle à celui qui n’a jamais été ministrable, l’homme a montré une bonhommie qu’on ne croise plus avec la flopée généralisée de l’ère de la prépondérance « people ». Les alliés naturels, après sa victoire aux primaires de son parti, lui ont ouvert grands les bras, après le 1er tour relèvent, comme lui, d’une gauche sommée de répondre avec une poigne d’acier au capitalisme insolent. Et que représente une famille politique s’attribuant un paternalisme éternel sur la vie politique.

Dans la dextérité de sa démarche, notons l’un des pièges posé par un adversaire redoutable et déjà aux commandes. Flamby a grillé l’embûche du triple débat entre les deux tours. Allez savoir pourquoi le sortant président, avait lancé de s’offrir une trilogie sur les plateaux des TV ?

D’une manière déloyale, Sarkozy pouvait abandonner les autres discussions s’il sort gagnant dès la première. Puis le second débat adviendra, en cas d’échec du précédent. Et le troisième serait le pourvoi en dernier ressort, si les sondages demeurent à recueillir des avis le déclassant. Sarkozy a été débouté de la manœuvre où les médias applaudissaient à la multiplication de leurs auditoires.

La France et l’exigence d’initiatives fortes.

En interne, l’épreuve de forcer la relance dans l’austérité des ressources.

Très peu d’idées identifient le projet « Hollande ». Elles sont l’expression contenue dans l’acte civique du vote. Qu’une population sous la psychose de la crise, puisse à moindre mesure donner. L’anxiété frappe, et de plein fouet l’austérité contraste idéologiquement avec les aides offertes aux banques ultérieurement.

En effet, on ne mesure pas d’ors et déjà les espoirs mis dans François Hollande. Et ce malgré les appels aux votes blancs de Marine Le Pen et le demi-mot de Bayrou qui s’est engagé personnellement, et non en appel à ses partisans, de voter l’outsider de gauche. Le résultat tel qu’il est, est un réflexe collectif qui a placé un socialiste dont on redoute une clarté associée à la simplicité. Pas comme Mélenchon, mais aussi un réfractaire bien avisé !

Pour la situation française, le programme du gagnant est de loin plus clair sur deux sujets dûment indiqués : l’école et les impôts. Celui de Sarko a été axé essentiellement sur l’austérité comme ultime sujet de l’heure, mais cette voie est naturellement rebutante et limitative aux expansions, donc sans issue.

François Hollande de son côté, usant de finesse et de pragmatisme, a moins définit ses engagements synthétisés en l’éducation, 60 000 emplois en 5 ans, et le redimensionnement du champ de l’imposition publique. La conjoncture que traverse justement la France (comme grand pays de l’envergure des USA, de l’Allemagne, du Royaune Uni et du Japon) nécessite plus une solution étatique à la crise que l’étalement aux échelles qui servent les ordonnateurs de la finance… La France n’est pas aussi exposée que la Grèce ou l’Espagne.

Au niveau européen, le changement capital et l’antipathie des consignes ultralibérales des eurocrates

Côté continentale, un duel « Markel–Hollande » est inévitable, tellement les divergences sont ancrées dans le croisement unioniste. Hollande conteste la rigueur budgétaire globale de la dirigeante allemande. Et la réciprocité de la différence n’a pas attendue de réplique. Merkel soutient son opposition avec le nouveau président français. Ce débat européen traduit grandement le rapport des Etats membres aux institutions continentales. Les électeurs ont préféré le bouleversement tant en Grèce aussi.

Les missions des pays s’annihilent devant des conventions bureaucratisées et sans attaches avec les choix des experts et des électeurs qui ont d’emblée exigé, lors du rejet de l’hyper-constitution préconisé pour l’UE (Union Européenne), le respect d’une norme sociale, aussi minime soit-elle, elle est prescriptive d’une éthique égalitaire. Ce président français est attendu dans un rôle de loin différent des donnes établies à ce niveau large et non-circonscrit à la maison locale. Toute la région fait déjà ses marques à un autre élan.

Un monde regardant l’histoire humaine par la lucarne onusienne.

Au niveau mondial, il n’est plus possible de contourner les conflits dont souffrent les peuples qui implorent de leurs sollicitations, à ce que la France s’implique autrement dans son un rôle déjà pesant. Particulièrement envers les nations et les personnes qui se sentent en mitoyenneté historique ou partenariat avec la France.

Ce n’est uniquement pas un drapeau africain ou arabe sorti lors de la victoire de François Hollande sur la place de la Bastille qui tranche pour que le rayonnement français se modifie. Avec Sarkozy l’ingérence directe notamment en Afrique et dans ce qui est le Printemps Arabe, où un jour on reçoit des despotes puis on les envoie au charbon. Ce qui est à la fois paradoxale et incohérente aux yeux de tous, égarant à la position officielle française toute crédibilité. Nuisant à une image fraîchement héritée d’un Chirac opposé à une intervention en Irak, ou bien ayant une rue palestinienne à son effigie, la place de la France s’amenuise consumée par de tels volts-faces...

Si un sujet reste inévitable dans la politique étrangère française, c’est bien le conflit du Proche-Orient. Où la paix dépendant de la mauvaise volonté israélienne qui persévère dans la colonisation illégale, dépasse de loin tous les autres problèmes.

L’autre urgence est la présence des troupes française en Afghanistan. Qui a été le sujet majeur de la campagne. N’est-il pas lié au clash des civilisations, au problème israélo-palestinien et à l’allure, dominante, tenue par les USA quant aux grands problèmes ? C’est une question de souveraineté nationale, de présence autonome de la France dans le concert des nations. Le rapport aux autres peuples...

Si la France ne lance pas son propre défi pour la crise du Proche-Orient qui alimente, conséquemment, un terrorisme de fanatiques désarmés. Et avec un président qui a été pleinement désigné comme l’ennemi de l’Etat hébreu lors de la campagne… Il y a encore dans le Monde une France colonialiste, comme dans sa mémoire obscurcie.