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TUNISIE : Une députée qui ne sait pas sa langue maternelle….



La langue de la majorité, une langue native !


mardi 17 avril 2012
par drmohamedsellam


Un vrai scandale : Une députée qui ne sait pas sa langue maternelle… Pour être très proche de ce peuple, il est impératif de connaître à fond sa langue, son argot ou son patois…

Or,il est inconcevable, de nos jours, de trouver des députés, qui sont censés être des porte -paroles et défenseurs des intérêts du peuple, ne connaissent pas leur langue maternelle.

Un député donc doit maitriser parfaitement sa langue maternelle… Autrement il serait confronté à de graves problèmes matériels et psychologiques… D’autant plus que, si l’on ignorait sa langue, il ne serait pas nécessaire de se faire élire à l’assemblée constituante ou à n’importe quel poste de responsabilité…

Or, la population qui avait élu cette députée, n’a aucune connaissance de son cv et il lui a été impossible par ailleurs de savoir si elle possédait vraiment sa langue ou au contraire, elle l’ignorait terriblement…

L’électorat ne demande pas souvent à connaître le passé des candidats aux élections … L’électorat se comporte souvent en considération d’influences et de manipulations psychologiques.

Les stratégies persuasives sont toujours exploitées de manière à exercer le plus de mainmise sur les mentalités et les esprits de l’électorat…

Donc, à mon sens, personne n’accepte qu’un député ne connaisse sa langue maternelle et personne ne peut concevoir qu’il y a de nos jours dans notre assemblée constituante un ou une députée qui soient incapables de s’exprimer par écrit ou en paroles dans sa propre langue…

Les juifs, en dépit des siècles passés, des siècles d’oublis et de dispersions, n’ont jamais perdu les caractéristiques de leur langue. Ils ont gardé cette nostalgie séculaire de leur identité qui a fait leur grandeur et leur pérennité…

Or, en rentrant en Israël, ils s’exprimaient impeccablement à la fois dans leur langue propre comme dans la langue acquise, ce qui a fait que l’échange de communications fonctionnait sans rupture…

Je me demande comment les tunisiens, qui avaient fait quelque séjour à l’étranger, sont parvenus à perdre cet outil fondamental ? Et qui assure leur attache à la terre des ancêtres…

Cette lacune est un cabriolet dans le vide, une culbute périlleuse dans un gouffre de problèmes sociaux et politiques, puisque cette députée qui est censée ne pas connaître sa langue ne peut être d’aucun apport dans le cadre des activités de la constituante…

Faudrait-il alors lui assigner un secrétaire qui soit pour elle à la fois interprète et nègre ?

Dr Mohamed Sellam

msellam83@yahoo.com