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FUKUSHIMA : qu’est ce qui se passe encore ?



Quelque chose de cachée par les médias, les politiques et Tepco (propriétaire du nucléaire de Fukushima)


vendredi 13 avril 2012
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’archipel japonais dont l’instabilité tellurique est légendaire, alimente désormais l’alerte. Et en passe d’être plus grave que les dégâts de Tchernobyl, la catastrophe de Fukushima continue de semer son malheur. Le rouge est mis par les scientifiques et les nouveaux supports d’informations, les seconds reprenant les constats des premiers, parallèlement aux systèmes d’informations officielles, qui eux, ont tendance de s’occuper de sujets plus porteurs.

Pour mémoire, il y a un an, c’est aussi l‘opacité en dessous de laquelle, les conséquences du tremblement de terre le vendredi 11 mars 2011 sont restés, et le sont encore à ce jour, cachées aux opinions. D’une magnitude de 9,0, il a occasionné de nombreux dégâts, plus 3000 victimes, directs mais aussi indirects du tsunami qui en a découlé.

Commençons par signaler le puissant séisme qui a frappé dernièrement la côte Est de Honshu, au Japon, le 14 février 2012 avec une magnitude préliminaire de de 6,0, selon l’US Geological Survey. Puisqu’il est passé inaperçu… Suite à cette réplique majeure, l’alerte au tsunami n’a pas été délivrée cependant.

Les observateurs ont enregistré en l’espace d’un an, du 11.03.2011 au 11.03.2012, pas moins de 24 000 mouvements des sols, dans la région sinistrée, ont été enregistrés. Alors que pendant toute la décennie précédente, 2002 à 2011, ils n’étaient qu’en 9000.

Le nucléaire, dangereux, a poussé à de nouvelles réactions de la population, comme il a augmenté l’importance et la vigilance de la surveillance notamment des scientifiques… Ces dernières, manifestions de citoyens et constats de sismologues, ne sont pas prises en compte par les médias, tandis que l’inquiétude s’installe.

Le professeur Dapeng Zhao de l’Université du Tohoku a publié une étude, dans une revue professionnelle européenne, pour avertir de la possibilité d’un tremblement de terre dont l’épicentre se situe non-loin de l’usine de Fukushima. Il s’inquiète des failles générées depuis les dernières secousses, et comme d’habitude les animations des fonds et de la croute terrestres, dans de tels cas, restent impérivisibles.

En effet tous médias confondus taisent l’avancée de la catastrophe. Qui, il y a un an, a pourtant semé la panique et démontra la haute vulnérabilité des équipements de l’industrie produisant de l’énergie nucléaire. Ce qui passe, depuis le début de l’année 2012, pousse à croire que les effets sont inéluctablement plus effrayants.

Dernièrement des réchauffements des équipements sont de plus en plus insupportables. Tant pour la machinerie que les humains, l’industrie nucléaire japonaise est gravement atteinte. Alors qu’un silence médiatique tourne le dos à une réalité que tentent de dénoncer, sinon rendre publique, certains ingénieurs japonais. Ces derniers sont, dans l’impuissance qui leur est imposée, inaudibles. Cependant les occidentaux, imprenables pour la puissance des médias, affectionnent bien le silence.

La température de l’ex-réacteur n°. 1 a augmenté de 6° lors du coup de la panne d’azote du 4 avril. Une nouvelle réglementation impose le maximum de 80° pour mettre l’alerte. La chaleur a atteint 82°, on avait cru qu’un thermomètre est défaillant, mais la vérité s’est imposée. Il s’agit d’une surchauffe dont la défaillance qui l’a provoqué n’a pas été identifiée. Les scientifiques croient qu’une activité sismique peut créer l’a causé.

Depuis début, les informations sur le réacteur N°2 s’emballent. Le 11 avril 2011, un mois après le drame du 11 mars, un séisme de magnitude 7 est survenu à Iwaki. Il est été la plus forte réplique depuis un an. Son épicentre se situait à l’intérieur des terres, à 60 km au sud-ouest de Fukushima. Les techniciens de Tepco ont annoncé que la température dans le fond de la cuve, la catastrophe naturelle multipliée par le nucléaire…