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32 heures qui ébranlèrent la France.



La France déloge les islamistes radicaux de son territoire.


mardi 3 avril 2012
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’affaire Merah n’est pas prête à se taire. Après avoir occupé bien plus d’une semaine, depuis l’assassinat des militaires jusqu’aux crimes d’enfants, elle s’est prolongée comme une parade médiatique que les organes sous toutes leurs formes ont suivi. D’abord l’attaque du terroriste contre la communauté juive a augmenté l’intéressement, du fait de l’horreur. Puis son identification et sa négociation, depuis son refuge, avec les forces de l’ordre ont constitué un sujet tenant à tous les moments les "Unes" des médias.

Ses suites continuent en France par : 1- le refus à l’UOIF d’organiser un colloque en région parisienne. D’ailleurs à bien s’imaginer le contenu de cette rencontre, il est question de consolider le fanatisme qui cause l’égarement de nombreux jeunes. 2- l’expulsion de cinq personnes, trois imams et deux militants servants en relais dans les réseaux intégristes. D’ailleurs ses reconduites en dehors des frontières françaises se poursuivront...

Et en Algérie : l’avocate algérienne prise par le père du défunt, à laquelle se sont joints 9 autres défenseurs (6 algériens et 3 français), dit détenir les preuves de la liquidation du jeune terroriste, par les services français, ce qui est trop vague. En effet nombreuses hypothèses ont été déduites, après les trente deux heures de tractations qui ont débouché sur le silence mortuaire de l’individu. Pourtant l’entendre dans le cadre d’une enquête apparaît primodial.

Pourquoi Mohamed Merah aurait pu être un indic.

Analyse du terrorisme islamiste :

Qui douterait encore que Mohamed Merah n’était pas un précieux terroriste, pour les services secrets et du renseignement français ? Ayant physiquement parcouru les périples jusqu’au Checkpoint de Peshawar par où transitent les milliers de « djihadistes », mobilisés pour le combat en Afghanistan, il détenait de bonnes indications. Concernant la filière qui a combattu le communisme et est maintenant contre ses maîtres de jadis. Il était susceptible de retracer ses itinéraires et livrer les coordonnées d’éventuels points d’escales et contacts.

La non-utilisation de gaz paralysant pendant la plage d’une journée et demie, où il était cloîtré dans son appartement, reste la tare de l’intervention qui l’a mis hors d’état de nuire. Comment ainsi que pourquoi la remise d’un téléphone lui a été accordée ? Chose aussi qui n’a jamais été révélée et en quelles circonstances ce don a eu lieu ? Le Sénat, de son côté, a demandé l’audition du chef du renseignement, chose que le gouvernement réfuta, inexplicablement !


Cette nouvelle polémique parmi les inévitables de la campagne des présidentielles française de 2012, s’est scindée à la monumentale mémoire du cinquantenaire de l’indépendance algérienne. Les rapports franco-algériens sont aussi incontournables, du fait de la présence en hexagone de ressortissants des anciens territoires colonisés, avec la particularité de la communauté algérienne d’être nombreuse et ancienne. Les travailleurs émigrés dont les descendances nées en France vivent les exclusions multiples, revient indubitablement dans les débats politiques en matière d’intégration.

Le fait criminel de Mohamed Merah est venu replacer les justificatifs de la xénophobie en tête des propositions des candidats de la droite française. Par ailleurs pudiquement, ceux de la gauche évitent que le fait-divers isolé ne devienne l’introductif à la confrontation politique déjà avancée sur des thèmes majeurs comme la crise du capitalisme.

Puis l’islamisme qui fait de la dernière grande révélation monolithique divine, un programme politique mobilisant une secte de terroristes fanatisés labellisés Al Qaeda, s’adonne à liguer la jeunesse en perdition du fait de sa non-assimilation dans la distribution sociale de la citoyenneté républicaine.

Cette pseudo-idéologie, entretenue par des prédicateurs comme Tarek Ramdan, est en perte de ses repères. Après la mort de Ben Laden, même les talibans ne réagissent que quand des soldats américains urinent sur les cadavres ou sur les symboles sacrés : tombes, coran… D’après certains analystes, les talibans comptent mettre fin à la présence de djihadistes étrangers dans leur pays.

Le terroriste Merah qui n’a d’algérien que le lien à ses géniteurs. Son père âgé de 70 ans, a été condamné en 2000 par le tribunal correctionnel de Toulouse à 5 années pour trafic de drogues. Il n’a purgé que 3, selon une information rapportée par le quotidien d’informations le Parisien. Son frère, Abdelkader dont la piété reste insolvable du fait qu’il reconnaît avoir participé au vol du scooter qui a servi aux crimes, dénote de quelle croyance les islamistes sont-ils capables.

La tournure d’escalade démontrée par le fanatisme de ce jeune toulousain, après avoir abattu trois militaires et blessé un quatrième, puis s’est attaqué à des enfants d’une école juive, s’apparente à une trajectoire que tout islamo-terroriste peut emprunter. Fermer toutes les sources de l’islamisme est en France simplement un souffle modique de la société laïque.