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Espagne : Journaliste complice de Tsahal



Obligé de démissionner de la présidence d’une association pour sa complicité avec les crimes de guerre de l’Etat hébreu.


samedi 10 mars 2012
par Rebel Kazimir


L’apologie du colonialisme israélien spoliateur des palestiniens de leur terre, avec des criminels de guerre ayant outrageusement des doubles nationalités, avait perdu depuis quelques 5 ou 6 années du terrain en Espagne. Mais voilà que le Président de l’Association de la presse à Grenade, Antonio Mora, présentait une exposition de photos à Grenade, le mardi 6 mars.

Cette exposition faisant l’éloge des relations israélo-espagnoles est non seulement mensongère mais aussi déplacée devant la prise de conscience des jeunes militants de la cause des crimes de Tsahal (l’armée israélienne) et du calvaire quasi inhumain et incessant à l’égard des palestiniens. En Espagne, depuis octobre 2011 la poursuite en justice de nombreux criminels, de Tsahal, sont poursuivis en justice.

Avi Dichter, ancien président des services de renseignements israéliens "Shabak" et devenu député du parti Kadima siège au Knesset sioniste, avait annulé sa visite en Espagne. De crainte d’être arrêté pour crimes de guerre contre les Palestiniens dans la Bande de Gaza. Tellement son lourd dossier est indéfendable, le ministre des affaires étrangères espagnol ne lui a pas assuré qu’il ne sera pas arrêté et poursuivi.

Mais que cette exposition vienne dédouaner Tsahal et ses tueurs, la presse espagnole en prend pour ses mauvais comptes et c’est ce qu’elle vient de dénoncer. Deux militantes d’une organisation appelée Plataforma Andalucía con Palestina (Plate-forme Andalousie avec la Palestine) ont fait irruption dans la salle de l’exposition. Conséquents les militants espagnols qui ont montré leur bravoure lors des mouvements récents d’indignation, restent vigilants et engagés aux causes justes.

Les deux militantes tenaient un drapeau palestinien en scandant « Boycott Israël » et « Non aux exigences sionistes ». Pour protester contre le soutien de l’Espagne à l’occupation israélienne de la Palestine à travers ce type d’événements institutionnels. Leur action a été appréciée dans plusieurs milieux de la presse espagnole. Les militantes sommées de partir, elles s’y refusent. Quand Mora, visiblement impatient et irrité par leur présence, leur a demandé de garder le silence.

Mais ne pouvant se retenir, Mora retira sa ceinture et se dirigea en levant l’arme de son attaque vers l’une des activistes, dans le but de la frapper. La deuxième femme enregistre alors la scène avec son téléphone portable. Quelques secondes plus tard, il baisse sa ceinture et essaie de pousser l’autre femme hors de la salle, pour échapper à la prise de vue et continuer le traitement violent de la manifestante.

Que ce geste vienne du responsable d’une association de journalistes a largement choqué l’opinion espagnole notamment au niveau des médias. Il a suscité une vaste contestation parmi les internautes espagnols, qui ont inondé Twitter de commentaires. Ils ont même créé un hashtag avec le nom du responsable : #antoniomora, pour discuter de ce sujet qui a secoué les esprits avec la complicité des criminels de guerre de Tsahal.

LETTRE DE DEMISSION DU JOURNALISTE Antonio Mora de l’association de presse

Le Syndicat des journalistes d’Andalousie a réclamé la démission de Mora [es]. Antonio Mora a, depuis, démissionné, selon les représentants du syndicat. "Nous considérons que ce comportement est inacceptable. Cela nous rappelle le temps de la dictature de Franco, que nous avons connu en Espagne, où les femmes, les enfants et les animaux étaient punis si leur comportement avait été considéré comme contraire au règne de la dictature" , avait commenté une journaliste espagnole sur Twitter.

Partout dans le monde des organisations, humanistes et juridiques espagnoles, préoccupées et soutenant les palestiniennes avaient déposé des plaintes, nominatives, contre des responsables israéliens. Surtout de responsables directement impliqués dans des crimes de guerre. Il ne s’agit pas des crimes de Gaza entre 2009 et 2010, mais remontant jusqu’à 2002.