POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Présidentielles françaises : les quatre vérités du rebelle !



Mélenchon au cœur des débats de société et des enjeux fondamentaux.


jeudi 8 mars 2012
par Hugo Mastréo


Le contexte des élections présidentielles de 2012 est une reproduction, de l’alpha et de l’oméga, de l’époque du Front Populaire de 1936. D’un côté la montée de l’extrême droite et de l’autre l’amplification de la crise. C’était quelques années après 1929… En similitude avec depuis 2008, la même déconfiture économique des spéculations consacrées dans la forme archaïque du capitalisme. Quelques années plus tard, arrive des élections d’incertitude !

1- En 2012, battre Sarkozy. 2- Effacer le F.N. du paysage politique français. 3- Taxer les riches en toute légalité. 4- Dépasser et vaincre la crise avec une rupture avec le capitalisme archaïque.



Discours de Jean-Luc Mélenchon à Rouen le 6 mars... par PlaceauPeuple

Le Front de Gauche sort les grands thèmes. Il est au centre des idées de la crise et des assauts de l’extrême-droite. Voilà déjà 4 années que s’est installée la congestion économique localisée dans les pays de tradition capitaliste et au sein même de son nerf : la finance. Et dans un monde qui connaît sa mutation épistémologique de transfert de la civilisation postindustrielle vers les pays dits émergents. Par le passé les USA et l’URSS prenaient les devants avec des grandes révolutions qui ont débouché tant sur les décolonisations…

Sans que la glaciation qui partageait le monde en deux blocs, ne soit source de conflit. L’extrême droite devait être hitlérienne. La montée de l’islamophobie passe pour la « halal » à droite, voire le populisme teintée de ruralité et priorité nationale. Alors que l’effritement des tendances de gauche qui surmontent les épineux problèmes des flux migratoires que la population mise en phobie assume dans ce qui est la recomposition de l’identité nationale…

En France, la xénophobie conjuguée au contexte de crise existait, aussi post-crise de 1929, avec une haine d’un autre visage. Elle a produit une guerre et des crimes dont, l’extermination des gens du voyage est presque sans remords à ce jour. La « Shoah » exprime une des facettes des exterminations égales à celles qui sont venues à bout des indiens des Amériques, aux actes de la colonisation dite civilisatrice et au calvaire collectif imposé aux palestiniens de nos jours.

La difficulté de la candidate du Front nationale, d’avoir ses 500 parrainages, a émeut nombreux observateurs et acteurs politiques. Le populisme aux larmes de crocodile, s’est aussi évertué de citer du machisme pour les quatre vérités qu’a asséné Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, lors du débat d’Antenne2. Le premier persiste, après-coup télévisuel, de combattre avec ses troupes sur le terrain communément du prolétariat : pour faire aboutir une conscience de classe face à un ultranationalisme hideux !

De sa prestation télévisuelle, VOIR ARTICLE, le candidat du Front de gauche a récolté, sans nul doute ce qu’aucun autre candidat n’a réussi à faire, bien une autorité. Une aura qui l’a propulsé ses intentions de vote, d’après les sondages, de 5% des intentions de vote à 10%. Depuis que sa candidature a été rendu publique à une quarantaine de jours du vote, soit le double de ce qui lui promettait le PCF quand on reprend ce que peut avoir habituellement un candidat communiste aux présidentielles.

Des questionnements se posent quant aux origines de l’électorat qui se dessine autour du candidat Mélenchon ? La provenance la mouvance de gauche qui traverse le NPA, pour ne citer que le parti qui égalisé avec le PCF aux dernières joutes de 2007, est de loin la première reconduction des intentions de votes, et mathématiquement ça se vérifie. Si la base électorale du PS est encore avec un commandant d’une frêle embarcation, la dénonciation est acerbe.

C’est Jean-Luc Mélenchon qui d’abord révélé les propos de François Hollande dans un média anglais et que Nicolas Sarkozy a repris, après-lui, pour son compte. Alors mensonge ou double langage, les militants socialistes s’attendent à des vertes et trop mûres tomates, celles dures et celles qui éclaboussent !

Mais le duel médiatique le plus attendu est celui qui réunira cet élu du peuple de gauche qui de sénateur est passé député européen, au président Sarkozy et ce n’est pas Ségolène qu’il aura en face. C’est justement après la confrontation Hollande Sarkozy que le PS doutera davantage de son candidat. Sarkozy est connu des plus offensifs hommes politiques français, n’en fera qu’une bouchée de la personnification faite de la bouche de l’actuel responsable du PS, Aubry, la gauche molle.

Mélenchon ne va dans la dentelle dans la rhétorique politique qui porte au capitalisme des riches l’indexe des trafics en fiscalité et des spéculations financières parasitaires. Face à Sarkozy la démonstration du rebelle sera une voix aux indignés et autres révoltés du système du capitalisme décadent…