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Des sociétés privées traquent les émigrants clandestins avec des atrocités inhumaines



La privatisation pour laver les atrocités, décidées par les politiques, du traitement des émigrants.


vendredi 21 octobre 2011
par Hugo Mastréo


Avec les flux migratoires incessants, du sud vers le nord, les pays riches ne s’embarrassent de faire usage de toutes les pratiques inhumaines pour les arrêter. Et en plus, d’une part les entreprises ne se gênent pas aussi d’utiliser cette main-d’œuvre bon marché. Puis de l’autre, fermant l’œil pour l’intérêt de leurs économies qui-t-à faire perdre des revenus fiscaux aux caisses publiques, les décideurs souvent portés au pouvoir par les grands trusts industriels et financiers, mènent la chasse aux candidats qui tentent de s’installer.

Ces chefs d’Etat, exécutifs gouvernementaux et élus des institutions législatives, mettent des moyens carrément barbares et brutaux pour donner des gages électoralistes aux populations dont la xénophobie constitue la principale volonté de se protéger d’arrivants accusés de prendre le travail des autochtones. Y compris pour les postes que les nationaux rechignent à occuper pour la pénibilité ainsi que le statut social qui enjoignent à leurs exerçants, les frontières se fortifient afin de barrer l’accès aux étrangers.

Aux USA par exemple le mur dressé dans les frontières sud coûterait plus de 30 milliards de dollars et nécessite de 10 à 15 ans de travaux, sans que son efficacité ne soit éprouvée. La plupart des travaux ont été réalisés, à la va-vite, sous l’administration Bush. 650 miles de clôture, environ 1050 km, surtout dans les villes et dans les points où les passages illégaux sont fréquents. Mais en vain, les passages demeurent nombreux malgré que l’explosion des arrestations.

Ce qui est pire, c’est justement le traitement condamnable réservé aux appréhendés de l’immigration clandestine tant en Europe, en Amérique qu’en Australie. Avec la chute du mur de Berlin, ce ne sont pas précisément les exils de candidats à l’immigration qui a explosé, mais autre chose plus inique et insupportable. Le capitalisme victorieux s’est offert donc plusieurs pans de ce qui était l’action publique. Si la marchandisation de la culture a incité la créativité, en conséquence elle amoindri l’accessibilité aux plus pauvres… Le cinéma, auquel se substitue la TV domestique, est devenu presque un luxe pour les salariés payés aux SMIG dans la totalité des pays capitalistes.

La privatisation des services postaux, des transports dont les moyens (comme le rail ou bien les autoroutes) ont été réalisés par des financements publics et la santé hospitalière, destinée aux populations à revenus limités, ainsi que la sécurité sociale elle-même compensatrice de certaines défaillances de la couverture médicale, a été que peu discutée par les responsables et sans en mesurer les conséquentes sociales. Mais le plus frappant du changement de mains intervenant dans des domaines sensibles, est certainement le secteur sécuritaire qui est un volet qui s’étale inéluctablement sur l’activité militaire. Le secteur privé américain qui agit dans la sécurité intérieure en Irak, depuis l’intervention américaine qui a destitué l’un des pires despotes du monde arabe, brassent une vingtaine de milliards de dollars par an, alors que les bavures et les injustices sont monnaies courantes.

Cette absurdité de léguer à des entreprises privées des secteurs délicats comme le pénitencier et la sécurité, est sans moindre gênes très avancée dans la chasse, l’arrestation et le refoulement des émigrants. Le cas de Naomi Leong qui reste dans les annales du traitement des étrangers séjournant illégalement dans des pays d’accueil devenus rétifs à l’accès d’étrangers à leur territoire pour y travailler.

Aujourd’hui âgée de presque dix ans, Naomi est née en prison. Sa mère, Virginie, a été arrêté enceinte de 2 mois, alors qu’elle s’apprêtait de quitter, et non de rentrer, l’Australie où elle débarquait auparavant. Les deux ont été emprisonnées de 2001 à 2005 dans le Centre de détention de Villawood immigration en l’Australie, et ouvrir les yeux dans de telles conditions relève de la bestialité. Et précisément c’est en Australie, en Angleterre et aux USA (avec 400 000 clandestins internés en 2010) que les problèmes de l’intervention du secteur privé, à l’égard de l’immigration clandestine, cause les cas de traitement inhumain.

Serco, une société multinationale privée de sécurité présente dans ces trois pays détient le palmarès avec un chiffre d’affaire annuel dépassant les 10 milliards, avec ses départements diversifiés allant du transfert de fonds, à la garde rapprochée, aux arrestations et détention de clandestins ainsi tout ce qui touche au paramilitaire. Comble de l’abjection, ses agents ainsi que ses méthodes de rétention sont condamnables.

LA CARTE RACIALE DANS LE TRAITEMENT DE L’IMMIGRATION

En Angleterre les contrats pour la société, G4S avoisinent 1,5 milliard en 2010 et ses contrats sont plus florissants. Ses 1600 employés qui travaillent aussi aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, ont vécu une dizaine de suicides des internés, sans qu’aucune enquête n’ait débouché sur les causes de ses morts où les mauvais traitements sont la recette. Seul pour un aborigène, mort lors de son transfert dans un fourgon, cette entreprise a plaidé coupable pour négligence…