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Guerre commerciale au passage des nouvelles routes de la soie, duel Chine - USA.



Au cœur du capitalisme mondial, le trouble-fête ratisse large


lundi 26 août 2019
par Hugo Mastréo


Boris Johnson, 1er ministre britannique, s’est déclaré un partisan « enthousiaste » pour le régime transfrontalier chinois, supposé « prédateur », des « nouvelles routes de la soie ». Où qu’elles mènent, elle semble désormais très attractif pour les pays bénéficiaires. L’année dernière, la campagne est passée à une mondialisation inattendue. L’Italie, le Portugal et plus d’une douzaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes y ont adhéré.

Voir en ligne : Notre dossier USA Etats-Unis & Chine

Les nations capitalistes n’arrivent pas à se mettre au diapason du gigantisme chinois. Présentée comme le plus vaste programme de développement international de l’histoire, l’initiative « les nouvelles routes de la soie » reste une inconnue. Sur laquelle Populi-Scoop a déjà publié quelques articles, selon bien sûr notre propre interprétation de ce fait économique et diplomatique.

- La Chine plus sélective dans ses partenariats pour peser sur les affaires du Monde dimanche 1er juillet 2018

Nombreux pays achètent gagnants le battage publicitaire de l’opération d’envergure à faire les prix des produits de consommation pour l’ensemble des habitants de la planète. D’autres reconnaissent qu’il s’agit principalement de branding "promotion ou marketing". Mais tous ont des raisons d’intérêt personnel pour apaiser leurs administrés, avec la disponibilité avec des prix abordables des marchandises.

Ils veulent aussi des investissements pour apaiser le chômage, sans en être assurés et tout en tentant de lancer des activités intermédiaires avec une telle opportunité du capitalisme décloisonné. Des cherchent des privilèges commerciaux pour la prospérité de leurs activités. Puis les caisses de leurs Etats sont favorables aussi. Mais aussi un pouvoir politique contre Washington ou Bruxelles, doit être mieux incarné et actif.

Au juste ce qui est langue anglaise « One Belt One Road », propose de réaliser des infrastructures de « communication physique » aux pays qui répondent positivement à la proposition du libre passage des marchandises. Mais surtout en multipliant les zones de libre-échange, à partir de régions chinoises pourvoyeuses dont Shanghai, et à l’échelle des nombreux partenaires et d’une manière inclusive.

- La Chinoise de Huawei qui, aux yeux du Monde, décrypte la vieille hégémonie 10 décembre 2018

Le président chinois Xi Jinping est qualifié d’empereur, pour la circonstance. Il avait, après un trimestre de son arrivée à la tête du pays de Mao en 2013, mis au-devant ce projet qui avance au détriment des concurrents notamment en Europe, en Asie et en Afrique. La guerre commerciale que mène Trump à l’égard de Pékin en est la conséquence vivace de l’offensive commerciale.

En termes d’expansion mondiale, sans vraiment exiger l’ouverture des frontières aux personnes où l’humanité vit le flux des migrants comme une catastrophe, la Chine est regardée donc à travers la vision des médias qui nous ont servi l’hégémonie des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux.

Selon une analyse publiée par « Atlantico », l’avancée manque de direction. Pour d’autres commentaires, ça génère du gaspillage et la plupart sont exécutés avec une supervision minimale de Pékin. Il est aussi implicitement qualifié de réseau économique eurasien dans le cadre de son initiative, excluant l’Afrique qui s’accroche péniblement à une émergence.

La Chine en rouge, les membres de l’AIIB en orange, les six corridors1 en noir et en bleu. Map of Asia, showing the OBOR initiative
Par LommesTravail personnel, CC BY-SA 4.0,

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