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Cynique répression, en Algérie, en lice avec une communication poussée à la médiocrité.



La rigueur démocratique sur le mur d’un militant du réseau social déroutant


samedi 14 septembre 2019
par N.E. Tatem


Ecouter l’article Dilemme au personnel des médias du secteur public en Algérie, qui ne savent plus qui sauver : leur gagne-pain, leurs convictions déontologiques ou bien obéir à l’employeur ? Alors que la rupture avec le despotisme des « tuteurs historiques » est menée par une génération connectée, très peu d’organes, de chaînes TV et de moralistes de l’indigestion idéologique adhèrent à l’aspiration de leur.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Art.75 du code pénal :

Est puni de la réclusion allant de cinq à dix ans, quiconque, en temps de paix, participe en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée, ayant pour objectif de nuire à la défense nationale... Traduction.

Alors que les pseudos messies de l’islamisme subissent le carton rouge, le hors-jeu est infligé aux journalistes, ayant monnayé leur conscience et désisté le versant rebelle des barricades. Mis à part, les sites du Web qui subissent aussi très souvent la censure, via les blocages d’Internet, l’indépendance des rédacteurs et autres communicateurs est au doute. S’ils disent chercher à fournir une aide pour solutionner une crise, ils la confectionnent et l’alimentent fortement.

- En dépit d’une production céralière record, l’Algérie doit importer 200 000 tonnes. 14 septembre 2019

Après deux décennies du passage à un environnement médiatique plus numérique, devenu aussi mobile et dominé par les plates-formes, les supports du service public restent fortement tributaires des caisses de la collectivité. Mais aussi ils sont emportés vers la baisse de leurs canaux de diffusion. Leurs offres d’actualités en ligne est dans la plupart des pays peu étendue. Peu de portée supplémentaire, ils atteignent l’équivalent du public des modestes outils radiodiffusées.

En Algérie, comme partout dans le Monde, les médias étatiques jouissent d’une grande confiance des auditoires. Outre qu’ils ont aussi l’avantage, grâce au denier de la communauté nationale, de ne pas vivre les pressions commerciales auxquelles leurs pairs privés doivent faire face. Mais ils n’inventent pas leur indépendance à la force publique, donc concèdent, par la faute d’individus, leur intangible impartialité.

L’ambiguïté entre l’avancée et le blocage, dans la mutation sociétale en Algérie qui se tient par des manifestations, est due d’une double voie à sens inversés. L’expérience des médias et des journalistes accumulent pleinement l’équivoque qui est entretenu par une société culturellement ankylosée. Elle leur accorde le spectacle mais ne les pousse pas à l’engagement.

- Le budget 2020 en Algérie compte briser la règle du partenariat majoritaire avec l’étranger. 12 septembre 2019

Depuis déjà nombreux mois de l’année 2019, cet antagonisme empêche le dénouement pour la désobéissance civile inspirée des méthodes paisibles inculquées avec Mandela, Luther King et Gandhi. Alors donc, comment se fait-il que la critique et la couverture préfèrent s’aligner sur la doctrine du tout sécuritaire et militarisée, au lieu de se placer en tête de l’ascension et 1ère de la cordée ?

La disqualification de Bouteflika, handicapé utilisé par le gang de son frère Saïd, est maintenant d’une lourde facture dans la survie du pays. Alors s’oppose à l’épidermique identité des constantes nationales acclamant encore toutes les décadences populistes qu’elle a infligées au peuple et sa nation, les révoltés contre la voyoucratie des nationalistes qui ont dirigé jusqu’à là.

Mais, si on regarde de plus près, on constate que les défis auxquels les médias de service public sont confrontés, sont énormes et bien d’autres plus grands équipées les attendent. Ils ne sont généralement pas reconnus, même s’ils ont acquis depuis longtemps une bonne réputation. Ils déclinent grandement avec les réseaux sociaux d’Internet, surtout qu’ils ont déjà complètement perdu leur attractivité chez les jeunes.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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