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Peine capitale pour un prince saoudien, une première...



L’exécution à l’épée jusqu’à réservée aux pauvres étrangers et locaux


jeudi 20 octobre 2016
par Azouz Benhocine


L’application à outrance de la peine capitale en terre d’islam n’est pas uniquement une pratique courante et désolante du terrorisme. Pour la première fois, la seule connue à ce jour, l’Arabie Saoudite a exécuté, en application d’une sentence de justice, un membre de la famille royale. Il s’agit d’un prince de bas rang, c’est-à-dire bien éloigné de l’héritage du trône, parmi les quelques dizaines de milliers de prétendants.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Le prince Turki bin Saud al-Kabir, selon le ministère de l’Intérieur, a été mis à mort dans la capitale, Riyad. Il a té exécuté pour crime lors d’une rixe où il a tiré avec une arme sur un autre saoudien nommé Adel al-Mahemid, qui lui était ami. C’est un cas rare. Dans le macabre, bilan de ce régime qui siège à la tête de la commission de l’ONU des droits de l’homme, le prince Kabir est la 134ème personne, parmi les saoudiens et les étranger exécutées en 2016, selon un décompte de l’AFP.


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L’intéressé a été condamné en Novembre 2014 par le tribunal de Riyad, mais son nom n’a pas été rendu public depuis. Après avoir commis son forfait, Kabir a de lui-même informé la police selon plusieurs un organe de presse appelé « Nouvelles Arabes » de l’époque, alors que personne n’avait cru qu’il sera inculpé. Dans la rixe, une autre personne a été blessée dans un échange de coups de feu.

En décembre 2012, dans un camp d’amusement dans les environs de Riyad, les deux amis avaient eu un différend qui n’a pas été expliqué. Ces camps du désert sont des lieux de rassemblement populaires pour les Saoudiens où ils s’adonnent à des spéculations et des distractions. « Nouvelles Arabes » qui a suivi cette histoire depuis le début a commenté cette condamnation à mort en ces termes « le système de justice est équitable », citant l’oncle de l’exécuté, un certain Abdul Rahman al-Falaj.


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Les régimes du Pakistan, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, où des formes différentes de régimes islamistes sèment la mort, aussi bien par la justice que par les noyaux de musulmans extrémistes s’adonnant à l’élimination d’autres laïcs ou athées, sont en haut du podium de la sentence expéditive.

Les chiffres d’Amnesty International en la matière ne comprennent pas la Chine, du fait du secret qui entoure l’exécution des condamnés dont nombreux sont, il faut le préciser, de grands criminels notamment les corrompus ayant touché au denier public. Cette ONG a relevé que le royaume saoudien a effectué au moins 158 condamnations à mort en 2015.


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Ce qui le place comme le 3ème pays ayant le bourreau le plus prolifique après la surpeuplée nation du Pakistan et le plus obscurantiste système politique des Mollah iraniens. Quant à l’Arabie Saoudite, elle dispose d’un code juridique islamique très strict. En vertu duquel sont condamnés à mort les assassins, les trafiquant de drogue, les voleurs à main armée, les violeurs et les auteurs de comportement ou propos considérés comme apostasie.

Dans l’horreur de cette peine où les Etats-Unis tiennent aussi le pire palmarès, au regard d’une justice déjà en prise avec le remplissage des prisons avec des sujets de la communauté noire. Pour sa part le royaume saoudien se distingue aussi par la manière de mise à mort des condamnés. La plupart des gens exécutées sont décapitées avec une épée.

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