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Chine : sauver le parti ou la patrie de la corruption ?



L’armée touchée par la corruption au pays de Mao -2ème Partie-


mardi 8 avril 2014
par Hugo Mastréo


Zhou Yongkang était chargé de la sécurité de l’Etat chinois, un poste politique et militaire. Puis il est devenu un magnat du pétrole, en profitant de l’ouverture économique exprimée en réformes libérales. Plusieurs industries sont exposées à la corruption en Chine. La probité des gens du parti intéresse les autorités dont le nouveau président, qui est à l’origine de la vague « mains propres ».

Voir en ligne : POUR LIRE la 1ère partie : Chine : nettoyage impitoyable de la corruption

Par le passé l’armée, moins ambitieuse, comptait sur la mobilisation populaire pour la protection de la grande nation. Ces dernières semaines, une nouvelle épuration « anticorruption » est déclenchée. L’institution militaire était comme inexistante par le passé, maintenant elle est astreinte d’assurer la défense du pays du fait des changements mondiaux. D’après nombreux observateurs, les nouveaux projets de l’armée ne s’ouvriront pas sans une purge des anciens chefs, dont l’enrichissement est sous enquêtes.

Zhou Yongkang Après des mois de rumeurs, l’empire qu’a pris cet ingénieur, Zhou Yongkang qui est aussi un cadre du parti communiste et élu du peuple, est sur le point de s’effondrer. De chef de la sécurité du pays, il est devenu un magnat dans les énergies en détenant la première entreprise pétrolière du pays.

Des révélations publiées ces derniers jours, citent plus d’une vingtaine de personnes de l’entourage de Zhou, dont son frère, sa femme et son fils, sont directement impliquées dans le plus grand scandale de corruption que connait le pays.

Ses réseaux, selon Reuters (suivre sur ce lien), dépasse de 300 parents, alliés et associés qui ont été arrêtés au cours des quatre derniers mois. Parmi les douteuses conduites de Zhou est d’avoir souvent encouragé les relations entre certains responsables et les figures des médias chinois. Lui-même est marié à une présentatrice-animatrice de télévision. Et presque toutes ses relations l’ont suivi dans ces alliances.

Un pactole estimé à plus de 90 milliards de yuans au moins (14.5 milliards de dollars) a été saisi des milieux qui lui sont affidés. Les enquêteurs ont confisqué environ 300 appartements et villas, des antiquités et des peintures contemporaines et plus de 60 véhicules, assurent des sources chinoises. Les autres articles saisis sont des liqueurs chers, or, et de l’argent en devises locales et étrangères.

Depuis la naissance de la République populaire de Chine, en 1949, jamais la lutte contre la corruption n’a atteint une si haute tête des hiérarchies.

La nouvelle puissance économique est devant les fléaux qui touchent les gouvernances dans le monde. La doctrine du PC communiste chinois est tranchante, les condamnations expéditives pleuvent. Dernièrement on a ressorti une philologie maoïste qui dit « Si on ne lutte pas contre la corruption, elle détruira le pays. Et si on la combat vraiment, il faut détruire le Parti ! »

Dans les médias internationaux on s’interroge sur les différents aléas du développement accéléré de cette grande nation. La corruption semble être visible avec l’élévation du niveau de vie et l’élargissement explosive de la classe moyenne… Dans les paradis fiscaux les Chinois existent, au même titre que d’autres nationalités. Proportionnellement, ils réinvestissent plus chez eux !

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